www.philippevallin.com Projets culturels & chroniques musicales
Un casque de cheveux courts d’un blanc pur sur un sourire
permanent. Nicole promène son regard chaleureux partout où les mots sont dits, lus, aimés. Slameuse, poète, peu importe, l’essentiel est dans le plaisir. Et le partage. Née Prudon juste après la
guerre, Nicole a grandi dans une famille aimante et tolérante rue des Moulins-Gémeaux. « Là où est maintenant le CCN. C’était une impasse et on allait chercher l’eau à la fontaine », se
souvient-elle en insistant sur la convivialité, l’entraide qui régnaient entre les voisins. Elle va à l’école Jules-Guesde, puis au lycée Paul-Éluard.


Steve Shehan, musicien universel et polyinstrumentiste de génie, croise un jour sur
son chemin, et ce par le plus grand des hasards, le touareg Baly Othmani, poète du désert, chanteur et joueur de luth accompli. De cette rencontre inopinée va naître une fructueuse collaboration
artistique, qui verra la mise en œuvre d’une éloquente et émotionnelle trilogie discographique métissée avec Assouf, Assarouf et Assikel. Mais, surtout, cette
association sera le point de départ d’une amitié et d’une fraternité indéfectible entre les deux hommes, relation dont la sincérité transparait vraiment à l’écoute de ces trois albums
inoubliables réalisés ensemble. Assikel sera malheureusement terminé par un Steve Shehan seul aux commandes, et édité à titre posthume, accompagné d’un DVD retraçant tous les contours de
cette belle aventure humaine. En effet, Baly Othmani, figure emblématique de la culture Touarègue, disparait tragiquement dans le courant de l’année 2005, emporté par la cru de l’oued de Djanet
au sud-est de l’Algérie. Grand inspirateur de toute une génération de jeunes musiciens, chanteurs, danseurs ou poètes, Baly transmet à son fils Nabil ce goût prononcé pour l’expression
artistique, le devoir de mémoire et la tradition orale berbère. Nabil Othmani reprend donc le flambeau admirablement tenu par son père, en écrivant des chansons en langue tamasheq accompagnées au
son de l’oud arabe "réadapté", qu’il maitrise aujourd’hui avec la même dextérité, mais un feeling plus sobre qui lui est personnel.
Depuis ces derniers mois, les cinq musiciens de
Marillion ont publié régulièrement sur leur site un journal vidéo suivant pas à pas la genèse de leur nouveau projet : la réalisation d'un album de reprises issues de leur propre répertoire.
Less is more, disque entièrement acoustique ou presque, est aujourd'hui fin prêt et disponible. Rien de bien neuf ni de très original dans cette démarche me direz-vous, mais pourtant,
cette sélection de morceaux datant des dix dernières années du groupe crée la surprise, quand elle ne touche pas tout simplement au sublime. Marillion nous avait annoncé ces versions comme des
quasi nouvelles chansons, et c'est presque finalement le cas, tant les titres ont été radicalement revisités au niveau des arrangements, du choix des sonorités, des changements de tons, de
rythmes ou d’atmosphères.
Le label Prikosnovénie publie (déjà !) le cinquième volume de la série Fairy World,
et, une fois n’est pas coutume, en un très classieux digipack illustré au format livre. Le disque compile quelques jolies perles de son singulier catalogue féérique afin d'offrir aux amateurs un
passionnant voyage auditif de soixante-dix minutes vers des mondes lointains et enchantés. Cette nouvelle édition reste idéale pour s’initier à l’esthétique promue par le label, un mélange
d’influences folk, celtiques, orientales ou encore médiévales, parfois saupoudrées de quelques sonorités plus modernes, empruntées au trip-hop ou à l’électro minimal. Fairy World V permet surtout
de découvrir une pléiade d’artistes originaux et talentueux venus d’horizons divers, d’Europe et d’ailleurs.
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