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KékéDarsen est un jeune trio de Pop-folk acoustique aussi talentueux que rafraichissant, qui, depuis plusieurs mois, écume les petites scènes parisiennes pour le plus grand plaisir du public. Amateurs à l'affut de cafés-concerts, festivals et autres tremplins, vous ne pouvez pas les rater ! KékéDarsen, c'est d'abord la rencontre, il y a tout juste un an, de Kevin et Mike, tous deux chanteurs et guitaristes accomplis, qui feront respectivement leurs premiers pas en tant que musiciens l'un à Paris, l'autre à New-York où il réside quelques années avant de regagner l'hexagone. C'est à ce moment là que Kevin et Mike, alias Kéké et Darsen, se retrouveront autours d'affinités musicales communes pour fonder leur propre groupe. Fin 2005, le projet KékéDarsen était officiellement né !
En attendant la parution courant 2007 de "La Mémoire en Chantant", voici un nouveau témoignage sonore de la diversité et de la richesse d'expression des dionysiens. Ce nouveau CD met
surtout en évidence l'incroyable potentiel créatif de tout un chacun, potentiel qui peut se révéler et s'épanouir quand le contexte le permet. Et le centre de vacances de Montrem représente, pour beaucoup, un incroyable vivier de rencontres, d'échanges, et donc... de créativité partagée ! Car
c'est là bas, sur place et au cours du séjour retraités organisé par la ville en septembre 2006, qu'ont été réalisés la grande majorité de ces enregistrements, à l'initiative d'Altamira, une
nouvelle fois partenaire du projet. Ces divers moments d'expression ont été pour la plupart pris "sur le vif", principalement lors des nombreuses veillées qui sont venues ponctuer ces deux
semaines passées au coeur de la Dordogne. D'autres ont été réalisés en studio (ceux de "Radio Tête d'Âne" à Montrem et d'Altamira à Saint-Denis), pendant et a posteriori du séjour, à partir de
créations individuelles ou communes. "Au coeur de la vie", production artisanale, éclectique et chaleureuse, alterne titres instrumentaux et textes déclamés, parfois eux-mêmes mis en musique par
Boris Lelong, à qui on doit également la conception sonore et graphique du CD (photo de couverture : Laurence Thimothé). Voici le menu détaillé de la
restitution d'une belle aventure, qui, comme vous pourrez le constater, a trouvé son prolongement bien au delà de ces quelques jours vécus ensemble en Périgord.
Fabien, au beau milieu des
retraités à Ambroise Croizat
Présentation du
projet avec Philippe et Yaya
Foyer Résidence Ambroise Croizat à Saint-Denis,
le lundi 6 novembre 2006.
Le nouveau Mari Boine vient de
paraître, et c'est un très grand cru ! A ceux qui découvriraient aujourd'hui seulement la plus célèbre chanteuse du peuple Saami, un petit rappel historique s'impose avant d'aborder le contenu de
ce "Idjagiedas - In the hand of night". Mari Boine est née en 1956 en Laponie, au nord de la péninsule scandinave et de la Norvège. Dès sa plus tendre enfance, Mari reçoit une éducation
chrétienne très stricte qui banni totalement la culture et la tradition Saami, et en particulier la musique et le chant, car intimement liés à la pratique interdite du chamanisme. A la recherche
de son identité, l'artiste Mari Boine se révèlera à l'âge de 20 ans, lors d'une importante manifestation s'opposant à la construction d'une centrale électrique en plein territoire lapon. Bien
décidée à retrouver ses racines et à les revendiquer, Mari se met à écrire, chanter, et militer. Dans le sillage du groupe Daednugadde Nuorat et du chanteur Ailohas, la jeune femme se lance dans
l'exploration des musiques traditionnelles des animistes Saamis, refoulées et censurées par les institutions et le pouvoir en place. Son engagement profond pour la défense et la préservation de
l'identité culturelle de son peuple s'exprimera à travers un style musical très personnel, que Mari Boine ne cessera de développer et d'enrichir au fil des années.
Il y a un peu plus d’un an, l’excellentissime "Official bootleg live in
Japan" nous offrait un petit avant goût de ce nouvel album d’Anekdoten, avec deux titres de très bonne facture joués en public, "Slow fire" et "Groundbound". Il est désormais possible de passer
au plat de résistance avec la parution saluée de "From within", servi avec classe par l’un des tous meilleurs groupes de rock scandinave actuel. "From within" s’inscrit dans la droite continuité
stylistique du désormais classique "Vemod", soit un peu moins violent et torturé que le percutant "Nucleus", dernier album studio en date de nos suédois. La musique déployée ici est beaucoup
moins concise et directe, et si l’ensemble reste toujours aussi sombre et tourmenté (Crimsonien à souhait, cela va sans dire), le groupe développe davantage les aspects climatiques de sa musique.
Cette démarche laisse le temps et le soin à l’auditeur de s’installer dans les ambiances contrastées du disque, qui se déploient à travers huit titres à la beauté glacée. N’allez pas croire qu’on
s’endort aussi sec à l’écoute de cette perle noire, la musique se veut en effet souvent puissante, avec de nombreuses montées de guitare rageuses et de profondes nappes de mellotron, appuyées par
une section rythmique toujours aussi renversante ("from within", "Kiss of life"). Les suédois ont cependant réussi à créer tout au long de ce nouvel opus un climat sombre dont la beauté obscure
et la tension générée ne sauraient laisser indifférent. Nous voilà donc en présence d’un véritable album de rock-prog atmosphérique et énergique qui ravira tout autant les amateurs de Pink Floyd,
King Crimson, ou encore Porcupine Tree, comme en témoigne à merveille "The sun absolute" et sa ligne de basse planante et obsédante. Si la musique se veut par instant dure et puissante, elle
n’agresse jamais l’oreille, et les passages les plus "métalliques" s’intègrent parfaitement dans le contexte et la continuité d’un album que je vous conseille d’écouter d’une seule traite, afin
d’en capter toutes les finesses et saveurs. Les fans de sonorités seventies seront à la fête (mellotron omniprésent), mais on ne saurait en aucun cas qualifier cette nouvelle oeuvre comme
has-been ou passéiste. "From within" est à n’en point douter un album brillant (et non bruyant !), maitrisé de bout en bout, qui devrait sans trop de problème passer l'épreuve du temps. A noter
pour finir la présence envoûtante du violoncelle d’Anna Sofi Dahlberg, qui confère aux compositions un aspect encore plus mystérieux et terriblement beau. Philippe Vallin
Joon Claudio En concert à la Tribu [Stains]
"Recordings" est une compilation qui reprend l’ensemble des titres bonus
parus sur les différents singles de la période "Stupid dream" / "Lightbulb sun". Ce nouveau CD contient toutefois quelques vraies nouveautés, enregistrées par le groupe rock anglais au
cours de sessions qui se sont déroulées en mars et novembre 2000. Je vous invite à un petit tour d’horizon d’un menu plutôt appétissant. L’album s’ouvre sur "Buying New Soul", magnifique pièce de
10 minutes qui aurait pu dignement trouver sa place sur l’un des deux disques studio en date, tant la qualité est au rendez vous. On y retrouve en effet tout ce qui fait le style et la force de
Porcupine Tree, la douceur acoustique et la puissance électrique conjuguées, une atmosphère très prenante et une intensité qui va crescendo. Bref, la synthèse parfaite de l’univers musical d’un
groupe en pleine ascension.
La veillée se poursuivra en musiques et à travers nombreux échanges, anecdotes
vécues, présentations d'instruments du monde, etc.. C'est au cours de cette très belle soirée que nous ferons la connaissance d'Hania, formidable jeune chanteuse d'origine Kabyle, et amie de
Marie-Jo, intervenante de longue date sur nos séjours avec les retraités. Hania, très spontanément, nous offrira un poème de Khalil Gibran, relayé par son chant à la fois puissant et tout en
nuance. Une artiste à découvrir d'urgence !
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