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    <title><![CDATA[Philippe Vallin - projets culturels et chroniques musicales (Poésie & chanson)]]></title>
    <link>http://www.philippevallin.com/categorie-10494956.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Poésie &amp; chanson&quot; du blog &quot;Philippe Vallin - projets culturels et chroniques musicales&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 20 Feb 2012 21:56:02 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 20 Feb 2012 21:56:02 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.philippevallin.com</copyright>            <category>Poésie &amp; chanson</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Quand viendra l'aube]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-33567577.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/Images-3/paix.jpg" class="noAlign" width="300" height="214"><br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    Comme les nuances de l'arc en ciel<br>
    qui chantent le jour à l'unisson<br>
    Comme les perles d'un collier<br>
    qui s'enlaceraient au fil du monde<br>
    Comme la danse des feuilles d'automne<br>
    portées aux vents d'une seule nation<br>
    Quand viendra l'aube où les hommes<br>
    ne rêvent plus que la Terre est ronde<br>
    <br>
    <div style="text-align: right;">
      <em>PV.</em><br>
      <br>
      <br>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Jul 2009 22:06:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">580e12f2639b25fb33ec416a75e0e401</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-33567577-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Enfant - "Anak"]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-33036051.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/Images-3/anak.jpg" class="CtreTexte" height="253" width="380"><em>De gauche à droite : Boris Lelong, Dennis Astorga, Philippe Vallin et Joon
  Claudio.</em><br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    Le poème ci-dessous a été spécialement écrit à l'occasion du concert <em>"Kundiman"</em> de Dennis Astorga et Joon Claudio, donné le samedi 20 juin 2009 à la Galerie Talmart à Paris. Au cours de
    la soirée, dix-huit chansons ont été interprêtées en formule acoustique guitare/voix par le duo de musiciens philippins. Après avoir assuré la première partie de leur spectacle, Boris Lelong et
    moi-même avons été invités à les rejoindre sur "<em>Anak</em>", un classique du répertoire populaire en langue tagalog. Ces quelques vers en français, écrits au pied levé et déclamés durant le
    morceau, m'ont été inspirés par le thème de la chanson, signée en 1977 par le compositeur philippin Freddie Aguilar.<br>
    <br>
    <br>
    <div style="text-align: center;">
      <b>Enfant - "Anak"</b><br>
      <br>
      Mon petit ange du matin<br>
      Mon petit bout de chagrin<br>
      Tes yeux s’écarquillent comme un sourire<br>
      Merveilleux et étrange souvenir<br>
      Mon petit ange du matin<br>
      Mon petit bout de chagrin<br>
      Sèche tes larmes, tu n'es plus seul à présent<br>
      <br>
      Mon petit ange du matin<br>
      Mon petit bout de chagrin<br>
      Bien plus que la vie à t’offrir<br>
      Quelques clefs pour ton devenir<br>
      Mon petit ange du matin<br>
      Mon petit bout de chagrin<br>
      Envole-toi, déploie tes ailes vers le levant<br>
      <br>
      ---<br>
      <br>
      Mon petit ange du matin<br>
      Mon petit bout de chagrin<br>
      Tant de chemin à parcourir<br>
      Mais pourquoi s'engager dans le pire ?<br>
      Mon petit ange du matin<br>
      Mon petit bout de chagrin<br>
      Tu seras toujours en mon cœur, innocent<br>
      <br>
      Mon petit ange du matin<br>
      Mon petit bout de chagrin<br>
      Quand tu seras prêt à me revenir<br>
      Il n'y aura qu'un seuil à franchir<br>
      Mon petit ange du matin<br>
      Mon petit homme incertain<br>
      Pose toi et parle moi<br>
      mon enfant...<br>
    </div><br>
    <br>
    <div style="text-align: center;">
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/Images-3/BorisPhil.jpg" class="CtreTexte" height="189" width="300"><em>Ouverture de la soirée "Kundiman" à la galerie Talmart<br>
      <br>
      <br></em>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 Jun 2009 10:38:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d5f0a1390aa578900830b770f8786971</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-33036051-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Votre attention s'il vous plait]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-25999364.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <b>Votre attention s'il vous plait</b><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/Images-2/greve_sncf.jpg" class="noAlign" width="326" height="217"><br>
    <br>
    <br>
    <em>"Votre attention s'il vous plait.<br>
    Suite à un problème d'alimentation électrique sur le réseau, tous les trains au départ de cette gare subissent actuellement un retard indéterminé..."<br></em><br>
    Eh ben voilà, ça recommence, et nous ne sommes que lundi matin ! Encore le coup de la défaillance, ouais, ça va, on connaît le refrain. Très sincèrement, il y a des jours où on ferait mieux de
    rester couchés. Au lieu de ça je serai à la bourre et mon patron va me moucher<br>
    <br>
    Sur le quai, c’est l’effervescence, les gens s’entassent et font grise mine. Moi j’essai de garder mes distances, j’suis pas d’humeur boite à sardines. J’aurais dû d'opter pour la voiture, me
    taper le périph et les bouchons. Une autre forme de mésaventure, qui transpire moins l'odeur des cons !<br>
    <br>
    <em>"Votre attention s'il vous plait.<br>
    Par suite de mouvement sociaux, la circulation sera fortement perturbée à compter de demain. Prévoir un train sur quatre aux heures de pointes"<br></em><br>
    La galère ne fait que commencer et on te propose déjà l’acte deux ? Pris en otage par ces privilégiés en grève, vraiment, c’est honteux ! Les mêmes qui clament le slogan "<em>à nous de vous faire
    préférer le train</em>". J’oubli ce tas de fainéants, je m’allume une clope, j’en ai bien besoin !<br>
    <br>
    <em>"Votre attention s'il vous plait.<br>
    Nous vous rappelons qu'il est formellement interdit de fumer dans l'enceinte de votre gare. Tout contrevenant sera passible d'amende"</em><br>
    <br>
    Je ne suis pas du genre paranoïaque, mais là, je sens venir le complot ! Je suis victime d’un truc démoniaque, c’est quoi ce plan, cet embargo ? <em>"La liberté qu’on assassine"</em>, je me la
    prends comme un uppercut. J’enfonce le clou de la déprime, j’me rabats sur le "vingt minutes"<br>
    <br>
    <em>"Votre attention s'il vous plait.<br>
    Afin d'éviter les files d'attente aux guichets, nous vous invitons à recharger votre passe dans les automates prévus à cet effet"<br></em><br>
    Arrivé à ce stade de cynisme, c’est même plus de la provocation. Une nouvelle forme de terrorisme en manque de communication. Hé ! Réveillez-vous tas de bœufs, avec vos tronches patibulaires ! Il
    serait temps de foutre le feu, mettre à l’amende nos tortionnaires !<br>
    <br>
    <em>"Votre attention s'il vous plait.<br>
    Soyons attentifs ensemble, merci de bien vouloir nous signaler tout colis suspect ou bagage abandonné"</em><br>
    <br>
    Oh tu parles, ce n’est pas près de péter avec ces accrocs du portable. Ils se mettent tous à dégainer et blablater tout haut, c’est pitoyable !&nbsp; Moi j’ai trouvé la parade, je mets le volume
    de mon baladeur à fond. C’est la meilleure des barricades pour zapper leurs conversations<br>
    <br>
    <em>"Votre attention s'il vous plait.<br>
    Des pickpockets sont susceptibles d'agir dans l'enceinte de votre gare. Veillez à vos sacs à main et autres effets personnels"</em><br>
    <br>
    On ne peut même plus penser ni rêver avec leurs jingles à la noix. Un seul qui me brancherait, ce serait l’annonce de la bonne voie ! Car il y a un train à l’approche, super, mais pour quelle
    destination ? Et sur les panneaux c’est la misère, il n’y a pas plus d’indications !<br>
    <br>
    <em>"Votre attention s'il vous plait.<br>
    Pour votre sécurité, nous vous rappelons qu'il est strictement interdit de traverser les voies. Veuillez emprunter les passages souterrains"</em><br>
    <br>
    Ca y est, mon train est enfin arrivé, mais devine, à l’autre bout de la gare ! Les masses commencent à s’agiter, c’est la ruée dans les brancards. Et ça se pousse, et ça se bouscule, et on
    s’encastre dans les wagons. Trop tard pour que je capitule, je fonce, et je retiens ma respiration…<br>
    <br>
    <em>"Votre attention s'il vous plait.<br>
    suite au malaise d'un voyageur, le trafic est totalement interrompu sur toutes les lignes. Un service de bus sera bientôt mis à disposition au départ de cette gare. Merci de rester à
    l'écoute..."</em><br>
    <br>
    <br>
    <div style="text-align: right;">
      Philippe Vallin<br>
      <br>
      <br>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Dec 2008 23:22:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">10be78b9e1ba7525836278b94fbecfcd</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-25999364-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Elle a fermé les yeux]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-19792300.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/Images-2/coron.jpg" class="noAlign" width="297" height="300"><br>
  <br>
  <b>Elle a fermé les yeux</b><br>
  <br>
  Elle a fermé les yeux un jour de mai, et elle nous a quitté en silence<br>
  S’est envolée vers d’autres cieux à jamais, elle a tiré sa révérence<br>
  Elle est partie sans faire d’histoire, discrètement, comme elle a vécu<br>
  Mais aux tréfonds de nos mémoires, son âme n'aura point disparu<br>
  <br>
  Elle a fermé les pages d’un livre, un roman fleuve en plusieurs tomes<br>
  Une encyclopédie de souvenirs léguée à ceux qu’elle affectionne<br>
  Quoi de plus beau comme héritage, que ces émotions singulières<br>
  Comment oublier le doux visage et l’affection de ma grand-mère ?<br>
  <br>
  Elle s’est penchée très tôt vers moi, elle avait déjà les cheveux blancs<br>
  Elle est restée toujours comme ça, figée dans mon regard d’enfant<br>
  Dans ses yeux brillait tant d’amour, j’en ai fait le plein pour la vie<br>
  Elle a illuminé mon parcours, c’est sur son chemin que j’ai grandi<br>
  <br>
  Comment aurait-elle pu quitter son village ? Au nord, c’était les corons<br>
  Moi je garderai les images des briques rouges de ces petites maisons<br>
  De ces ruelles aux noms d’oiseaux que des inconscients ont détruit<br>
  Il n’est pas venu assez tôt, le triomphe de "bienvenue chez les chtis"<br>
  <br>
  C’est dans ce petit monde accueillant que j'ai fait mes tout premiers pas<br>
  Guidé par la main d’une maman, oui, elle représentait tant pour moi<br>
  Elle m'a appris le don de soi, le partage, le respect et l’humilité<br>
  Elle avait du cœur à l’ouvrage, c'est clair, j'ai pas eu l’exclusivité<br>
  <br>
  Elle a fermé les yeux après une existence passée à s’occuper des autres<br>
  A commencer par Emile, son mari, Hortense le chérissait telle une apôtre<br>
  Au retour de la fosse, elle devait frotter dur sa peau maculée de charbon<br>
  Au milieu de la salle à manger, c'est sûr, elle en a usé bien des savons<br>
  <br>
  Pas de fioritures ni bonnes manières "din l’vieux pays d’ché mineux"<br>
  Mais des gens solides et sincères, vous ne trouverez pas plus généreux<br>
  Ma grand-mère était de ceux là, chez elle, le café était toujours chaud<br>
  Un défilé perpétuel de voisins, d’amis, la famille, on n’était jamais trop<br>
  <br>
  Je me souviens des réunions interminables et des parties de rami<br>
  Bien serrés autour de la table, à jouer, en attendant la tarte au Libouli<br>
  Ce ne sont pas des images d’Épinal, mais quelques parts de vérité<br>
  Toutes ces anecdotes peu banales, j’en aurais des tonnes à raconter<br>
  <br>
  Elle a fermé les yeux et a ouvert les miens aux valeurs de son existence<br>
  Des moments merveilleux passés là haut dans ce coin sinistré de France<br>
  Combien de ces souvenirs bien vivants que le temps n’effacera jamais<br>
  Mais combien de ses sourires pétillants qui vont tellement me manquer<br>
  <br>
  Elle a fermé les yeux à Haillicourt, son petit bourg où a elle a tout investi<br>
  Elle en connaissait chaque contour, jusqu'au jour où s’émousse le terril<br>
  Symbole du monde qu’elle a connu, et dont elle rejoindra la poussière<br>
  Car c’est ainsi qu’elle l’a voulu, elle avait même sa place au cimetière<br>
  <br>
  Elle a fermé les yeux un jour de mai et elle nous a quitté en silence<br>
  S’est envolée vers d’autres cieux à jamais, elle a tiré sa révérence<br>
  Elle a terminé son ouvrage, mais grâce à elle, je peux écrire le mien<br>
  Je lui en dédierai chaque page, une pensée, tout au long du chemin…<br>
  <br>
  <div style="text-align: right;">
    <em>Philippe Vallin</em><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <div style="text-align: left;">
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/Images-2/terril.jpg" class="noAlign" width="300" height="197"><br>
    </div>
  </div><br>
  <div style="text-align: right;">
    <em>A Hortense Roselé (1909 - 2008)</em><br>
  </div><br>
  <br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 May 2008 15:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d83c1a69918917d6851a00b565b63a64</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-19792300-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le voyage de Gaïa]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-18716158.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/Images-2/gaia.jpg" class="noAlign" width="400" height="400"><br>
    <br>
    <b>Le voyage de Gaïa</b><br>
    <br>
    Moi, je suis né quelque part dans une banlieue de l’univers<br>
    Enfant d’un sacré tintamarre, magma de gaz et de poussières<br>
    Quoi dire de plus sur la question, mes origines sont nébuleuses<br>
    Mais dans les vents de l’explosion vint une destinée fabuleuse<br>
    Je ne connais pas mes parents, pas plus que mes huit frères et sœurs<br>
    Nous sommes restés un peu distants, chacun dans son apesanteur<br>
    On ne s’est même jamais rencontrés, coincés dans nos révolutions<br>
    Dérivant dans l’immensité où quelquefois, "Saturne pas rond"<br>
    Je suis comme un ballon, très gros, le genre solide et tellurique<br>
    Mon cœur est une sorte de noyau entouré de plaques très toniques<br>
    Je n’ai pas eu droit au baptême, mais j’aime bien le prénom Gaïa<br>
    Il n’est pas courant dans le système, alors, je vais garder celui-là<br>
    <br>
    <em>Je suis une masse un peu spéciale, infatigable et solitaire<br>
    Voyageur intersidéral&nbsp; je parcours des années lumières<br>
    Si j’ai connu quelques galères, rien ne m’a jamais arrêté<br>
    J’traverse un bout de mon univers et je savoure l’éternité<br></em><br>
    Mes trois premiers milliards d’années, je brûlais tel un réacteur<br>
    A l’aube de la maturité, je me suis mis à changer de couleur<br>
    Adolescent j’étais fougueux,&nbsp; mais avec l’âge, j’ai refroidi<br>
    Déclenchant un truc mystérieux, phénomène qu’on appelle la vie<br>
    J’ai quitté les teintes vermillon pour m’habiller d’un joli bleu<br>
    Fini le temps des éruptions, tous mes cratères ont cessé le feu<br>
    Tout a commencé avec l’eau, par un miracle au fond des mers<br>
    Moi je trouvais ça tellement beau, alors, j’ai laissé ma bio s’faire<br>
    Et je poursuivais mon chemin pendant que tout ça grandissait<br>
    Je ne connais pas mon destin, mais je suis fier de mon odyssée<br>
    Il parait que cette aventure, nulle part, n’a trouvé son pareil<br>
    Une incroyable conjoncture et la bonne distance Terre Soleil<br>
    <br>
    <em>Je suis une masse un peu spéciale, infatigable et solitaire<br>
    Voyageur intersidéral&nbsp; je parcours des années lumières<br>
    Si j’ai connu quelques galères, rien ne m’a jamais arrêté<br>
    J’traverse un bout de mon univers et je savoure l’éternité</em><br>
    <br>
    Bonheur et espoir sur l’écorce, la vie grouillait à l’infini<br>
    Mais voilà, mon histoire se corse, coup dur pour cette belle harmonie<br>
    Avec l’arrivée d’un bipède qui a vraiment foutu l’ozone<br>
    Il y a des années qu’il m’excède, il va falloir que je sanctionne<br>
    L’air est devenu irrespirable, contaminé au CO2<br>
    Un bordel incommensurable, tout ce qu’il m’a fait c’est odieux !<br>
    Les forêts font place aux déserts, le règne vivant est en panique<br>
    Dans chacun de mes hémisphères, il s’en prend à ma climatique<br>
    A force de se croire seul au monde, il va provoquer un désastre<br>
    Moi je resterai terre féconde, je recommencerai, je suis un astre !<br>
    Je traverserai l’espace temps en coulant de vrais jours heureux<br>
    Et je serai toujours bien portant quand l’homme aura quitté les lieux<br>
    <br>
    <em>Je suis une masse un peu spéciale, infatigable et solitaire<br>
    Voyageur intersidéral&nbsp; je parcours des années lumières<br>
    Si j’ai connu quelques galères, rien ne m’a jamais arrêté<br>
    J’traverse un bout de mon univers et je savoure l’éternité…<br></em><br>
    <div style="text-align: right;">
      <br>
      <em>Philippe Vallin</em><br>
    </div><br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 14 Apr 2008 01:06:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">558abcddbc622b183364d78ca6a232ad</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-18716158-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[J'ai vu]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-13291689.html</link>        <description><![CDATA[J'ai vu le <span id="st" class="st">soleil</span> se lever dans le <span id="st" class="st">bleu</span> profond de tes yeux<br>
  Quand tu m'as un jour annoncé un avènement tendre et heureux<br>
  Mille éclats d'un avenir radieux, j'ai vu ton sourire exploser<br>
  Un rêve d'amour et de vie à deux, sur un visage immaculé<br>
  <br>
  J'ai vu tes doutes et tes déboires, et puis ta détermination<br>
  Seule sur la route et pleine d'espoir, tu l'avais prise ta décision<br>
  J'ai vu un chemin s'ouvrir à toi, où tu pouvais tout assumer<br>
  Loin de la future mère qui se noie dans le fleuve responsabilité<br>
  <br>
  J'ai vu le bonheur à l'horizon, tu le touchais presque du bout des doigts<br>
  Juste le temps d'une gestation qui devait durer seulement neuf mois<br>
  J'ai vu une femme forte et lucide que rien ne pouvait arrêter<br>
  Parfois sûrement trop intrépide, pas du genre à se laisser aller<br>
  <br>
  J'ai vu ton ventre s'arrondir sans que ça devienne une maladie<br>
  Je t'assure que j'ai beau y réfléchir, jamais vu pareille énergie<br>
  Tous les efforts du quotidien, c'était pourtant pas des mirages<br>
  Et j'crois pas que le genre masculin puisse se targuer d'un tel courage<br>
  <br>
  J'ai vu les toutes premières photos d'un p'tit bonhomme d'une autre planète<br>
  Franchement c'est bien vrai qu'à l'écho on a quand même une drôle de tête<br>
  Je t'ai vu vibrer d'émotion devant cette forme sombre, un peu étrange<br>
  Quelques grammes d'imagination pour entrevoir les yeux d'un ange<br>
  <br>
  Et puis j'ai vu ton inquiétude, quand les craintes se sont installées<br>
  Toute cette jolie béatitude qu'un diagnostic a balayée<br>
  Malgré les progrès de la science, la vie sera toujours une loterie<br>
  Encore quelques semaines de patience pour savoir si elle te sourie<br>
  <br>
  Mais le hasard a fait des siennes et le destin s'est acharné<br>
  "Si votre enfant arrive à terme… il sera polyhandicapé"<br>
  Tu t'es retrouvée toute seule au monde face à la pire des décisions<br>
  Des jours ou des micros-secondes, dans le martyr de l'hésitation<br>
  <br>
  J'ai vu la panique te saisir, s'en prendre à ta lucidité<br>
  Un dernier élan de désir avant la case fatalité<br>
  J'ai vu les tiens t'accompagner dans la démarche qui était tienne<br>
  Et de vrais liens se resserrer dans l'épreuve, les pleurs et les peines<br>
  <br>
  J'ai vu une femme dont je suis fier braver les tourments de l'injustice<br>
  Une femme qui a traversé un enfer dont elle gardera les cicatrices<br>
  Mais dans un ultime acte d'amour, j'ai vu une mère se révéler<br>
  Et à lueur du grand jour, j'vous jure, j'ai vu son petit ange s'envoler<br>
  <br>
  Je reverrai le <span id="st" class="st">soleil</span> se lever dans le <span id="st" class="st">bleu</span> profond de tes yeux<br>
  Qu'importe ce qui va arriver, il y aura des jours plus heureux<br>
  Mille éclats d'un avenir radieux, tu es en droit de l'espérer<br>
  Un rêve d'amour et de vie a deux, qui deviendra réalité…<br>
  <br>
  <div>
    <em>Philippe Vallin<br>
    <br>
    <br></em>
    <div>
      <em><img alt="leversoleil.jpg" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08//leversoleil.jpg" width="300" height="198"><br>
      <br></em>
      <div>
        <em>A Laurence...</em>
      </div>
    </div>
  </div><br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <div id="mb_2">
    <wbr>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 23 Oct 2007 22:46:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f2e6dd4e33878e188518656ba2da616f</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-13291689-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Et tout ça... pour une pomme]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-5933002.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-style: italic;"><span style="font-weight: bold;">Un slam pour la Journée de la Femme</span><br>
  <br></span> <img class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/05adam-eve.jpg" width="249" height="300"><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
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  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  Femme, on te dit née de la côte d’Adam<br>
  Toi qui enfante, comme c’est un rien paradoxal<br>
  Femme incarnée, prédestinée à mille tourments<br>
  Toi qui déchante, en ce monde régenté par le mâle<br>
  <br>
  Femme qui dès l’origine a seule été rendue coupable<br>
  De plonger dans l’abîme cette terre promise aux hommes<br>
  Femme orpheline, perdue, mais malgré tout responsable<br>
  Des famines, des guerres, des misères, et tout ça… pour une pomme<br>
  <br>
  Femme, pour couvrir ta honte, de force on t’a encapuchonnée<br>
  Prends garde à toi si tu te montres, ou pire, si tu te dévoiles<br>
  Femme, tu n’as pas à rougir des tontes que l’on t’a infligées<br>
  Car ceux qui t’ont fait ça sont des lâches qui transpirent l’immoral<br>
  <br>
  Femme, tu n’aurais donc jamais été créée à l’image de dieu ?<br>
  C’est vrai, tu n’es pas assez virile et sûrement pas assez forte<br>
  On t’a pourtant brûlée vive, au bûcher, en ces âges ténébreux<br>
  Qu’inspires-tu donc aux vils, pour qu’ils te traitent de la sorte ?<br>
  <br>
  Oui femme, ce roi mâle qui croit te dominer te craint<br>
  Ou tu n’aurais point tant souffert de la main de l’homme<br>
  Un être aux lois brutales qui se voit tel un magicien<br>
  Il te change en sorcière, et tout ça… pour une pomme<br>
  <br>
  Femme, les jets de pierres ne t’ont pas encore terrassée<br>
  Pas plus que l’injustice que tu dois affronter chaque jour<br>
  Tu restes là devant, debout et fière, pas si facile à dresser<br>
  Malgré les supplices, les brimades et les peines sans recours<br>
  <br>
  Oui Femme, tu es bien plus robuste que tu sembles en avoir l’air<br>
  La force ne s’exprime pas qu’à travers la charpente et les coups<br>
  Ta flamme, celle qui te tient, tu ne la dois qu’à ton illustre caractère<br>
  Femme qui trime, qui remonte la pente pour ne plus tomber à genoux<br>
  <br>
  Femme, je t’aime quand seule tu bannis les signes de ta soumission<br>
  Et quand tu affirmes ton désir d’égalité à la face de tous les hommes<br>
  Femme, que je te hais quand toi-même tu prônes la misogyne excision<br>
  Que tu te complais dans ta piètre condition, et tout ça… pour une pomme<br>
  <br>
  Femme, objet de désir et de plaisir qui déchaîne les passions<br>
  Le mâle fait de toi une sainte quand chaste, il veut te préserver<br>
  Mais les autres, il pourra les salir, sans peine, avec délectation<br>
  Qu’importeront leurs plaintes, ces pétasses l’auront bien mérité<br>
  <br>
  Femme, tu n’es plus une esclave, il serait grand temps de le clamer<br>
  L’histoire a fait de toi une guerrière qui s’est muée en souveraine<br>
  Oui femme, finies les enclaves, le règne du mâle est maintenant terminé<br>
  J’ai l’espoir qu’ici bas sur Terre, s’envolent enfin les nuées de tes peines<br>
  <br>
  Femme, ne rêve pas de puissance, mais d’une vraie et juste équité<br>
  Ne commet donc pas les folies furieuses de ton alter-chromosome<br>
  Femme, utilise ton essence pour une plus belle et auguste humanité<br>
  Tu n’es plus celle que ce dieu humilie, et tout ça… pour une pomme<br>
  <br>
  Mais pourquoi tant de larcins causés par ce fruit si chèrement défendu ?<br>
  Dieu serait-il aussi avare et capricieux malgré l’infini de son royaume ?<br>
  Femme, tu aurais du recracher les pépins, et éviter ces coups tordus<br>
  Tous ces déboires pour un si petit creux, oui, tout ça pour une pomme !<br>
  <br>
  <br>
  <div style="text-align: right;">
    <span style="font-style: italic;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Philippe Vallin</span>
  </div><span style="font-style: italic;"><br>
  <br></span>]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 11:11:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">10a469f707dd37ecb0ef6e8fb998a4a1</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-5933002-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Humain]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-5321252.html</link>        <description><![CDATA[<div style="TEXT-ALIGN: center">
    <span style="FONT-WEIGHT: bold">Humain</span><br>
    <br>
    Il est capable du meilleur<br>
    Mais trop souvent du pire<br>
    Il est aimable à ses heures<br>
    Ou se méprend à haïr<br>
    <br>
    Il peut se montrer bon<br>
    Ou déchainer sa haine<br>
    Tel le feu du dragon<br>
    Ou les crocs de la Hyène<br>
    <br>
    Il se fait tantôt loup<br>
    Ou craintif comme l'agneau<br>
    Prêt à donner des coups<br>
    Ou à sauver sa peau<br>
    <br>
    Parfois il vous étonne<br>
    Parfois il vous dégoute<br>
    Et quand il ambitionne<br>
    Souvent c'est la déroute<br>
    <br>
    Il peut se montrer fou<br>
    Il peut se montrer fort<br>
    Seule chose qu'il ne déjoue<br>
    N'est autre que la mort<br>
    <br>
    Il peut donner la vie<br>
    Comme il peut la reprendre<br>
    Il est celui qui guérit<br>
    Ou se met à pourfendre<br>
    <br>
    Il a l'âme d'un guerrier<br>
    Quand chavire la paix<br>
    Prêt à brandir l'épée<br>
    Et à ouvrir les plaies<br>
    <br>
    C'est un être brutal<br>
    Qui cherche ses ennemis<br>
    Qui donne le coup fatal<br>
    Ou laisse faire l'agonie<br>
    <br>
    Il est avide de pouvoir<br>
    Ou est empli d'humilité<br>
    Il est ivre de victoires<br>
    Jusqu'aux pires calamités<br>
    <br>
    Il a conquis le monde<br>
    Sans se soucier de ses pairs<br>
    Et en quelques secondes<br>
    Il peut détruire l'univers<br>
    <br>
    Il transcende la beauté<br>
    Comme il crée la laideur<br>
    Et son ingéniosité<br>
    N'a d'égal que son cœur<br>
    <br>
    Il est plein de courage<br>
    Se donne avec passion<br>
    Quelque-soit son ouvrage<br>
    Quelque-soit sa mission<br>
    <br>
    Capable de merveilles<br>
    Ou de monstruosités<br>
    De toucher le Soleil<br>
    Ou de péricliter<br>
    <br>
    Il se veut le créateur<br>
    Plus fort que dame nature<br>
    Mais n'est que prédateur<br>
    De toutes les créatures<br>
    <br>
    C'est un être d'amour<br>
    Prêt à toutes les folies<br>
    Qui font ternir le jour<br>
    Ou font briller la nuit<br>
    <br>
    Il est le plus étrange<br>
    De tous les être vivants<br>
    Et s'il se faisait ange<br>
    Il serait du genre dément<br>
    <br>
    Il ressent la compassion<br>
    Quand il renie l'indifférence<br>
    Il est capable d'émotions<br>
    Devant tyrannie et souffrance<br>
    <br>
    Il adore des idoles<br>
    Et il se croit immortel<br>
    Il se coifferait d'une auréole<br>
    Et il attend sa place au ciel<br>
    <br>
    Il se prend pour un dieu<br>
    Qui se joue de l'enfer<br>
    Mais joue avec le feu<br>
    Qui consume la Terre<br>
    <br>
    Il écrit le passé<br>
    Et anticipe l'avenir<br>
    Mais il va trépasser<br>
    A moins d'y réfléchir<br>
    <br>
    Il est doté de raison<br>
    Mais il croit en l'illusoire<br>
    Il implore le pardon<br>
    Car il a peur d'échoir<br>
    <br>
    Toi, être contradictoire<br>
    Qui se croit maître du destin<br>
    Toi, être animé d'espoir<br>
    Tu n'es qu'un être...humain<br>
    <span style="FONT-STYLE: italic"><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Philippe
    Vallin</span><br>
  </div><br>
  <br>
  <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/homme.jpg" classname="CtreTexte"><br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Fri, 19 Jan 2007 21:22:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4f5dc5fa762725da2bcb5638f48f16e7</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-5321252-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dysfonctionnaire]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-4100412.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: bold;">Dysfonctionnaire</span><br>
    <br>
    En sortant de l'école, je n'savais pas trop quoi faire, mais comme tout le monde fallait bien aller bosser. Même pas un bac en poche, juste le niveau brevet, franchement, j'avais pas de quoi
    frimer. Alors j'me suis remué le derrière, j'ai passé le concours de base, la "catégorie C". Coup de bol, j'l'ai réussi de justesse, mais j'm'en fous, maintenant au moins j'suis titularisé.<br>
    <br>
    C'est clair, le service public pour moi, c'était pas vraiment une vocation. C'est un peu par hasard que j'me suis retrouvé là, dans l'administration. Tantôt agent d'accueil et tantôt
    gratte-papier, appelez moi secrétaire. J'suis pas motivé, mais polyvalent, j'suis... Dysfonctionnaire !<br>
    <br>
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">C'est ma galère, mon déroulement de carrière</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Quoi d'autre à faire pour un salaire de misère ?</span><br>
    <br>
    Tous les matins dans mon box, j'reçois des personnes qui me saoulent avec leurs démarches. L'après-midi, j'fais du classement et j'tape des courriers pour les grands pontes à la DRH. C'est pas
    passionnant, ça non, mais moi au moins, j'ai la sécurité de l'emploi. Et puis, huit pauses par jour à la cafète, franchement, c'est pas dans le privé que j'pourrais m'permettre ça.<br>
    <br>
    Les gens râlent toujours quand on leur dit qu'il manque une pièce à leur dossier. Parfois ils s'énervent grave, les plus relous vont même jusqu'à nous insulter. Moi j'me prends plus la tête, fini
    le standard, c'est boite vocale à longueur de journée. Pendant ma perm, j'disparais physiquement, j'me la joue star, j'accueille à guichet fermé.<br>
    <span style="font-style: italic;"><br></span>Certains nous disent souvent aussi qu'il n'y a jamais personne pour nous remplacer. Qu'on est toujours absents, avec nos arrêts maladie, nos jours de
    grève, et toutes nos RTT. Moi j'ai la mémoire photographique, ceux-là je les repère facile et j'peux vous dire que si ils rappliquent, ils ont de quoi grincer des dents et pester pour de bon
    quand j'leur fais le coup de la panne informatique !<br>
    <br>
    L'autre jour, j'entends une petite vieille qui se plaint du délai d'attente. J'lui dis qu'à son âge elle a le temps, mais la dame s'excite, elle n'a pas l'air contente. Arrive enfin son tour,
    elle n'avait pas pris son ticket alors je la renvoie à la file, au fond, derrière. Je sais, ce n'est pas très gentil, c'est même un peu pervers, mais j'y peux rien, j'suis dysfonctionnaire !<br>
    <span style="font-style: italic;"><br></span><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">C'est ma galère, mon déroulement de carrière</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Quoi d'autre à faire pour un salaire de misère ?</span><br>
    <span style="font-style: italic;"><span style="font-style: italic;"><br></span></span>Oh et puis zut, il n'y a pas que le public qui fait la queue, nous, ça nous arrive tout le temps devant le
    photocopieur. Sans compter les bourrages papier, là, faut carrément démonter tout le machin, j'vous raconte pas le labeur. Dans ce cas, moi j'abandonne et j'retourne tranquille derrière mon PC
    jouer au solitaire. Savoir lâcher l'affaire collègue, c'est la seule chose à faire, qu'importent les formulaires.<br>
    <br>
    De temps à autre, j'assure quand même un peu de taf, sinon ça n'serait pas rigolo. Et puis, un peu de respect merde, tout ça c'est quand même grâce à vous, enfin, j'veux dire, à vos impôts. Entre
    deux notes à rédiger, j'te fais de ces cocottes en papiers, de véritables merveilles. Et si pour la veille, on m'demande de pondre un joli tableau, alors là, comme personne... "J'EXCEL" !<br>
    <br>
    Chaque semaine, je participe à une réunion de service, j'suis content, ça m'fait une p'tite récréation. Mais pour mes boss, ceux qu'on appelle les "cadres", la réunion, c'est un métier, pour ne
    pas dire une religion. Ils y passent tellement de temps qu'il ne doit pas leur en rester beaucoup pour vraiment se mettre à travailler. Remarquez, nous, pendant ce temps là, on est peinards, et
    on peut continuer à buller.<br>
    <br>
    Tous les ans, un peu comme à l'école, t'es reçu par ton supérieur qui te refile ta notation. Parait que c'est vachement important pour ta carrière, tu sais, l'entretien d'évaluation. Moi quand je
    serai grand, je monterai les échelons et fini pour de bon les salaires de misère. Un bureau pour ma pomme, une plaque avec mon nom, la v'là ma vocation : "super-dysfonctionnaire" !<br>
    <span style="font-style: italic;"><span style="font-style: italic;"><span style="font-style: italic;"><br></span></span></span><span style=
    "font-weight: bold; font-style: italic;">Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">C'est ma galère, mon déroulement de carrière</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Quoi d'autre à faire pour un salaire de misère ?</span><br>
    <span style="font-style: italic;"><span style="font-style: italic;"><span style="font-style: italic;"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"><br>
    <br></span></span></span></span>
    <div style="text-align: right;">
      <span style="font-style: italic;"><span style="font-style: italic;">Philippe Vallin<br>
      <br></span></span>
    </div><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"><br>
    <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/philjoon.jpg" classname="CtreTexte" height="300" width="225"><br></span>
    <div style="text-align: center;">
      <span style="font-style: italic;">Quand on dysfonctionne en live avec Joon Claudio !<br>
      <br></span><br>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 Oct 2006 21:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">482e6bf7253d01d0cdb76b38e923f556</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-4100412-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quand on pense à demain]]></title>
        <link>http://www.philippevallin.com/article-3110928.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <span style="font-style: italic; font-size: 8pt;">Paroles : Philippe Vallin / Musique : Philippe Vallin et Joon Claudio</span><br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/37/09/08/croizat.jpg"><br>
  <br>
  <br>
  Jolie maison fleurie sur un bout de quartier<br>
  Jolie maison aux grilles et portes entrebâillées<br>
  Petit monde paisible<br>
  Chargé de souvenirs<br>
  De ces histoires de vie, au présent, au passé<br>
  <br>
  Une maison de sourires sur des visages ridés<br>
  Où l’on sait accueillir en toute simplicité<br>
  Petit monde caché<br>
  Qui a tout à donner<br>
  Un havre de tendresse, de solidarité<br>
  <br>
  Tu poursuis ton chemin<br>
  Au diable le destin<br>
  Il n'y a rien de vieux quand on pense à demain<br>
  Tu poursuis ton chemin<br>
  Au diable le destin<br>
  Il n'y a rien de vieux quand on pense à demain<br>
  <br>
  Une maison de rencontres, d'échanges et d'amitié<br>
  Où résonnent musiques, émotions partagées<br>
  Tu as tellement à offrir<br>
  A qui voudra venir<br>
  Goûter à ces instants dont tu as le secret<br>
  <br>
  Une maison où la vie ne saurait s'arrêter<br>
  D’espoir et de plaisirs qu'il faudra préserver<br>
  Tu as touché mon cœur et mon âme à jamais<br>
  Ô ma maison chérie je ne saurai t'oublier<br>
  <br>
  Tu poursuis ton chemin<br>
  Au diable le destin<br>
  Il n'y a rien de vieux quand on pense à demain<br>
  Tu poursuis ton chemin<br>
  Au diable le destin<br>
  Il n'y a rien de vieux quand on pense à demain<br>
  <br>
  <br>
  <div style="text-align: right;">
    <span style="font-style: italic;">A la résidence Croizat...<br>
    <br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jun 2006 18:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">871ba9e5bfde7c3b42fd4cad95f6daba</guid>
                <category>Poésie &amp; chanson</category>        <comments>http://www.philippevallin.com/article-3110928-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
