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Ce blog est consacré à mes activités d'animateur socioculturel à la ville de Saint-Denis (93), mais aussi de chroniqueur et de musicien amateur. Au fil de ces pages, vous pourrez suivre l'actualité de divers projets professionnels et autres initiatives que je (co)pilote ou auxquelles je suis associé : événements, rencontres, concerts, scènes ouvertes, jumelages artistiques, etc. Quelques chroniques musicales seront également publiées selon les coups de coeur et l'inspiration. En bref, ce site est une petite fenêtre ouverte sur mon réseau de proximité, un espace d'information et de partage d'expériences. A bientôt !

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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 11:01

Suite au succès de l'événement  "Himig Pinoy" durant la Fête de la Musique 2008, des artistes philippins résidant en France et leurs amis reviennent devant la Galerie Talmart (à deux pas de Beaubourg) pour faire découvrir aux publics leur univers musical joyeux et métissé. Une quinzaine d’artistes partageront la scène à partir de 18h et jusqu’à minuit.

"PINOY JAM"
Dimanche 21 juin à partir de 18h

Galerie TALMART

Avec la participation de : Dennis Astorga, Joon Claudio, Vanessa Liwanag, Lester Lasaca, Kate Torralba, Erwin Macasero, Rupert de Jesus, Kiara Salazar, Ian Romo, Phillipe Vallin, Joyce Camacho, Boris Lelong, Karl Deang, Norwen Maming, Shadi Al Zaqzouq, Byron Santiago, Miguel Salazar et plein d’autres invités surprises !

22 rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hotel de Ville / Châtelet-les Halles
Renseignements au 01 42 78 52 38

www.talmart.eu




Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 19:46

"Kudiman" ("Sérénades") est un genre musical qui fait son apparition aux Philippines vers la fin du 19ème siècle . A la fois lyriques, raffinées et teintées d'influences latines, ces chansons d'amour traditionnelles interprétées en langue tagalog sont un peu l'équivalent Philippin du Fado portugais.

Joon Claudio : chant, flûte bambou hipanog et guitare acoustique
Dennis Astorga : chant
Invités : Boris Lelong et Philippe Vallin

Samedi 20 juin à 20h
Galerie TALMART

22 rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hotel de Ville / Châtelet-les Halles

Renseignements et réservations au 01 42 78 52 38
Entrée gratuite

www.talmart.eu


Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /2009 19:51
- Par Philippe Vallin
Cirrus – Mama please (Iris music 2009)

Au beau milieu d’une production musicale incroyablement dense et diversifiée, dont l’accès se voit facilité et démocratisé surtout grâce à Internet, les explorateurs mélomaniaques que nous sommes brassent sans cesse de nouvelles créations musicales. Parfois, on se sent même un peu perdus au sein de cette formidable profusion d’artistes, groupes, labels, genres et sous-genres, avec quelques difficultés à "assimiler" toutes nos découvertes, voir à faire preuve d’un peu de discernement. Et puis surprise, au détour d’une écoute, blasé dans notre quête sans fin, on finit par tomber sur l’arlésienne, le truc original, le son qui fait mouche dans l’oreille, bref, le coup de cœur immédiat. C’est ce qui m’est arrivé récemment en insérant le premier album de Cirrus dans ma platine (eh oui, certains écoutent encore des CD de nos jours !), jeune formation française inclassable à l’univers teinté d’influences folk, rock et traditionnelles. Cette rencontre avec la musique de Cirrus me replonge dans cette époque pas si lointaine où je pénétrais avec émerveillement dans les mondes imaginaires de Nosfell et son premier opus inégalé, ou du troisième essai de Sigur Ros, le définitif ( ) et son titre pour le moins énigmatique. Le disque de Cirrus, de la même manière, me séduit instantanément. Mama please pose d’emblée les fondations d’un style solide qui, malgré des influences évidentes et avouées, possède ses propres codes et dévoile des couleurs sonores inédites, aux parfums de mystère.

Cirrus, c’est d’abord la rencontre artistique d’une bande d’amis musiciens, fédérés autour d’un projet commun par la jeune vocaliste autodidacte Nawel Ben Kraiëm. De père tunisien et de mère française, Nawel passe toute son enfance en Tunisie, avant de venir s’installer en France avec ses parents. La chanteuse à la voix suave et délicatement éraillée (qui n’est pas sans rappeler le timbre si particulier d’Alison Goldfrapp à ses débuts), déclare cependant toujours souhaiter garder un pied en Orient et l'autre en Occident. Aussi, à travers sa démarche, elle tente de créer un pont entre les deux cultures, situées de part et d’autre de la méditerranée. Mais le fabuleux voyage auquel Nawel et sa bande nous convient va beaucoup plus loin qu’un simple et banal métissage musical. Point de collage superficiel à redouter ici, les influences du groupe se confondent et se mélangent en une alchimie ensorcelante, d’où jaillira une sorte de folklore imaginaire à nul autre pareil.

Dans la musique 100% acoustique de Cirrus, se côtoient les rythmes africains et orientaux (djembé, darbouka), les sonorités nordiques ou balkaniques (violon, bouzouki), mais aussi des influences plus modernes, issues de la pop-rock contemporaine. Impossible en effet de ne pas penser à Nosfell (encore lui !) en savourant le jeu de guitare de Remy Laurent et celui d'Alexandre Hetzel, qui composent ensemble et revisitent ici et là le touché atypique de notre Klokochasien préféré. Aussi, les explosions de violon et violoncelle ne sont pas sans rappeler les digressions jubilatoires de l'impassible Pierre  Le Bourgeois, complice de Nosfell en studio et sur la scène. Point de langage imaginaire par contre chez Cirrus, mais un chant en diverses langues, tantôt arabe, tantôt anglais, avec quelques rares incursions dans le français (au crochet de la lune, la tzigane) qui confèrent à l’œuvre une petite touche poétique surprenante et bienvenue.

Tout aussi mystique mais plus original que Loreena Mc Kennitt ou Irfan, aussi fascinant  qu’un Gjallarhorn en état de grâce, classieux et envoutant tel le Dead Can Dance de l’âge d’or, Cirrus crée la surprise avec un premier album de toute beauté, qui risque de squatter longtemps vos platines et baladeurs numériques. Espérons que le second volet sera à la hauteur de cette petite merveille, ce qui n’est pas un moindre défit à relever pour les musiciens de Cirrus. En attendant, ne cherchez plus et précipitez vous à la découverte de ce Mama please riche de créativité revigorante et empli de promesses !

Philippe Vallin
Chronique réalisée pour le magazine Ethnotempos




Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /2009 10:59
- Par Philippe Vallin
Gramoun Sello – Ampélémouné (Maloyallstars 2008)

C’est grâce à l’implication passionnée de Stéphane Grondin dans la promotion des musiques de la Réunion qu’une nouvelle génération d’amateurs a pu découvrir (ou redécouvrir) Gramou Sello, icône incontournable du maloya traditionnel. Disparu de la scène après plus d’une vingtaine d’années de prestations musicales aux quatre coins de l’île, Gramoun Sello, de son vrai nom Michel Sophie, reprend du service en 2006 sous l’impulsion de l’activiste culturel Stéphane Grondin, qui produit alors sur son nouveau label Maloyallstars l’excellent et bien nommé Légende du Maloya. Après les disparitions successives des ténors du genre que furent Lo Rwa Kaf, Gramoun Lélé et autre Gramoun Baba, Gramoun Sello demeure l'un des derniers grands représentants du maloya réunionnais. Son retour à l’affiche et sur les routes tombe ainsi à point nommé pour que la culture maloya reste pérenne dans sa vivacité et que son héritage puisse être "passé" aux jeunes générations.

C’est tout jeune enfant que Michel Sophie, alors qu’il travaille déjà dans une plantation de canne à sucre, découvre dans les soirées kabarés cette singulière musique métissée de l’Océan Indien, créée à l’origine sur l’île Bourbon par les premiers arrivants esclaves afro-malgaches. On peut définir le maloya comme une forme d’expression populaire qui entremêle complaintes chantée, rythmes binaires et ternaires enfiévrés, pulsations enrichies dans  le temps par l’ajout de nombreux instruments percussifs, tels que le Pikèr, le bobre ou le Kayamb. La pratique rituelle et familiale du servis kabaré, où l’on célèbre par le chant et la danse la mémoire des défunts, fascine le jeune ouvrier agricole, à tel point qu’il en deviendra lui-même musicien. Mais il faudra attendre 1980 pour que Michel Sophie, devenu Gramoun Sello, fonde avec quelques amis la fameuse troupe Roséda, célèbre formation locale avec laquelle il enregistrera une dizaine d’albums de maloya traditionnel jamais réédités, et devenus aujourd’hui de véritable objets collectors. Gramou Sello se retire de la scène vivante au seuil des années 2000, laissant à d’autres héritiers du genre le soin d’en reprendre le flambeau et de perpétuer la tradition

Parmi ceux-là, on peut compter sur Stéphane Grondin, chanteur du groupe Melanz Nasyon et fondateur du label Maloyallstars. Cette structure associative tente aujourd’hui de fédérer les apprentis maloyeurs de la Réunion au sein d’un talentueux collectif, dynamique et porteur d’événements culturels. Et quoi de mieux pour aller de l’avant que de mélanger l’expression des jeunes et des anciens ? C’est dans cet état d’esprit et philosophie que Stéphane Grondin tente de motiver l’illustre Gramoun Sello afin qu’il remette le pied à l’étrier. Et la mission semble accomplie avec brio puisque l’artiste arpente à nouveau les scènes maloya bien au-delà des contours de l’île, et qu’il publie avec quelques membres musiciens de l’écurie Maloyallstars un nouvel album tout aussi réussi que le précédent. Avec sa voix chaude et puissante, ses phrasés rythmés et incantatoires, Gramoun Sello nous livre avec Ampélémouné (traduisez La fête malgache) une très belle performance, enregistrée une nouvelle fois dans les conditions du live, seule technique permettant de retranscrire fidèlement toute l’énergie communicative et la spontanéité du "maloya roots".

Les 11 titres qui donnent corps à ce nouveau cocktail festif fait de cadences explosives et de voix incandescentes, explorent à nouveau les thématiques chères au Gramoun. A travers ses textes aux paroles simples et directes, l’artiste réunionnais nous livre des événements intimes de son parcours, quelques tranches de vie qui ont marqué sa propre existence. Dans cet hymne à la tolérance et à l’identité, il rend ainsi hommage à des pans entiers de la culture créole, avec en premier lieu celle de ces gens que l’on croise au quotidien, et avec lesquels on partage valeurs et labeurs, douceurs et saveurs, malheurs et bonheurs.... Aussi, en choisissant de reprendre quelques chansons rituelles et profanes très anciennes, Gramoun Sello, consacré en 2007 "meilleur groupe traditionnel" aux Césaires de la musique, agit dans l’espoir que puisse se transmettre la mémoire de ce territoire et de ses habitants.

Espérons que l’artiste créole continuera encore longtemps à cultiver ce précieux héritage et à scander tout haut ce bel "esprit village" qui l’anime lui et ses pairs, dans un monde en perte de sens, de repères et en grand déficit d’un produit de haute nécessité qu’on appelle tout simplement vivre ensemble. A quand une tournée du Maloya All Stars au grand complet à travers l’hexagone, où cette musique énergisante, conviviale et si généreuse reste encore malheureusement trop méconnue du grand public ?

Philippe Vallin
Chronique réalisé pour le magazine Ethnotempos




Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 13:07
- Par Philippe Vallin
Gramoun Sello - Légende du Maloya (Maloyallstars)

Michel Sophie, alias Gramoun Sello, est l'un des plus grands noms du maloya, rythme traditionnel de l'Ile de La Réunion. Ce musicien créole y est né le 18 avril 1949 dans la ville de Saint-Louis. Tout petit, il fréquente peu l'école et, très tôt, travaille dur dans les champs de canne. C'est dès cette époque qu'il découvrira le maloya, lorsque celui-ci se déchaîne les soirs de "Kabar". Cette fête spécifique à La Réunion, ou la "fête des esclaves", battait son plein autour des plantations avant l'abolition de l’esclavage en 1848. Incluant la musique, la danse et le chant collectif, la tradition du Kabar a perduré, toujours fréquenté aujourd'hui par une population majoritairement créole. Véritable spectacle envoûtant et participatif, il attire aussi cependant bon nombre de touristes et autre vacanciers de passage en quête de dépaysement. La joyeuse musique qu’on y pratique, essentiellement du maloya donc (plus rarement du sega de l’Océan Indien), met à l’honneur les percussions. Les rythmes à trois temps endiablés du maloya, appuyés par un chant généralement puissant, invitent à la danse, pour certains jusqu'à la transe. Gramoun Sello en est l'un des plus illustres représentants, véritable légende du genre, aux côtés de Firmin Viry, Gramoun Lélé (malheureusement disparu en novembre 2004), Lo Rwa Kaf, et, bien sûr, l’incontournable Danyel Waro (qui vient tout juste de publier l’excellent Gryn’sel).

En 1980, Gramoun Sello fonde la troupe Roseda avec quelques-uns de ses amis musiciens, groupe qui restera comme l'un des plus importants de toute l'histoire du maloya. C'est également l'un des premiers groupes de La Réunion à développer et revendiquer un véritable contenu politique, souvent contestataire. Celui-ci publiera une dizaine d'enregistrements, malheureusement introuvables aujourd'hui, et se produira un peu partout à la Réunion, avant de disparaître à la fin des années 90. Retiré alors de la scène musicale, Gramoun Sello nous revient aujourd'hui avec un nouvel album enregistré dans les conditions du live au Bato Fou à Saint-Pierre, à l'initiative de Stéphane Grondin du groupe Melanz Nasyon, responsable par ailleurs du label Maloyallstars.

Légende du Maloya, disque qui porte bien son nom, nous transporte dans l'univers de Gramoun Sello à travers 11 titres qui illustrent, parfois avec dérision, le quotidien des Réunionnais. Car pour le musicien créole âgé de 57 ans, tout est bon à prendre pour écrire les textes de ses chansons, la vie en famille, les "cancans" et les querelles de voisinage, sans oublier les sujets plus graves que sont le racisme, la misère et les injustices sociales. A noter que deux morceaux de l'époque Roseda sont de retour grâce à cet album, les populaires Ladi lafé (traduisez par potins ) et Berta. La voix chaude et expressive de Gramoun (traduisez par Grand-père ) Sello est secondée par un chœur mixte dynamique et efficace, et appuyée par un collectif d’excellents musiciens dont Stéphane Grondin lui-même au "roulèr", sorte de gros tambour chevauché par le joueur.

Il apparaissait primordial pour Stéphane Grondin de mener à bien ce projet, avec la volonté d’ immortaliser les chansons du maître sur CD (l'homme en a plus d'une centaine dans son répertoire, ce qui laisse donc encore de la marge au label). Il commente lui même : "On ne pouvait laisser une légende comme Gramoun Sello tomber dans l’oubli. Depuis la fin de Roseda, Gramoun Sello restait tranquillement chez lui à Bois d’Olive Saint-Pierre. On ne pouvait accepter cela, c’était un sacrilège pour notre culture. Maloyallstars s’est fait un devoir de sortir Gramoun de sa case". Mission accomplie, le disque et aujourd'hui disponible dans les bacs réunionnais, et en import pour la métropole si on prend un peu la peine de chercher.

Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 12:53
- Par Philippe Vallin
Melanz Nasyon – Dizan Maloya (Maloyallstars)

Dizan Maloya est une compilation qui marque les dix années d’existence du groupe réunionnais Melanz Nasyon. Melanz Nasyon, c’est une aventure qui débute au tout début de l’année 1995, lorsque les très jeunes Thomas Médor et Stéphane Grondin assistent pour la toute première fois à un concert de Granmoun Lélé, figure emblématique du maloya. Ce style musical est un héritage de l’esclavage qui sévissait à La Réunion, alors que l’île s’appelait encore Bourbon. La musique, le chant et la danse représentaient les seuls moyens d’expression de ces esclaves, qui déclamaient ainsi, au travers de longues complaintes orales et rythmiques, leurs malheurs et leurs tourments, leurs rêves et leurs espoirs. On pourrait en effet comparer le maloya au blues américain, style musical à travers lequel les esclaves accablés extériorisaient leurs sentiments profonds, manifestaient leur mal du pays, se révoltaient aussi d’une certaine façon contre les mauvais traitements infligés par leurs maîtres. Le terme maloya viendrait d’ailleurs du malgache "maloy aho", ce qui signifie à peu près "dire ce qu’on a sur le cœur".

Pour Thomas et Stéphane, c’est une véritable révélation et, très vite, avec leurs amis d’enfance issue du même quartier de Saint-Joseph, réputé "zone sensible", ils décident de former un groupe pour échapper à l’ennui et à la morosité quotidienne. Sans savoir encore ce qui les attend, la bande de jeunes gens fonde, avec les quelques rares instruments qui leurs tombent sous la main, une future institution du maloya baptisée Melanz Nasyon. La fête de la musique 1996 permettra au groupe de faire ses premières armes sur scène. Celui-ci est alors composé de Thomas au chant et bongos, Stéphane au Kayamb, David au djembé, Sébastien au Piker, Vanessa au triangle et Daniel au roulèr. Après avoir assuré une première partie pour Baster, formation très populaire à la réunion, nos six musiciens enchaîneront les concerts, les festivals locaux, et du même coup, les rencontres fort bénéfiques avec des figures de proue de la musique réunionnaise, tels que Danyel Waro, Firmin Viry, le Rwa kaf ou encore Gilbert Pounia du groupe Ziskakan.

Les dates et lieux de prestations se multiplient, mais Melanz Nasyon ne publiera son premier album qu’en 1999. Anao, c’est son titre, sera acclamé par l’ensemble de la presse réunionnaise, spécialisée ou pas. Cet excellent disque sera très vite suivi, seulement quelques mois plus tard, par un Larg pa maloya lui aussi couvert d’éloges un peu partout lors de sa sortie. Entre-temps, si certains musiciens ont quitté le navire, le groupe se sera enrichi de nouveaux arrivants, citons entre-autres Patrice Payet (roulèr, chant), Loran DALO (congas), ou Vincent Lauret (Piker et triangle), ou Huguette Hoarau et Marie-Paule Payet (chant). Aujourd’hui, Melanz Nasyon fait partie intégrante du paysage musical réunionnais, toujours emmené par ses fondateurs Thomas Médor et Stéphane Grondin. Ce dernier est devenu avec le temps l’un des plus actifs défenseurs et promoteur du genre, allant même jusqu’à fonder son propre label, Maloyallstars Production. Signalons que la maison de disque a eu, tout récemment, l’heureuse idée d’immortaliser sur CD les meilleurs titres de Gramoun Sello, l’une des dernières légendes du maloya traditionnel. Et Stéphane Grondin ne semble pas très de vouloir s’arrêter là !

Si Melanz Nasyon n’a jamais renié, bien au contraire, l’aspect revendicatif et engagé du maloya, il lui a apporté une nouvelle fraîcheur, une dimension festive presque inédite. Les chansons du groupe abordent, et ce depuis sa création, les problèmes quotidiens des réunionnais, le chômage, les ravages de l’alcool, mais toujours dans un véritable élan positif, avec un optimisme porté par les mots et la musique. Le groupe, fier du brassage culturel dont il est né, se fait l’habile porte-parole de cette identité réunionnaise. Il sait également parodier certains aspects du mode de vie de ses congénères, tels que les fameux Ladi-lafé, ou les ragots de Madanm Klemans ! Ce célèbre titre fait partie des 15 grands classiques de Melanz Nasyon présents sur ce best-of. Pour réaliser l’album, le groupe s’est payé le luxe, pour notre plus grand plaisir, de tous les réenregistrer dans les conditions du live, d’où une grande homogénéité sonore appréciable sur la durée (les percussions sont cependant à mon avis quelque peu sous-mixées, dommage). Si le maloya est une expérience à vivre de préférence en direct avec les musiciens et dans l’énergie du moment, le disque s’écoute avec le plus grand plaisir. Il constitue ainsi, pour tout amateur des rythmes traditionnels de l’océan indien, une petite anthologie de Melanz Nasyon, icône incontournable du maloya moderne.

Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /2009 12:29

SLAMELODIE/SCENE OUVERTE
DIMANCHE 10 MAI 2009 à 15h

Saint-Denis, Place du 8 mai 1945

Dans le cadre du festival "Voyage en 3 D", le Café Culturel et l'association Slamélodie organiseront leur scène ouverte "hors des murs", sur la Place du 8 mai 1945 à Saint-Denis. Au programme : slam, chanson, création et improvisation musicale entremêlés ! Animation : Auzef et Philippe.
http://www.myspace.com/slamelodie
http://cafeculturel.org/

VOYAGE EN 3 D

Organisé par le CIVD, association étutiante de Paris 8 ("Centre Interculturel de Vincennes à Saint-Denis"), "Voyage en 3 D" sera conçue comme une journée de rassemblement inter-associatif, intergénérationnel et interculturel inédite. Village aux couleurs du monde installé au cœur de Saint-Denis, l'événement réunira des stands présentant les activités d'associations citoyennes et étudiantes qui proposent différentes manifestations artistiques : danse, jonglage, théâtre, poésie, rythmes du monde, etc. L'événement sera clôturé par un concert qui marquera le début du Colloque International sur les Universités au Temps de la Mondialisation, qui se déroulera du 11 au 13 mai au sein du campus universitaire, à l'occasion des 40 ans de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.
http://www.univ-paris8.fr/40ans/


Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 22:43


Votez pour Auzef si vous voulez le pousser jusqu'aux Francofolies de la Rochelle cet été. L'enjeu est important, vous pouvez envoyer un jeune et talentueux slameur de 16 ans sur la scène du Festival Francofolies de la Rochelle afin qu'il représente sa ville de Stains (93).

Pour voter, il vous suffit de cliquer ici et de recopier les deux mots ("captcha") qui vous seront demandés sur la page du site de RFO. Attention, ce lien est valable jusqu'au 26 avril prochain, avant la date du verdict final le 5 mai 2009. Merci pour lui !
 
Portrait vidéo d'Auzef, réalisé par Serial Crieur :


Auzef sur le web :
http://myspace.com/auzef
http://auzef-93.skyrock.com/blog


Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 10:34
Femmes artistes du lac Sebu [Philippines]
Mardi 28 Avril à 14h à la Médiathèque Don Quichotte
Entrée libre
 


Rencontre en images avec les femmes d'un village des Philippines, étonnantes créatrices de beauté à travers la musique, mais aussi le tissage, la broderie et l'artisanat.

Dans les montagnes du sud des Philippines, les musiciennes du collectif artistique LEMHADONG passent avec aisance d’un instrument à l’autre : luth, cithare, flûte, gongs, guimbarde, etc. Elles donnent ainsi corps à un imaginaire dont les formes leur sont chuchotées par les arbres, les oiseaux, les insectes, les fées forestières...

Cette production de beauté est pour elles un moyen d’appréhender avec plus d’assurance la modernité qui s’est invitée dans leur société autrefois centrée sur la forêt.

Une initiative de la Maison de Quartier PLAINE

Site du projet Lemhadong
http://www.altamiramonde.net/lemhadong

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A L T A M I R A
A l'écoute du monde
http://www.altamiramonde.net

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INFOS PRATIQUES
Femmes artistes du lac Sebu
Mardi 28 avril 2009 à 14h
Médiathèque Don Quichotte
120 avenue du Président Wilson (Angle de la rue Saint Just)
Tel : 01 55 93 48 70
Entrée libre



Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 20:02
- Par Benoît Lagarrigue
Ca c'est passé à la Ligne 13
Faces dévoilées


Samedi 4 avril à la Ligne 13, Face cachée.

Cette Face cachée était lumineuse ! Samedi 4 avril à la Ligne 13, les musiciens, chanteurs, poètes, slameurs, certains expérimentés, d’autres plus novices, tantôt en solo, tantôt ensemble, ont rivalisé de créativité et de chaleur humaine pour offrir aux spectateurs qui avaient rempli la salle un beau et bon moment. Ce spectacle, organisé par l’association Slamélodie et qui est un prélude à la sortie d’un recueil poétique en octobre prochain, fut une belle réussite pour ces jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, qui nous ont ainsi dévoilé leur face cachée, qui valait le coup d’être vue et entendue. Avec Philippe Vallin, Mario Micaletti, Auzef ou encore Boris Lelong comme mentors, ils nous ont parlé de leurs coups de cœur, de leurs révoltes, de leurs amours, de liberté et de justice, de l’environnement aussi, bref de ce qui les touche. Ceux-là sont des amateurs, au sens premier du terme : ils aiment ce qu’ils font et font ce qu’ils aiment.

Benoît Lagarrigue
Le Journal de Saint-Denis
Edition du 8 avril 2009








Photos : Yann Mambert (tous droits réservés)



 
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