«
Tous pareils ! » Ça claque comme un slogan ; ça sonne comme une évidence ; et c’est un projet qui croît et s’embellit au fil du temps. Flash-back. En 2007, Boris Lelong, de
l’association Altamira, effectue un voyage à Madagascar. Il rencontre le village d’Isorana, dont les habitants sont aussi bien cultivateurs qu’artistes. Autour d’une bibliothèque de campagne, ils
jouent de la musique, chantent, dansent, se racontent des histoires… Boris, qui a mené avec Philippe Vallin, coordonnateur des animations auprès des retraités, plusieurs projets
intergénérationnels autour de l’écriture, de la chanson et du slam, a sur lui un enregistrement de ce qui se fait à Saint-Denis. C’est le premier échange musical : un slam d’une retraitée de la
résidence Croizat est aussitôt mis en musique par le groupe Tanga, les musiciens amateurs d’Isorana. C’est de là que naît l’idée d’échanges entre Saint-Denis et le village malgache.
Un an après, Boris retourne à Isorana, accompagné cette fois-ci par la slameuse dionysienne Sophia. Ils racontent leur ville, montrent des photos, animent des ateliers, font de la musique avec
les habitants. «
Avec la musique, pas besoin de parler la même langue », se rappelle Sophia. «
C’était un vrai bonheur », ajoute-t-elle. Et c’est là que naît Tous pareils, la
chanson. «
Nous étions avec les musiciens de Tanga, qui jouaient une berceuse. Ils m’ont demandé d’improviser sur leur musique. J’ai lancé ce refrain, on est tous pareils. Ensuite, j’en ai
fait une chanson et ils ont dynamisé leur air. C’est un peu devenu l’hymne de l’aventure. C’est un vrai bon souvenir. » «
C’est devenu le tube local », sourit Boris. Celui-ci filme,
enregistre, pour pouvoir montrer Isorana aux Dionysiens.
Ateliers de collectage de la culture dionysienne
Avec le soutien de la Ville, quatre rencontres sont programmées (voir ci-dessous), au cours desquelles images, poèmes, récits, chansons, musique dévoileront cette belle aventure. «
Ce que
nous souhaitons, c’est que les habitants de Saint-Denis s’approprient le projet », espère Philippe Vallin.
C’est bien parti ! Le réseau de Slamélodie, de Génération slam, des
associations, des lecteurs de la médiathèque sont déjà partie prenante du projet. «
Avec eux, nous voulons ouvrir des ateliers de collectage de la culture dionysienne », ajoutent en
cœur Philippe et Boris, qui vont à nouveau partir en novembre pour Isorana, avec tout ce qu’ils auront amassé d’ici là.
Ensuite, sans brûler les étapes, car le projet s’étalera sur plusieurs années, les deux compères envisagent, pourquoi pas, de monter un spectacle, d’élaborer une création commune entre Isorana et
Saint-Denis, d’enregistrer un CD à partir de ces deux cultures mélangées, de faire venir ici le groupe Tanga… «
Mais ce qui compte, ce n’est pas d’atteindre un objectif, c’est le chemin qu’on
prend et les rencontres qu’on y fait. »
Mercredi 30 septembre à 15 h à la résidence Basilique (2/4, rue du Pont-Godet). Vendredi 2 octobre à 20 h à l’antenne jeunesse Péri-Langevin (3, rue Baudelaire). Vendredi 9
octobre à 20 h à l’école Rodin-Renoir (17, allée du Languedoc), Samedi 24 octobre à la résidence Ma Maison (23, rue Gaston Philippe). Entrée libre. Informations complémentaires au
01 49 33 71 75.
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