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Depuis ces derniers mois, les cinq musiciens de
Marillion ont publié régulièrement sur leur site un journal vidéo suivant pas à pas la genèse de leur nouveau projet : la réalisation d'un album de reprises issues de leur propre répertoire.
Less is more, disque entièrement acoustique ou presque, est aujourd'hui fin prêt et disponible. Rien de bien neuf ni de très original dans cette démarche me direz-vous, mais pourtant,
cette sélection de morceaux datant des dix dernières années du groupe crée la surprise, quand elle ne touche pas tout simplement au sublime. Marillion nous avait annoncé ces versions comme des
quasi nouvelles chansons, et c'est presque finalement le cas, tant les titres ont été radicalement revisités au niveau des arrangements, du choix des sonorités, des changements de tons, de
rythmes ou d’atmosphères.
Le label Prikosnovénie publie (déjà !) le cinquième volume de la série Fairy World,
et, une fois n’est pas coutume, en un très classieux digipack illustré au format livre. Le disque compile quelques jolies perles de son singulier catalogue féérique afin d'offrir aux amateurs un
passionnant voyage auditif de soixante-dix minutes vers des mondes lointains et enchantés. Cette nouvelle édition reste idéale pour s’initier à l’esthétique promue par le label, un mélange
d’influences folk, celtiques, orientales ou encore médiévales, parfois saupoudrées de quelques sonorités plus modernes, empruntées au trip-hop ou à l’électro minimal. Fairy World V permet surtout
de découvrir une pléiade d’artistes originaux et talentueux venus d’horizons divers, d’Europe et d’ailleurs.
Il y a deux ans, le duo français Crista Galli avait créé la surprise auprès des
amateurs de musiques zen et relaxantes, en publiant sur l’actif label nantais Prikosnovénie un premier album de toute beauté. Sobrement baptisé Matrice d’eau, cet ésotérique opus signé
Sarah (alias Shayna) et Jean-Paul Trutet, musiciens éclairés et talentueux multi-instrumentistes, nous invitait à la méditation et au voyage intérieur à travers une œuvre acoustique intimiste,
raffinée et délicatement euphorisante. Façonnées à partir de sonorités traditionnelles et de ce mystérieux "chant harmonique" en partie emprunté à de lointaines cultures asiatiques, les
compositions de Crista Galli s’imposent dans un style à la croisée de la musique sacrée et des musiques du monde, bien au-delà d’un banal courant "new-age" auquel on pourrait trop facilement les
affilier. Et ce n’est pas la parution de l’étonnant et délicieux Hayaku qui viendra contredire mes propos !
Steven Wilson est un homme très occupé. A la fois musicien extrêmement
prolifique et producteur influent dans la galaxie pop-rock-métal anglo-saxonne, notre génie perfectionniste enchaîne les projets avec une aisance déconcertante et à l’arrivée, une qualité qui
force toujours le respect. En effet, malgré un planning souvent chargé avec Porcupine Tree (son groupe de référence), l’artiste anglais collectionne les "side-projects", participe régulièrement
au concept pop-atmosphérique No-Man avec Tim Bowness, s’illustre avec brio dans la musique électronique "ambient" (Bass Communion, IEM, Continuum), collabore en duo avec le chanteur israélien
Aviv Geffen (Blackfield), produit les trois meilleurs disques des métalleux d’Opeth, compose pour Fish (ex-Marillion) et, enfin, se voit crédité dans une pléiade d’albums avec Dream Theater,
OSI, Paatos, Anja Garbarek, Vidna Obmana, Yoko Ono et on en passe.
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