Bienvenue !

Ce blog est consacré à mes activités d'animateur socioculturel à la ville de Saint-Denis (93), mais aussi de chroniqueur et de musicien amateur. Au fil de ces pages, vous pourrez suivre l'actualité de divers projets professionnels et autres initiatives que je (co)pilote ou auxquelles je suis associé : événements, rencontres, concerts, scènes ouvertes, jumelages artistiques, etc. Quelques chroniques musicales seront également publiées selon les coups de coeur et l'inspiration. En bref, ce site est une petite fenêtre ouverte sur mon réseau de proximité, un espace d'information et de partage d'expériences. A bientôt !

Recherche

Recommander

Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 15:51


Slamélodie en concert à la Ligne 13

Face cachée - acte I
le samedi 4 avril 2009 à 20h30


Face cachée est un projet culturel dionysien en deux actes, mais aux multiples facettes. Il s’agit au départ d’un recueil de poésie illustré, créé à l’initiative d’un petit groupe de personnes aux ressources variées et parfois insoupçonnées. L'acte I débouche naturellement sur l’élaboration d’un concert original où musique, poésie et création graphique s'entremêlent, un joyeux mélange de genres entre jeunes et moins jeunes, musiciens et poètes, amateurs et professionnels... Le recueil sera proposé au public à l’occasion de la soirée Face cachée - acte II, prévue à la Ligne 13 en octobre 2009.

Musiciens et poètes sur scène :
Auzef, Nicole Baudet, François Biscaye, Marcelle Courtellemont, Nicole Fernandez, Eric Habib Nathou, Boris Lelong, Mario Micaletti, Fred Natuzzi, Franck Rakotonirina, Miguy Saminadin, Philippe Vallin et Marcel Vernière.
Coordination artistique : Mario Micaletti et Philippe Vallin
Scénographie visuelle : Alexis Lelong et Karell Pemba

LA LIGNE 13
Maison de la Jeunesse
12, place de la Résistance et de la Déportation
Saint-Denis
Accès Métro L.13 Porte de Paris

Entrée : 3,50 €
Renseignements au 01 55 87 27 10

 
Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 14:07
- Par Mario Micaletti et Philippe Vallin


Face cachée : une création poétique, picturale et musicale

"Face cachée" est un nouveau projet culturel lancé en 2009 par l'association dionysienne Slamélodie. L'initiative entremêle les motivations et les compétences artistiques d’un groupe d’amateurs de tout âge, en vue de réaliser ensemble un recueil de poésie illustré, lancé puis inauguré au moyen d’une création musicale sur scène en deux actes.

Les sources et la philosophie

Le projet Face cachée s'inscrit dans une série d'événements socioculturels et intergénérationnels qui ont vu le jour depuis 2 ans à Saint-Denis, avec le concours des habitants, dans le sillage de partenariats étroits et interactifs entre la ville et le réseau associatif local (avec en premier lieu Altamira, le Café Culturel et Slamélodie).

Parmi les exemples les plus remarqués, nous pouvons citer le lancement du cabaret urbain "la Fabrique du Macadam" et la création du CD "Génération slam", avec  dans les deux cas l'implication des membres de l'atelier d'écriture hebdomadaire de Grand Corps Malade. Il convient également de rappeler les prestations scéniques créées à Saint-Denis par Slamélodie, donnés spécialement en mai 2008 à l'occasion de la Semaine de l'Environnement  (“ Saint-Denis s’engage pour la planète ”) et du Temps Fort du Handicap.

Enfin, soulignons l’émergence et le succès des scènes ouvertes musicales de Slamélodie au Café Culturel, où se croisent et s’expriment la plupart des protagonistes de ces grandes aventures intergénérationnelles.

Toutes ces créations de qualité reposent sur un équilibre entre travail professionnel et amateur. Les différents acteurs de ces projets sont pour la plupart des habitants de Saint-Denis, jeunes ou retraités, parfois même des agents de la mairie. Dans tous les cas, il s’agit de mobiliser et de valoriser les ressources créatives de chacun (artistiques ou techniques), en invitant au mélange des genres et à l’expression croisée.

"Face cachée" découle de tout cela : des textes ont été créés à l’occasion de ces rencontres, d’autres ont vu le jour depuis. Cette dynamique a naturellement débouché sur l’envie de regrouper ces poèmes dans le cadre d’un recueil. Les textes ne seront pas signés au bas de chaque page afin de souligner la dimension collective de cette réalisation. Le nom de chaque auteur sera mentionné en fin d'ouvrage, avec l’ensemble des nombreux protagonistes du projet.

"Face cachée", c'est aussi tout ce qui se cache au fond de chacun : ces habitants, ces collègues que l’on croise au quotidien et qui peuvent s’exprimer au détour d’une rencontre aboutissant à un projet culturel commun. Cette logique de collaboration sera amenée, sans aucun doute, à se développer dans nos pratiques, car elle constitue un réel enjeu de société

La mise en oeuvre et l'échéancier

Le projet "Face cachée" est un concept qui se décline en 2 actes :
-    Le premier à l'occasion du Printemps des Poètes 2009
à Saint-Denis, la Ligne 13, le samedi 4 avril à 20h30, avec à la clef une création scénique en lien avec le recueil.
-    Le second en novembre prochain avec un nouveau concert pour l’ouverture de la saison à la Ligne 13 (date à définir). La soirée verra inauguration et la distribution du recueil à titre gracieux à chacun des spectateurs.

Le recueil de poèmes



L’association Slamélodie, avec le soutien de la ville de Saint-Denis, souhaite éditer sans aucun but commercial le recueil de poésie collectif. Une cinquantaine de textes composeront le livre, chacun illustré d'un photomontage numérique imaginé par l’artiste plasticienne Karell Pemba.

Les auteurs de "Face cachée" : Auzef, Sylvain Bellego, François Biscaye, Marcelle Courtellemont, Nicole Fernandez, Bruno Lagree, Philippe Lombard, Alexis Lelong, Mario Micaletti, Karell Pemba, Miguy Saminadin, Frédéric Natuzzi, Philippe Vallin et Marcel Vernière.

Maquette/mise en page : Gérard et Alexis Lelong

Les concerts
La dimension musicale viendra ensuite se joindre au texte et à l’image, avec une création scénique soignée et originale en deux actes distincts, où l’important travail de conception graphique sera tout particulièrement mis en valeur par le biais de projections vidéos.

Musiciens et poètes sur scène à l'occasion de "Face cachée acte I" :
Auzef (slam), Nicole Baudet (chant), François Biscaye (basse, guitare acoustique), Marcelle Courtellemont (slam), Nicole Fernandez (slam), Eric Habib Nathou (Batterie), Boris Lelong (claviers, paysages électroniques, percussions), Mario Micaletti (guitares, chant/slam), Fred Natuzzi (slam), Franck Rakotonirina (groovebox, guitare, effets), Miguy Saminadin (slam), Philippe Vallin (flûtes du monde, harmonica, chant/slam) et Marcel Vernière (slam).

Scénographie visuelle : Karell Pemba
Technique lumières : Alexis Lelong

Pilotage du projet : Mario Micaletti et Philippe Vallin



Visitez les mondes de K Pemba :
http://kpemba.free.fr/
http://myspace.fr/kpemba



Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 12:26


Auzef, jeune slameur et rappeur stanois (93), sera en concert de sélection pour les Francofolies 2009 à la Rochelle, en formule acoustique. Il partagera la grande scène de l'Espace Paul Eluard avec quatre autres groupes et artistes émergeants de sa ville :

Le dimanche 25 janvier à 15h
Entrée libre mais réservation conseillée

Auzef, soldat de plume : slam & rap
Musiciens : Joon Claudio (flute traversière bambou, guitare, voix), Sancho (guitare) et Philippe Vallin (flutes bambou, voix)

Espace Paul Eluard
2 place Marcel Pointet
93240 Stains
Tel : 01 48 29 30 74

Découvrez les artistes et votez en ligne pour Auzef sur la page d'accueil du site web de la ville de Sains :
http://www.ville-stains.fr

Auzef sur myspace : www.myspace.com/auzef



Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /2008 13:55
- Par Philippe Vallin
Steve Shehan & Baly Othmani - Assikel (Safar productions 2008)

Assikel est le témoignage posthume d’une belle rencontre musicale mais surtout humaine,  point de départ d’une amitié sans limite entre deux hommes et artistes d’exception, j’ai nommé le multi-instrumentiste globe-trotter Steve Shehan et le poète musicien touareg Baly Othmani. L’album enfin révélé représente l’ultime volet d’un passionnant triptyque entamé par les deux complices en 1994 avec la parution du magnifique et intime Assouf (la nostalgie), suivi quelques temps plus tard par Assarouf  (le pardon), disque à la production plus étoffée, explorant encore davantage la fusion des sonorités traditionnelles et modernes. Assikel (le voyage) prend aujourd’hui une dimension émotionnelle toute particulière quand on sait que Steve l’a terminé seul, et ce plusieurs années après la disparition tragique de son vieil ami. En effet, Baly Othmani est décédé accidentellement en 2005, emporté par la crue de l’oued qui traverse Djanet dans le Tassili, région du sud-est algérien où il vivait modestement auprès de sa famille.

Mais avant de détailler le contenu musical d’Assikel, revenons un peu sur les parcours exceptionnels de nos deux artistes, et les circonstances assez insolites de leur rencontre. Mebarek Othmani, dit Baly, est né en 1953 à Djanet. Alors qu’il étudie la médecine, le jeune homme se prend de passion pour le oud (luth arabe), instrument avec lequel il commence à entonner des airs traditionnels touareg, et finit par s’accompagner lui-même sur ses propres textes, composés en tamacheq (langue berbère). Toujours à Djanet, où il exerce le métier de chirurgien dans un l’hôpital, il fonde un ensemble vocal et instrumental mixte en compagnie de sa mère Khadidja, et quelques-uns de ses cousins et cousines. Son activité de musicien prend alors son envol, au sein de cette petite formation qui se produira au delà des frontières Algériennes. En 1991, Baly rencontre Steve Shehan par le plus grand des hasards, dans un taxi collectif en route pour Djanet, et qui emmenait ce dernier à la recherche de musiciens pour un projet de concert, sur un territoire qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Au fil de la discussion, les deux hommes se trouvent des centres d’intérêt communs (mais pas encore la musique !), et c’est très naturellement que Baly invite Steve à prendre un thé chez lui, une fois arrivés à destination. Steve interpelle son compagnon sur la présence d’un oud accroché au mur, quelque-peu surpris et intrigué (en effet, l’érudit musicien sait pertinemment que le luth n’existe pas dans la musique traditionnelle touareg). Baly s’en saisit et se met à jouer avec un feeling rare, ce qui sera pour Steve Shehan une véritable révélation, et le point de départ d’une longue collaboration artistique on ne peut plus fraternelle.

Steve Shehan est né quant à lui en 1957 sur une petite île de Floride aux Etats Unis, d’une mère française et d’un père indien cherokee. Fuyant une enfance tumultueuse, animé par une soif intarissable de découverte et par sa propre quête identitaire, le tout jeune Steve se met à voyager de par le monde (l’Afrique restant sa terre de prédilection), voyages qui deviendront vite une drogue et un mode de vie à part entière. Il croise très tôt sur son chemin les percussions dont il fera ses instruments de prédilection et fidèles compagnons de route. Steve Shehan est aujourd’hui un compositeur et un poly-instrumentiste de renommée internationale. Au fil de son parcours atypique, il a su développer une maîtrise technique absolue en matière musicale, mais surtout un son et un phrasé personnels qu’il saura mettre à contribution de multiples projets et collaborations, tous plus passionnants les uns que les autres. Steve Shehan a en effet une manière assez unique de faire "chanter " et "danser " ses instruments. On en découvre toutes les subtilités et saveurs dans ses créations liées au Jazz métissé (au sein du fameux Hadouk Trio), aux musiques improvisées, à la chanson (Steve vient par exemple de produire le tout nouvel album de Paul Simon) ou encore aux musiques de films.

La trilogie saharienne que Steve Shehan aura réalisée avec son ami Baly Othmani est assez emblématique de son histoire personnelle et de sa philosophie de vie. Le musicien considère en effet avoir retrouvé une part de ses origines perdues auprès du peuple touareg (il avoue ne rien connaître de son héritage culturel cherokee), et la rencontre avec l’autre est inscrite comme le mot d’ordre sacré de son existence. Son amitié fraternelle avec Baly en est sûrement la plus belle des illustrations. Avec Assikel, notre percussionniste sans frontière rend un hommage brillant au poète défunt, dont la verve et l’énergie communicative renaissent à travers l’enregistrement. On retrouve pour notre plus grand plaisir le chant lumineux de Baly et les mélopées de son luth enjoué et festif, qui se déploient au sein de treize nouvelles compositions délicatement arrangées par Steve. Une fois n’est pas coutume, l’artiste produit cette nouvel œuvre de main de maître, avec ce langage et cette couleur musicale qui lui sont propres. Ainsi, il met à contribution d’Assikel toute une batterie d’instruments et de sonorités collectés lors de ses pérégrinations autour de la planète, tels que gongs, calebasses, shakers brésiliens, "Knong wong" du Laos, etc. Steve Shehan assure également les claviers, les basses et ses innombrables percussions, dont l’incontournable djembé martelé avec précision de ses mains habiles ou caressé sensuellement à l’aide de ses fameux balais de ménage. Le résultat final est tout à fait extraordinaire, ses hissant sans peine au niveau musical et émotionnel de ses deux incontournables ainés.

Assikel, c’est aussi un film documentaire et biographique magnifiquement écrit et réalisé par Talia Mouracadé et Thibaut Castan. L’œuvre à part entière qui en résulte est entièrement dédiée au parcours hors-normes de Steve Shehan, depuis son premier voyage initiatique à l’île de Bali jusqu’à sa rencontre inopinée avec un autre Baly. Le film, appuyé par la très jolie narration de l’acteur et chanteur Tcheky Karyo, constitue un ouvrage exemplaire, précis et bien documenté, qui permet de s’immiscer dans l’intimité d’un homme exceptionnel, au talent et à l’humilité rare. Au travers de ses propres témoignages et des commentaires élogieux, éclairés et souvent émouvants d’une pléiades d’artistes (dont Didier Malherbe, Thierry David, Bruno Heuze, Paul Simon, Rokia Traoré, Wasis Diop, Zazie…), on découvre une personnalité singulière, touchante, ouverte au monde et aux autres, qui n’a eu de cesse de s’enrichir au sens noble du terme qu’à travers la rencontre authentique et l’expression croisée. Vers la fin du métrage, Steve retourne à Djanet dans la famille de Baly, devenue avec le temps sa famille d’adoption. On y fait la connaissance du jeune Nebil Othmani, le fils qui semble avoir saisi l’essence et repris le flambeau de son père, et avec lequel Steve a déjà commencé à collaborer musicalement. Le cycle de Bali à Baly vient ainsi se refermer, pour la renaissance d’une nouvelle histoire et d’un nouveau partage. Disque musical inespéré et film documentaire bouleversant, Assikel est un ouvrage définitif et incontournable, riche de beauté et d’humanité, qui nous rappelle à quel point la musique reste avant toute chose… un chemin vers l’autre.

Philippe Vallin



Site web : www.steveshehan.com




Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /2008 10:56
- Par Fred Natuzzi et Philippe Vallin
The Armada - Kingdom records 2008

Entendre un Jim Morrison énervé sur de la musique très influencée par Led Zeppelin vous tente-t-il ? Ce sont les premières choses qui viennent à l'esprit lorsqu'on découvre Jeff Martin dans ce groupe devenu mythique : The Tea Party. Canadien d'origine, cet excellent power trio n'eut de succès qu'au sein de sa propre patrie ainsi qu’en Australie, où Jeff Martin aura su trouver son public d’aficionados. Pourtant, les compositions très dynamiques du groupe, alliant rock lourd et influences orientales à grand renfort d'instruments plus exotiques les uns que les autres, aurait très bien pu devenir incontournable sur la planète rock. Malheureusement, la faute en revenant peut-être à une distribution mal orchestrée (le groupe aura pourtant signé chez EMI), The Tea Party ne sera connu et reconnu que dans les cercles confidentiels d’amateurs d'un genre gothique atmosphérique et aventureux. Se voulant porte drapeau de l'héritage Led Zeppelin, The Tea Party arrivera tout de même à se faire remarquer par Jimmy Page et Robert Plant, qui, impressionnés par le talent orchestral du groupe, les invitera à l’occasion de leur énorme tournée No Quarter, réunissant sur scène une pléiade de musiciens orientaux. Ainsi, grâce à leurs deux mentors, Jeff Martin et ses acolytes purent assurer quelques dates de premières partie en Europe.

Si le groupe n’atteint pas les sommets de notoriété espérés, le triptyque Edges of Twilight, Transmission et Tryptich, paru entre 1995 et 2000, reste carrément indispensable à tout amateur de bon rock. Quelques années plus tard et la passion en chute libre, le groupe finit par se dissoudre. Jeff Martin s’envole dans un premier temps en Australie, puis en Irlande où il se rapproche d'un de ses vieux héros, Roy Harper (vous savez, celui à qui Led Zeppelin tira son chapeau en 1969 et qui chanta Have a Cigar sur l'album mythique Wish you were here de Pink Floyd). Quelques conseils avisés de Roy plus tard et voici Jeff Martin de retour sur le devant de la scène, avec à la clef un premier album en solitaire de très bonne facture. Ainsi paraît Exile and The kingdom, disque plus acoustique agrémenté de couleurs bluesy qui siet parfaitement à la voix puissante et profonde de Jeff. L’influence Led Zep se veut plus discrète mais toujours de mise, et ce n’est peut être pas un hasard si on retrouve dans le line-up de l’album un certain Michael Lee, ancien batteur pour Page & Plant.

Après trois ans de concerts dont une pléthore en formule acoustique, Jeff commence à en avoir assez de faire le troubadour et il lance The Armada, nouveau groupe constitué de lui-même et de Wayne Sheehy, batteur de sa tournée solo. On retrouve enfin toute la verve et l’énergie fougueuse de Tea Party, avec toujours les sonorités blues du premier album de Jeff Martin. Des titres comme Morocco ou Invocation renouent avec la veine orientalisante du passé, Broken, A line in the sand, I want You sont des ballades tueuses de beauté, bien écrites, avec des mélodies simples mais imparables. Quant à Chinese Whispers ou Closure, ils envoient leur force à grands coups de riffs électriques et de batterie martelante, démontant n'importe quel jeune groupe sensé faire du bruit. Enfin, on retrouve au menu de cette belle galette une nouvelle version de l'entêtant et efficace Black snake blues, bénéficiant d’un mixage différent de l’original, avec un effet insolite sur la voix de Jeff Martin. Aucun temps mort ni faute de goût à déplorer ici, et l’album, parfaitement équilibré, passionne et prend aux tripes de bout en bout.

The Armada a donc débarqué mais il n'est malheureusement disponible à l’achat que sur le net, en passant par le site web du groupe. Jeff Martin a en effet décidé de ne plus avoir à faire avec les maisons de disque, préférant prendre le chemin de l’indépendance créative et économique. Au final, ce premier album de The Armada est une bombe définitive, et il serait vraiment dommage de passer à côté !

Fred Natuzzi et Philippe Vallin




Jeff Martin sur le web :
www.jeff-martin.net
www.thearmada.com


 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés