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Ce blog est consacré à mes activités d'animateur socioculturel à la ville de Saint-Denis (93), mais aussi de chroniqueur et de musicien amateur. Au fil de ces pages, vous pourrez suivre l'actualité de divers projets professionnels et autres initiatives que je (co)pilote ou auxquelles je suis associé : événements, rencontres, concerts, scènes ouvertes, jumelages artistiques, etc. Quelques chroniques musicales seront également publiées selon les coups de coeur et l'inspiration. En bref, ce site est une petite fenêtre ouverte sur mon réseau de proximité, un espace d'information et de partage d'expériences. A bientôt !

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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 21:56
- Par Benoît Lagarrigue
Il y a six mois, l’association Slamélodie présentait le premier acte de ce projet collectif réunissant des habitants aux talents musicaux, poétiques ou littéraires. Les textes nés de cette initiative ont fait l’objet d’un recueil, présenté lors d’une soirée festive le 16 octobre.



Face cachée, acte II. Le premier avait eu lieu le 4 avril à la Ligne 13. Ce soir-là, musiciens, chanteurs, poètes, slameurs avaient donné un bel aperçu de leurs talents. Rappelons que ce concert était organisé par l’association Slamélodie, qui animait régulièrement des scènes ouvertes au Café culturel. Il en était en quelque sorte le prolongement logique voulu par les animateurs de ces scènes : Philippe Vallin, Mario Micaletti, Boris Lelong, Auzef, entre autres. Depuis, l’été a passé, l’automne est venu et l’acte II de Face cachée s’est préparé. Pour une grande soirée de fête, vendredi 16 octobre à 20 h, toujours à la Ligne 13. Une fête au cours de laquelle sera présenté un superbe recueil intitulé sobrement Face cachée et contenant les textes d’une petite vingtaine d’auteurs dionysiens.
« Ces textes ont été écrits par ceux qui ont participé à la première soirée, auxquels se sont agrégés d’autres : collègues, amis, complices… », annonce Philippe Vallin. Car il faut ici rappeler que l’intitulé Face cachée provient du fait que ces textes ont pour auteurs des habitants, des salariés qui, dans l’ombre, écrivent ou jouent de la musique. C’est leur face cachée. « Cette deuxième soirée est conçue comme un vernissage pour la sortie du recueil et pour faire une belle fête », annonce Mario Micaletti, qui ne veut pas en dire beaucoup plus sur la nature même de la soirée, celle-ci devant être avant tout un grand happening festif et musical.

Face cachée, le livre, a été tiré à 200 exemplaires

Édité par l’association Slamélodie, aidée par la direction de la Jeunesse de la Ville, le Face cachée, le livre, a été tiré à 200 exemplaires. Regroupés en chapitres qui sont autant de séquences thématiques (Ciel dionysien, Ève innocente, Harpolitik, La tendresse, L’air de vivre, Le miroir, 1987, Voyage de Gaïa), les soixante-deux poèmes qui composent ce recueil attachant se veut avant tout une œuvre collective. « C’est pour cela que les textes ne sont pas signés, mais que les noms des auteurs, ils sont seize, apparaissent à la fin », explique Mario. À noter que le recueil est agrémenté d’un fascicule présentant le travail graphique de Karell Pemba, qui a accompagné les deux épisodes de Face cachée.

Benoît Lagarrigue
Article paru dans le Journal de Saint-Denis
Edition du mercredi 14 octobre 2009
Photo : Yann Mambert

Face cachée, acte II vendredi 16 octobre à 20 h, à la Ligne 13, 12, place de la Résistance-et-de-la-Déportation. Entrée : 3 €


Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 22:13
- Par Philippe Vallin
Marillion - Less is more (Intact records 2009)

Depuis ces derniers mois, les cinq musiciens de Marillion ont publié régulièrement sur leur site un journal vidéo suivant pas à pas la genèse de leur nouveau projet : la réalisation d'un album de reprises issues de leur propre répertoire. Less is more, disque entièrement acoustique ou presque, est aujourd'hui fin prêt et disponible. Rien de bien neuf ni de très original dans cette démarche me direz-vous, mais pourtant, cette sélection de morceaux datant des dix dernières années du groupe crée la surprise, quand elle ne touche pas tout simplement au sublime. Marillion nous avait annoncé ces versions comme des quasi nouvelles chansons, et c'est presque finalement le cas, tant les titres ont été radicalement revisités au niveau des arrangements, du choix des sonorités, des changements de tons, de rythmes ou d’atmosphères.

C’est Go !, l’un des tous meilleurs titres du fort bancal mais bien produit marillion.com qui ouvre l’album. Petite pulsation de glockenspiel, notes de guitare classique, ensemble de cordes et voix enchanteresse de Steve Hogarth, on se croirait presque arrivé au pays des fées. L’ambiance si particulière du minimaliste et extraordinaire Kuur des islandaises Amiina, cousines et complices de Sigur Ros, n’est pas bien loin ! Interior Lulu, passionnant "morceau à tiroirs" issu du même marillion.com, poursuit dans une veine proche, réalisé avec le même genre d’instrumentarium, dulcimer, piano et orgue hammond en renfort. L’enchainement des chefs d’œuvres continue avec le classique et très émotionnel Out of this world (sûrement mon titre préféré du groupe !) qui ne perd rien de sa puissance ni de sa splendeur sans les envolées mélodiques et saturées du guitariste Steve Rothery et les nappes atmosphériques immenses signées Mark Kelly. D’autres titres, s’ils n’atteignent pas la magie des trois précédents, n’en demeurent pas moins brillants, à commencer par The Space, cuisiné ici à l’aide d’une sauce jazz/blues assez surprenante mais délicieuse pour les papilles auditives, le heavy-fm Hard as love se transformant miraculeusement en une jolie ballade façon Beatles, ou encore Quartz qui perd son énorme groove au profit d’arrangements tout à fait étranges et déroutants lors d'une première écoute !  On retiendra également This is the 21st century qui, dénué de sonorités trip-hop/électro et transposé à une octave supérieure, change radicalement d’ambiance mais reste tout aussi intense et bouleversant. Memory of water et It's not your fault, nouvelle composition des cinq d'Aylesbury et seul véritable inédit de l’album, resteront davantage anecdotiques dans leur traitement, même s’il s’agit par ailleurs d’excellentes chansons. Quand à l'agaçant If my heart were a ball, il s’agit à mon sens de la seule faute de goût de Less is more, à commencer par sa présence au menu, Mais bon, il faut savoir aussi que j’ai toujours détesté cette compo, alors que d'autres jubileront peut-être  ! Enfin, signalons la présence d’un "morceau caché" (quelle habitude un peu débile !) qui n’est autre que l’impopulaire Cannibal surf babe, sorte de clin d’œil déjanté aux Beach Boys, plutôt fun en version acoustique avec son rythme entrainant et sa petite touche finale sympa à l’harmonica.

Less is more aurait pu être d’une grande banalité vu son concept de base, mais fort heureusement il n’en est rien. Ce serait sans compter en effet sur l’énorme potentiel créatif des gars de Marillion et leur indéniable aptitude à se renouveler constamment, ce malgré l’étiquette injustifiée de groupe has-been qui leur colle à la peau depuis les années 80 et le "renouveau" du rock progressif. Le club des cinq s’est forgé avec le temps une formidable maîtrise instrumentale et vocale qui, espérons-le, continuera de nous surprendre dans les années à venir. Less is more prouve en attendant leur capacité de dénuder jusqu'à l'essentiel des compositions souvent épiques sans en atténuer la sensibilité à fleur de peau. Avec ou sans électricité, le feeling de Marillion prend aux tripes et la magie opère, encore et toujours. Une nouvelle oeuvre à part entière, à consommer sans modération !

Philippe Vallin



Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 23:15


Le samedi 10 octobre 2009 à Saint-Denis, le slameur dionysien Ruddy Edouard - alias "Handicapable", participera au concert d'Urban Gospel et à celui de la chanteuse ivoirienne Esmonde Kore, dans le cadre d'un événement musical organisé par l'association "La main au coeur". Une initiative à saluer, et une belle occasion de venir soutenir et applaudir Ruddy, élève de grand Corps Malade et incontournable des scènes slam de la région parisienne !

Samedi 10 octobre 2009
Saint-Denis - Salle de la Légion d'Honneur

13h30 : Urban Gosel + Handicapable (entrée gratuite)
21h jusqu'à l'aube : Esmonde Kore + Etoiles d'Afrique + Handicapable
(entrée : 10 €)

6, rue de la Légion d'Honneur
93200 Saint-Denis

Métro Ligne 13 Saint-Denis Basilique/Tramway T1/Bus N°153
Informations : 06 68 27 60 24

www.myspace.com/handicapableslam

 
Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 08:07


Saint-Denis/Madagascar
Tous Pareils : à la découverte d'Isorana et ses artistes


En octobre 2009 à Saint Denis, nous vous invitons à venir découvrir cette belle aventure humaine à travers une série de d’interventions auprès des habitants, rencontres participatives où se côtoient image et poésie, anecdotes et récits de voyage, chanson et musique vivante. Cette "tournée des quartiers" sera le prologue d'un spectacle collectif donné à Saint-Denis par les dionysiens en scène, dans le courant du mois de mars 2010 !


CENTRE VILLE
Mercredi 30 Septembre 15h
Résidence Basilique
2/4 rue du Pont Godet


PERI LANGEVIN
Vendredi 2 Octobre 20h
Antenne Jeunesse Péri-Langevin
3 rue Baudelaire


FRANC MOISIN
Vendredi 9 Octobre 20h
Ecole Rodin-Renoir
17 allée du Languedoc


DELAUNAY
Samedi 24 Octobre 15h
Résidence Ma Maison
23 rue Gaston Philippe


Entrée Libre
Information : 01 49 33 71 75






Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 20:37
- Par Philippe Vallin
Fairy World V – Prikosnovénie 2009

Le label Prikosnovénie publie (déjà !) le cinquième volume de la série Fairy World, et, une fois n’est pas coutume, en un très classieux digipack illustré au format livre. Le disque compile quelques jolies perles de son singulier catalogue féérique afin d'offrir aux amateurs un passionnant voyage auditif de soixante-dix minutes vers des mondes lointains et enchantés. Cette nouvelle édition reste idéale pour s’initier à l’esthétique promue par le label, un mélange d’influences folk, celtiques, orientales ou encore médiévales, parfois saupoudrées de quelques sonorités plus modernes, empruntées au trip-hop ou à l’électro minimal. Fairy World V permet surtout de découvrir une pléiade d’artistes  originaux et talentueux venus d’horizons divers, d’Europe et d’ailleurs.

Cette compilation est peut-être la plus homogène de toutes sur le plan musical, se livrant à l’auditeur comme la bande originale d’un film imaginaire dont il assurera lui-même la mise en scène. L’ensemble baigne dans une atmosphère globalement éthérée, orientalisante et aux parfums de mysticisme, invitant à la rêverie et au dépaysement total. C’est l’ensemble néo-classique russe Caprice qui inaugure l’excursion en terres de Prikosnovénie avec le délicat et acoustique sage. Bien connu pour ses quelques brillants albums concepts en hommage à J.R.R Tolkien, Caprice,  l’une des figures de proue du label nantais, excelle décidemment dans l’art de la mélodie ciselée et des climats fantastiques et légendaires. Vient ensuite Me and Rose de la londonienne Mélanie Garside, alias Maple Bee, extrait de son deuxième album pop-folk intitulé Home. Cette jolie complainte mélancolique est magnifiée grâce à la voix douce et ensorcelante de la jeune chanteuse, qui n’est pas sans rappeler le timbre de l’islandaise  et icône pop Emiliana Torrini, influence avouée de Maple Bee.

Côté surprise, les danois de Valran nous offrent avec Droemte mig en droem un morceau vraiment exceptionnel (mon coup de cœur de l’album !), à ranger quelque part entre Björk pour le style vocal et Mari Boine pour l’ambiance musicale. Guitares, flutes de monde, percussions chamaniques et piano à pouces tissent en effet une  fresque vibrante, proche des envolées hypnotiques dont l’artiste sami a le secret. Dans la foulée de ce petit chef d’œuvre, les morceaux choisis de Corde Oblique (Italie) et Sava (Allemagne) nous proposent chacun un petit quelque-chose dans la droite lignée des derniers Loreena Mc Kennitt, voix féminines et folk celtique métissé obligent. Le prévisible Platoun de nos compatriotes d’Omasphere évoque quant à lui très (trop ?) fortement le Dead Can Dance de la dernière époque, avec ses percussions répétitives, son dulcimer de rigueur et ses incantations religieuses façon Lisa Gerrard. Dans le genre, on savourera davantage le Stars of the wind des bulgares Irfan, forts de leur style plus personnel, ou encore Aman Doktor des américains Stellamara, et leur musique tout aussi envoûtante, teintée d’effluves orientales, indiennes et balkaniques.

Les œuvres instrumentales ne manquent pas à l’appel au sein de ce Fairy World V. On y retrouve entre autres avec grand plaisir le violon du tchèque Ivo Sedlacek qui, sur le méditatif sun,  dialogue intimement avec quelques notes cristallines de koto japonais. Enfin, des extraits signés par les artistes Lys, Poussière d'étoile, Alizbar (indispensable si vous aimez la harpe celtique !) et Crista Galli viennent parachever un tableau sans ombre ni faute de goût. Sachez pour conclure que cette édition CD peut être accompagnée sur commande en ligne auprès du label d’un DVD collector regroupant les prestations live d’Antrabata, Ashram et Crista Galli au festival de Clisson 2008, ainsi que quelques clips de divers artistes prikoskovéniens. Beau bouquet d’émotions que cette nouvelle invitation chez nos amies les fées. Jamais l’évasion n’aura été aussi belle, et l’envie d’aller plus loin aussi forte !

Philippe Vallin
Chronique réalisée pour le magazine Ethnotempos



 
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