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Ce blog est consacré à mes activités d'animateur socioculturel à la ville de Saint-Denis (93), mais aussi de chroniqueur et de musicien amateur. Au fil de ces pages, vous pourrez suivre l'actualité de divers projets professionnels et autres initiatives que je (co)pilote ou auxquelles je suis associé : événements, rencontres, concerts, scènes ouvertes, jumelages artistiques, etc. Quelques chroniques musicales seront également publiées selon les coups de coeur et l'inspiration. En bref, ce site est une petite fenêtre ouverte sur mon réseau de proximité, un espace d'information et de partage d'expériences. A bientôt !

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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 22:13
- Par Philippe Vallin
Marillion - Less is more (Intact records 2009)

Depuis ces derniers mois, les cinq musiciens de Marillion ont publié régulièrement sur leur site un journal vidéo suivant pas à pas la genèse de leur nouveau projet : la réalisation d'un album de reprises issues de leur propre répertoire. Less is more, disque entièrement acoustique ou presque, est aujourd'hui fin prêt et disponible. Rien de bien neuf ni de très original dans cette démarche me direz-vous, mais pourtant, cette sélection de morceaux datant des dix dernières années du groupe crée la surprise, quand elle ne touche pas tout simplement au sublime. Marillion nous avait annoncé ces versions comme des quasi nouvelles chansons, et c'est presque finalement le cas, tant les titres ont été radicalement revisités au niveau des arrangements, du choix des sonorités, des changements de tons, de rythmes ou d’atmosphères.

C’est Go !, l’un des tous meilleurs titres du fort bancal mais bien produit marillion.com qui ouvre l’album. Petite pulsation de glockenspiel, notes de guitare classique, ensemble de cordes et voix enchanteresse de Steve Hogarth, on se croirait presque arrivé au pays des fées. L’ambiance si particulière du minimaliste et extraordinaire Kuur des islandaises Amiina, cousines et complices de Sigur Ros, n’est pas bien loin ! Interior Lulu, passionnant "morceau à tiroirs" issu du même marillion.com, poursuit dans une veine proche, réalisé avec le même genre d’instrumentarium, dulcimer, piano et orgue hammond en renfort. L’enchainement des chefs d’œuvres continue avec le classique et très émotionnel Out of this world (sûrement mon titre préféré du groupe !) qui ne perd rien de sa puissance ni de sa splendeur sans les envolées mélodiques et saturées du guitariste Steve Rothery et les nappes atmosphériques immenses signées Mark Kelly. D’autres titres, s’ils n’atteignent pas la magie des trois précédents, n’en demeurent pas moins brillants, à commencer par The Space, cuisiné ici à l’aide d’une sauce jazz/blues assez surprenante mais délicieuse pour les papilles auditives, le heavy-fm Hard as love se transformant miraculeusement en une jolie ballade façon Beatles, ou encore Quartz qui perd son énorme groove au profit d’arrangements tout à fait étranges et déroutants lors d'une première écoute !  On retiendra également This is the 21st century qui, dénué de sonorités trip-hop/électro et transposé à une octave supérieure, change radicalement d’ambiance mais reste tout aussi intense et bouleversant. Memory of water et It's not your fault, nouvelle composition des cinq d'Aylesbury et seul véritable inédit de l’album, resteront davantage anecdotiques dans leur traitement, même s’il s’agit par ailleurs d’excellentes chansons. Quand à l'agaçant If my heart were a ball, il s’agit à mon sens de la seule faute de goût de Less is more, à commencer par sa présence au menu, Mais bon, il faut savoir aussi que j’ai toujours détesté cette compo, alors que d'autres jubileront peut-être  ! Enfin, signalons la présence d’un "morceau caché" (quelle habitude un peu débile !) qui n’est autre que l’impopulaire Cannibal surf babe, sorte de clin d’œil déjanté aux Beach Boys, plutôt fun en version acoustique avec son rythme entrainant et sa petite touche finale sympa à l’harmonica.

Less is more aurait pu être d’une grande banalité vu son concept de base, mais fort heureusement il n’en est rien. Ce serait sans compter en effet sur l’énorme potentiel créatif des gars de Marillion et leur indéniable aptitude à se renouveler constamment, ce malgré l’étiquette injustifiée de groupe has-been qui leur colle à la peau depuis les années 80 et le "renouveau" du rock progressif. Le club des cinq s’est forgé avec le temps une formidable maîtrise instrumentale et vocale qui, espérons-le, continuera de nous surprendre dans les années à venir. Less is more prouve en attendant leur capacité de dénuder jusqu'à l'essentiel des compositions souvent épiques sans en atténuer la sensibilité à fleur de peau. Avec ou sans électricité, le feeling de Marillion prend aux tripes et la magie opère, encore et toujours. Une nouvelle oeuvre à part entière, à consommer sans modération !

Philippe Vallin



Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 23:15


Le samedi 10 octobre 2009 à Saint-Denis, le slameur dionysien Ruddy Edouard - alias "Handicapable", participera au concert d'Urban Gospel et à celui de la chanteuse ivoirienne Esmonde Kore, dans le cadre d'un événement musical organisé par l'association "La main au coeur". Une initiative à saluer, et une belle occasion de venir soutenir et applaudir Ruddy, élève de grand Corps Malade et incontournable des scènes slam de la région parisienne !

Samedi 10 octobre 2009
Saint-Denis - Salle de la Légion d'Honneur

13h30 : Urban Gosel + Handicapable (entrée gratuite)
21h jusqu'à l'aube : Esmonde Kore + Etoiles d'Afrique + Handicapable
(entrée : 10 €)

6, rue de la Légion d'Honneur
93200 Saint-Denis

Métro Ligne 13 Saint-Denis Basilique/Tramway T1/Bus N°153
Informations : 06 68 27 60 24

www.myspace.com/handicapableslam

 
Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 08:07


Saint-Denis/Madagascar
Tous Pareils : à la découverte d'Isorana et ses artistes


En octobre 2009 à Saint Denis, nous vous invitons à venir découvrir cette belle aventure humaine à travers une série de d’interventions auprès des habitants, rencontres participatives où se côtoient image et poésie, anecdotes et récits de voyage, chanson et musique vivante. Cette "tournée des quartiers" sera le prologue d'un spectacle collectif donné à Saint-Denis par les dionysiens en scène, dans le courant du mois de mars 2010 !


CENTRE VILLE
Mercredi 30 Septembre 15h
Résidence Basilique
2/4 rue du Pont Godet


PERI LANGEVIN
Vendredi 2 Octobre 20h
Antenne Jeunesse Péri-Langevin
3 rue Baudelaire


FRANC MOISIN
Vendredi 9 Octobre 20h
Ecole Rodin-Renoir
17 allée du Languedoc


DELAUNAY
Samedi 24 Octobre 15h
Résidence Ma Maison
23 rue Gaston Philippe


Entrée Libre
Information : 01 49 33 71 75






Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 20:37
- Par Philippe Vallin
Fairy World V – Prikosnovénie 2009

Le label Prikosnovénie publie (déjà !) le cinquième volume de la série Fairy World, et, une fois n’est pas coutume, en un très classieux digipack illustré au format livre. Le disque compile quelques jolies perles de son singulier catalogue féérique afin d'offrir aux amateurs un passionnant voyage auditif de soixante-dix minutes vers des mondes lointains et enchantés. Cette nouvelle édition reste idéale pour s’initier à l’esthétique promue par le label, un mélange d’influences folk, celtiques, orientales ou encore médiévales, parfois saupoudrées de quelques sonorités plus modernes, empruntées au trip-hop ou à l’électro minimal. Fairy World V permet surtout de découvrir une pléiade d’artistes  originaux et talentueux venus d’horizons divers, d’Europe et d’ailleurs.

Cette compilation est peut-être la plus homogène de toutes sur le plan musical, se livrant à l’auditeur comme la bande originale d’un film imaginaire dont il assurera lui-même la mise en scène. L’ensemble baigne dans une atmosphère globalement éthérée, orientalisante et aux parfums de mysticisme, invitant à la rêverie et au dépaysement total. C’est l’ensemble néo-classique russe Caprice qui inaugure l’excursion en terres de Prikosnovénie avec le délicat et acoustique sage. Bien connu pour ses quelques brillants albums concepts en hommage à J.R.R Tolkien, Caprice,  l’une des figures de proue du label nantais, excelle décidemment dans l’art de la mélodie ciselée et des climats fantastiques et légendaires. Vient ensuite Me and Rose de la londonienne Mélanie Garside, alias Maple Bee, extrait de son deuxième album pop-folk intitulé Home. Cette jolie complainte mélancolique est magnifiée grâce à la voix douce et ensorcelante de la jeune chanteuse, qui n’est pas sans rappeler le timbre de l’islandaise  et icône pop Emiliana Torrini, influence avouée de Maple Bee.

Côté surprise, les danois de Valran nous offrent avec Droemte mig en droem un morceau vraiment exceptionnel (mon coup de cœur de l’album !), à ranger quelque part entre Björk pour le style vocal et Mari Boine pour l’ambiance musicale. Guitares, flutes de monde, percussions chamaniques et piano à pouces tissent en effet une  fresque vibrante, proche des envolées hypnotiques dont l’artiste sami a le secret. Dans la foulée de ce petit chef d’œuvre, les morceaux choisis de Corde Oblique (Italie) et Sava (Allemagne) nous proposent chacun un petit quelque-chose dans la droite lignée des derniers Loreena Mc Kennitt, voix féminines et folk celtique métissé obligent. Le prévisible Platoun de nos compatriotes d’Omasphere évoque quant à lui très (trop ?) fortement le Dead Can Dance de la dernière époque, avec ses percussions répétitives, son dulcimer de rigueur et ses incantations religieuses façon Lisa Gerrard. Dans le genre, on savourera davantage le Stars of the wind des bulgares Irfan, forts de leur style plus personnel, ou encore Aman Doktor des américains Stellamara, et leur musique tout aussi envoûtante, teintée d’effluves orientales, indiennes et balkaniques.

Les œuvres instrumentales ne manquent pas à l’appel au sein de ce Fairy World V. On y retrouve entre autres avec grand plaisir le violon du tchèque Ivo Sedlacek qui, sur le méditatif sun,  dialogue intimement avec quelques notes cristallines de koto japonais. Enfin, des extraits signés par les artistes Lys, Poussière d'étoile, Alizbar (indispensable si vous aimez la harpe celtique !) et Crista Galli viennent parachever un tableau sans ombre ni faute de goût. Sachez pour conclure que cette édition CD peut être accompagnée sur commande en ligne auprès du label d’un DVD collector regroupant les prestations live d’Antrabata, Ashram et Crista Galli au festival de Clisson 2008, ainsi que quelques clips de divers artistes prikoskovéniens. Beau bouquet d’émotions que cette nouvelle invitation chez nos amies les fées. Jamais l’évasion n’aura été aussi belle, et l’envie d’aller plus loin aussi forte !

Philippe Vallin
Chronique réalisée pour le magazine Ethnotempos



Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 07:44
- Par Benoît Lagarrigue

« Tous pareils ! » Ça claque comme un slogan ; ça sonne comme une évidence ; et c’est un projet qui croît et s’embellit au fil du temps. Flash-back. En 2007, Boris Lelong, de l’association Altamira, effectue un voyage à Madagascar. Il rencontre le village d’Isorana, dont les habitants sont aussi bien cultivateurs qu’artistes. Autour d’une bibliothèque de campagne, ils jouent de la musique, chantent, dansent, se racontent des histoires… Boris, qui a mené avec Philippe Vallin, coordonnateur des animations auprès des retraités, plusieurs projets intergénérationnels autour de l’écriture, de la chanson et du slam, a sur lui un enregistrement de ce qui se fait à Saint-Denis. C’est le premier échange musical : un slam d’une retraitée de la résidence Croizat est aussitôt mis en musique par le groupe Tanga, les musiciens amateurs d’Isorana. C’est de là que naît l’idée d’échanges entre Saint-Denis et le village malgache.
Un an après, Boris retourne à Isorana, accompagné cette fois-ci par la slameuse dionysienne Sophia. Ils racontent leur ville, montrent des photos, animent des ateliers, font de la musique avec les habitants. « Avec la musique, pas besoin de parler la même langue », se rappelle Sophia. « C’était un vrai bonheur », ajoute-t-elle. Et c’est là que naît Tous pareils, la chanson. « Nous étions avec les musiciens de Tanga, qui jouaient une berceuse. Ils m’ont demandé d’improviser sur leur musique. J’ai lancé ce refrain, on est tous pareils. Ensuite, j’en ai fait une chanson et ils ont dynamisé leur air. C’est un peu devenu l’hymne de l’aventure. C’est un vrai bon souvenir. » « C’est devenu le tube local », sourit Boris. Celui-ci filme, enregistre, pour pouvoir montrer Isorana aux Dionysiens.

Ateliers de collectage de la culture dionysienne

Avec le soutien de la Ville, quatre rencontres sont programmées (voir ci-dessous), au cours desquelles images, poèmes, récits, chansons, musique dévoileront cette belle aventure. « Ce que nous souhaitons, c’est que les habitants de Saint-Denis s’approprient le projet », espère Philippe Vallin. C’est bien parti ! Le réseau de Slamélodie, de Génération slam, des associations, des lecteurs de la médiathèque sont déjà partie prenante du projet. « Avec eux, nous voulons ouvrir des ateliers de collectage de la culture dionysienne », ajoutent en cœur Philippe et Boris, qui vont à nouveau partir en novembre pour Isorana, avec tout ce qu’ils auront amassé d’ici là.
Ensuite, sans brûler les étapes, car le projet s’étalera sur plusieurs années, les deux compères envisagent, pourquoi pas, de monter un spectacle, d’élaborer une création commune entre Isorana et Saint-Denis, d’enregistrer un CD à partir de ces deux cultures mélangées, de faire venir ici le groupe Tanga… « Mais ce qui compte, ce n’est pas d’atteindre un objectif, c’est le chemin qu’on prend et les rencontres qu’on y fait. »

Benoît Lagarrigue
Le Journal de Saint-Denis
Article paru dans l'édition du mercredi 23 septembre 2009

Mercredi 30 septembre à 15 h à la résidence Basilique (2/4, rue du Pont-Godet). Vendredi 2 octobre à 20 h à l’antenne jeunesse Péri-Langevin (3, rue Baudelaire). Vendredi 9 octobre à 20 h à l’école Rodin-Renoir (17, allée du Languedoc), Samedi 24 octobre à la résidence Ma Maison (23, rue Gaston Philippe). Entrée libre. Informations complémentaires au 01 49 33 71 75.


Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 10:48
- Par Philippe Vallin


Le projet :  source, historique et finalités


La présente initiative s’inscrit dans le cadre du projet  "Un Printemps en Plein Hiver", une coopération artistique et interculturelle pilotée depuis 2007 par Boris Lelong et moi-même, au titre de l’association Altamira et de la ville de Saint-Denis. Celle-ci réunit des habitants de notre commune et d’Isorana à Madagascar. "Tous pareils" est la troisième étape de ce projet envisagé et conduit sur le long terme.

 "Un Printemps en Plein Hiver" est né à Saint-Denis dans le sillage de "La Mémoire en Chantant", témoignage parlé et chanté de retraités dionysiens produit par Altamira et réalisé en étroite collaboration avec les Directions Culture, Jeunesse et Retraités de la ville. Le disque se conclut par une berceuse de Madagascar, annonçant la suite de l’aventure Altamira avec Saint Denis. Cette chanson est interprétée par une dame retraitée d’origine Malgache et résidante de Croizat, et c’est à son invitation que l’association s’est rendue sur la “Grande Ile” dans le courant de l’année 2007.





La rencontre déterminante pour le lancement du projet a eu lieu à Isorana, une commune rurale du pays Betsileo située dans les Hautes-Terres de Madagascar. Majoritairement paysans, ses habitants sont aussi d’habiles musiciens, danseurs et poètes, et le CLEF (Centre Local d’Echanges Francophones) qui fait aussi fonction de bibliothèque du village, fédère avec entrain tous ces talents. Cette petite structure est aujourd’hui un centre socioculturel à part entière qui se positionne comme un pilier du développement local.




Au cours de ce premier séjour sont nés une série d'enregistrements qui mettent en évidence les différentes expressions artistiques dans et autour de la bibliothèque : poésie, chanson, légendes, discours, proverbes et musique.

Une deuxième mission en 2008 a permis de consolider les liens avec les CLEF et les habitants d’Isorana, et de préciser les contours artistiques du projet. Aussi, avec le soutien financier de la Direction de la Jeunesse de Saint-Denis, s’est engagée dans ce second séjour Sophia Malou, une jeune artiste dionysienne, membre du collectif "Génération Slam" de Grand Corps Malade.




Durant les trois semaines vécues sur place, Sophia a animé plusieurs ateliers d’écriture sur le territoire, en contribuant par ailleurs, avec la chanson et la danse, à la dimension musicale du projet. L’un de ses textes inspirés de cette expérience ("Tous pareils") a été mis en musique par l’un des groupes locaux impliqués, devenant très vite un "tube" fredonné par tous les enfants du village. D’autres poèmes dionysiens sont également revenus sous forme de chansons, parfois traduites en malgache. Dans tous les cas, ces créations sont restituées à posteriori à leurs auteurs, ce qui représente pour chacun une expérience valorisante et souvent inédite.

Ces quelques anecdotes donnent le ton de ce qui est au cœur de ce projet : partager les mots et les notes de musique afin de vivre le monde comme un village convivial, poétique et créatif !




Cette expérimentation réussie d’allers-retours qui mélangent l’expression d’habitants des deux communes se poursuivra dans les années à venir, avec en perspective une création métisse et bilingue qui prendra la forme :

- d’un disque entremêlant musique, chanson, poésie et paysages sonores,
- d’un spectacle pluridisciplinaire interprété par des habitants des deux communes.

La saison "Tous Pareils" : de septembre 2009 à janvier 2010



Après avoir construit un socle solide à Isorana lors des deux précédentes missions, l’objectif de cette troisième étape sera d’élargir la base des dionysiens embarqués dans le projet. Ce nouvel épisode va se déployer sur quatre mois, et en trois étapes distinctes :

- Des rencontres/animations tous publics dans les quartiers

En collaboration avec le service animation et vie sociale du CCAS, Altamira organisera plusieurs événements tous publics dans diverses structures de quartier.

Le calendrier :

- Mercredi 30 septembre à 15h : Résidence Basilique - 2/4 rue du Pont Godet
- Vendredi 2 octobre à 20h : Antenne Jeunesse Péri-Langevin - 3 rue Baudelaire
- Vendredi 9 octobre à 20h : Ecole Rodin-Renoir  - 17 allée du Languedoc
- Samedi 24 octobre à 15h : Résidence Ma Maison - 23 rue Gaston Philippe (dans le cadre de la Semaine Bleue 2009)

Ces rencontres festives, participatives et conviviales, où se succéderont récits de voyage, poésie, chanson et musique vivante, seront entre autres l’occasion de collecter des paroles de dionysiens. L’idée étant la réalisation future d’un slam musical accompagné d’un vidéoclip emblématique du projet. A la préparation et à l’animation de ces rencontres seront associés divers habitants déjà impliqués : jeunes, retraités, groupe de lecture à voix haute, membres des associations Jeunes Espoir de Paix, 93200 Générations, musiciens du réseau Altamira/Slamélodie, etc. Ces nombreuses rencontres préparatoires seront organisées avec les intéressés courant septembre un peu partout dans la ville.

  - Un nouveau séjour à Isorana en novembre 2009



Afin de solliciter la répartie malgache aux contenus élaborés par les dionysiens, une nouvelle mission sera organisée à  Isorana. Ce séjour, ou j'accompagnerai cette fois-ci Boris Lelong, sera l’occasion d’élaborer avec Saint-Denis, Altamira et le CLEF, les suites à donner à ce grand projet de jumelage culturel : observation de la vie locale à Isorana, prise de contact avec les acteurs du développement local, etc. Le principal objectif sera d’imaginer de nouvelles passerelles avec les dionysiens, aboutissant à la conception de futurs partenariats avec les services municipaux de la ville.

Altamira se chargera du pilotage artistique avec les ressources sur place. La structure du morceau sera composée par les musiciens locaux, tandis que les images malgaches du clip seront filmées. Les villageois seront invités à enregistrer le texte, en français ainsi que dans leur langue. Enfin, les contributions de Saint-Denis et d’Isorana seront mélangées, afin que les habitants des deux territoires s’expriment d’une même voix.

L’œuvre amorcée sera complétée en invitant des musiciens de Saint-Denis à ajouter leur expression et leurs instruments, tous styles confondus, à la composition originale initiée à Isorana. Courant janvier, Altamira filmera les images dionysiennes du vidéoclip, en vue d’une diffusion sur Internet et d’une restitution sur scène, dans le cadre d’un concert à Saint-Denis en début d'année prochaine.

- Un spectacle dionysien : janvier ou février 2010 à la Ligne 13



En effet, durant cette période, un spectacle collectif et pluridisciplinaire (musique, chanson, slam, danse, etc.) sera monté en associant les dionysiens qui auront rejoint l’aventure au cours de la tournée de septembre/octobre. Celui-ci sera donné gratuitement fin janvier 2010 à la Ligne 13, et les habitants/familles des différents quartiers sensibilisés tout au long de ce parcours seront invités et accompagnés par les acteurs et partenaires municipaux à cette belle restitution finale. A suivre !

Philippe Vallin



Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 07:46

Le slam, poésie d’aujourd’hui, a envahi les cafés, les bars dans tous les coins de l’Hexagone. Partout des hommes et des femmes, toutes générations confondues clament des textes, font claquer les mots, juste pour le plaisir. Ce mouvement arrivé de Chicago au début des années 90 attire chaque jour des nouveaux adeptes. Depuis la reconnaissance du plus célèbre d’entre eux, Grand Corps Malade, des slam-sessions se déroulent quotidiennement. Des ateliers d’écriture s’ouvrent dans des prisons, dans des maisons de retraite… « Le slam, c’est une bouche qui donne et des oreilles qui reçoivent… ». Une définition donnée par Grand Corps Malade.

Jean-Michel Delage a voulu traiter ce sujet sous la forme de portraits, hors des lieux dédiés au slam. Il a invité chaque slameur photographié à lui donner un manuscrit de son choix : certains lui offert un brouillon, d’autres ont réalisé un texte pour l’occasion.
 
Du vendredi 2 au samedi 31 octobre 2009
Vernissage le 1er octobre à 19h !

Galerie Autres regards
26 rue Montcalm
75018 Paris


Contact :

jm2lage@gmail.com
infoaidda@orange.fr

09 53 44 18 93
06 15 03 26 33

www.jeanmicheldelage.com

Diffusion :

www.babel-photo.com



Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 18:19
- Par Philippe Vallin
Crista Galli – Hayaku (Prikosnovénie 2009)

Il y a deux ans, le duo français Crista Galli avait créé la surprise auprès des amateurs de musiques zen et relaxantes, en publiant sur l’actif label nantais Prikosnovénie un premier album de toute beauté. Sobrement baptisé Matrice d’eau, cet ésotérique opus signé Sarah (alias Shayna) et Jean-Paul Trutet, musiciens éclairés et talentueux multi-instrumentistes, nous invitait à la méditation et au voyage intérieur à travers une œuvre acoustique intimiste, raffinée et délicatement euphorisante. Façonnées à partir de sonorités traditionnelles et de ce mystérieux "chant harmonique" en partie emprunté à de lointaines cultures asiatiques, les compositions de Crista Galli s’imposent dans un style à la croisée de la musique sacrée et des musiques du monde, bien au-delà d’un banal courant "new-age" auquel on pourrait trop facilement les affilier. Et ce n’est pas la parution de l’étonnant et délicieux Hayaku qui viendra contredire mes propos !

Le nouvel essai de Crista Galli se démarque assez nettement de son prédécesseur et s’en va déjà à l’exploration d’horizons musicaux inédits, enrichissant au passage sa palette émotionnelle et sonore. L’œuvre, impeccablement produite, bénéficie en effet d’une panoplie d’instruments classiques et ethniques encore plus variée, pour une rencontre originale avec l’art vocal (chant gaëlique et japonais), les ambiances naturelles "humides" (mer, pluie, grenouilles) et… le silence. Car si Hayaku se révèle bien plus dense que Matrice d’eau, on y retrouve cependant ici et là quelques passages instrumentaux d’une grande sérénité, tel que le bien nommé Floraison, simple et sublime dialogue de low whistle qui, au passage, détourne le style de jeu souvent virtuose de la célèbre flûte irlandaise. Porté par l’inspiration sans faille de ses deux géniteurs et avec l’aide de quelques invités (Daniel Perret à la harpe et au koto, Daniel et Maude Trutet au violoncelle et aux parties vocales additionnelles), l’album emmène l’auditeur dans une sorte de grand périple imaginaire entre l’occident celtique médiéval et l’extrême orient asiatique. Celui-ci débute face à l’océan, avec les quelques notes de piano en apesanteur du magnifique et introductif Armor mirror, baignées dans les vagues et la réverbe. Puis le son cristallin de la harpe et le chant aérien de Shayna prennent ensemble le relais avec Procession, évoquant une aube naissante qui laisse entrevoir d’autres merveilles à venir ! L’onirique Hayaku, qui tiendra ses belles promesses jusqu’à ses dernières notes, se voit parsemé de compositions basées sur le piano et les voix, entrecoupées de pièces musicales tantôt minimalistes (Floraison, Messager de la pluie), tantôt mystiques et incantatoires (Ambre et violet). Les musiques rituelles (Pakawa shaman) font également leur apparition dans les mondes chimériques de Crista Galli, à grand renfort de polyrythmies de guimbardes, de gongs, de didgeridoo et autres percussions chamaniques. Mais l’influence la plus évidente dans laquelle baigne globalement Hayaku se trouve sans nul doute du côté du Pays du Soleil levant, de sa culture et de ses légendes ancestrales. Le parfum qui se dégage de titres tels que Berceuse Suayo ou Hayaku n’est d’ailleurs pas sans évoquer les univers fantastiques et la poésie enfantine des films d’animation du génialissime Hayao Miyazaki (Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, Mon voisin Totoro), dont Shayna serait une grande admiratrice avouée.

En conclusion, s’il serait injuste d’affirmer qu’Hayaku transcende le fameux et introspectif Matrice d’eau, il est clair cependant qu’il élargit considérablement les horizons musicaux et créatifs de Crista Galli, dont on attend avec d’autant plus d’impatience les futures excursions vers d’autres rivages lointains. Hayaku est une nouvelle illustration pleine de caractère comme quoi le métissage musical n’a décidemment aucune frontière, ainsi qu’une nouvelle pépite de choix du catalogue féérique de chez Prikosnovénie ! 

Philippe Vallin
Chronique réalisée pour le magazine Ethnotempos






Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /2009 16:53
- Par Fred Natuzzi & Philippe Vallin
Steven Wilson - Insurgentes (K-scope records 2009)

Steven Wilson est un homme très occupé. A la fois musicien extrêmement prolifique et producteur influent dans la galaxie pop-rock-métal anglo-saxonne, notre génie perfectionniste enchaîne les projets avec une aisance déconcertante et à l’arrivée, une qualité qui force toujours le respect. En effet, malgré un planning souvent chargé avec Porcupine Tree (son groupe de référence), l’artiste anglais collectionne les "side-projects", participe régulièrement au concept pop-atmosphérique No-Man avec Tim Bowness, s’illustre avec brio dans la musique électronique "ambient" (Bass Communion, IEM, Continuum), collabore en duo avec le chanteur israélien Aviv Geffen (Blackfield), produit les trois meilleurs disques des métalleux d’Opeth, compose pour Fish (ex-Marillion) et, enfin, se voit crédité dans une pléiade d’albums avec Dream Theater, OSI,  Paatos, Anja Garbarek, Vidna Obmana, Yoko Ono et on en passe.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est après plus de vingt ans d’une carrière bien remplie que Steve Wilson se décide enfin à publier un disque solo sous son propre nom (même si il est vrai que le premier album de Porcupine Tree était plus une œuvre en solitaire qu'autre chose). On pourrait croire que ce Insurgentes n’est que le produit de chutes de studio, d'idées non utilisées et recyclées au final pour l'album. Il n'en est rien. Fidèle à sa réputation, le guitariste touche-à-tout vient de publier une œuvre musicale où la qualité se dispute à l'inspiration. Insurgentes (qui donne son nom à la plus longue avenue de Mexico city) a été écrit entre janvier et août 2008, alors que le musicien parcourait la planète de long en large et s’inspirait des étapes de ce périple pour donner naissance à son nouveau bébé. Steven Wilson s’est donc imprégné de sons, d’images et d’émotions glanés au fil de ses voyages. En résulte un album sombre, d’une beauté glaciale, apocalyptique et quasi mystique, sorte de peinture d’une civilisation qui met tout en œuvre pour se mener elle-même à sa propre autodestruction.

Afin de matérialiser en studio ces radieuses et positives visions d’avenir, Steve Wilson s’est entouré du complice Gavin Harrison (l’excellent batteur de Porcupine Tree), de l’illustre Tony Levin à la basse, du multi-instrumentiste Théo Travis ou encore du claviériste (trop ?) virtuose Jordan Rudess. A l’arrivée, ces participations orchestrées par le maître contribuent à conférer au disque une identité musicale immédiatement familière, même si Insurgentes surprend, se livre même difficilement au départ, et contient au final son lot de surprises ! Il est clair que Steven Wilson rend avec  Insurgentes un hommage appuyé à ses nombreuses influences musicales. Malgré cela, les dix titres de l’album ont tous indiscutablement bénéficié de sa patte d'auteur surdoué et d'arrangeur de talent. On passe donc au fil des compositions de la pop atmosphérique teintée d’électro minimaliste au rock sombre, du "planant" au "plombant", du calme à la tempête, sans jamais que l’ensemble ne paraisse incohérent. Seules les effluves "métal" manqueraient curieusement à l'appel. La raison ? Porcupine Tree en a peut-être trop abusé ces dernières années à l’occasion de ses derniers opus, brillants et inspirés malgré tout. En revanche, Insurgentes n’est pas avare en distorsions propres au "Drone" (un genre extrême issu du stoner, et dont Wilson s’avoue être un grand amateur !), avec des murs de guitares que ne renieraient pas un Earth, un Boris ou un Sunn O))). Ecoutez donc avec attention l’extraordinaire Salvaging et profitez de quelques instants de lumière et de plénitude au paradis avant de plonger dans les ténèbres, frissons garantis ! Dans un genre plus serein, Significant Other serait plutôt à classer dans la mouvance pop façon Blackfield, avec un soupçon de psychédélisme en plus de la mélodie accrocheuse. Enfin, Insurgentes se laisse aussi séduire pas les sonorités new-wave empruntées au Cure de la grande époque, en témoignent la ligne de basse caractéristique et le climat dépressif et grisâtre de Only child.

Résultat, ce petit chef d’œuvre, high-tech et "progressif" au sens noble du terme, aurait presque pu être l’album de transition entre l’aérien Lightbulb Sun et le vitaminé In Absentia de Porcupine Tree. Insurgentes demeurera pour longtemps un bijou noir où la gaieté n'est pas de mise, mais où l'on aime se laisser emporter, tantôt par un riff de guitare, tantôt par un paysage sonore hypnotique. Une immersion passionnante dans l'univers d'un musicien en état de grâce, en attendant la parution en septembre du très attendu The Incident, produit, réalisé et signé par qui vous savez.

Fred Natuzzi et Philippe Vallin





Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /2009 14:09

Le Kun Di Man (“si cela ne peut”) est un genre musical qui fait son apparition aux Philippines vers la fin du 19ème siècle. A la fois lyriques, raffinées et teintées d'influences latines, ces chansons d'amour traditionnelles interprétées en langue tagalog sont un peu l'équivalent Philippin du Fado portugais.

Dennis Astorga : chant
Joon Claudio : chant et guitare acoustique

Kun Di Man - Galerie TALMART
Samedi 25 juillet à 20h


Première partie : Bunny Liwanag
(Reggae, Rocksteady)

Dimanche 26 juillet à 17h


Première partie : Boris Lelong et Philippe Vallin
(musiques du monde, slam)



Galerie TALMART
22 rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hotel de Ville / Châtelet-les Halles

Renseignements et réservations indispensables au 01 42 78 52 38 (ou contact@talmart.eu)

Entrée : 12 €

www.talmart.eu


 
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