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Ce blog est consacré à mes activités d'animateur socioculturel à la ville de Saint-Denis (93), mais aussi de chroniqueur et de musicien amateur. Au fil de ces pages, vous pourrez suivre l'actualité de divers projets professionnels et autres initiatives que je pilote ou auxquels je suis associé : rencontres et événements culturels, concerts, scènes ouvertes, jumelages artistiques, etc. Quelques chroniques musicales seront également publiées selon les coups de coeur et l'inspiration. En bref, ce site est une petite fenêtre ouverte sur mon réseau de proximité, un espace d'information et de partage d'expériences. A bientôt ! PV.

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Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 00:30
- Par Philippe Vallin
KékéDarsen - Le p'tit cd acoustique et live (autoprod 2006)

KékéDarsen est un jeune trio de Pop-folk acoustique aussi talentueux que rafraichissant, qui, depuis plusieurs mois, écume les petites scènes parisiennes pour le plus grand plaisir du public. Amateurs à l'affut de cafés-concerts, festivals et autres tremplins, vous ne pouvez pas les rater ! KékéDarsen, c'est d'abord la rencontre, il y a tout juste un an, de Kevin et Mike, tous deux chanteurs et guitaristes accomplis, qui feront  respectivement leurs premiers pas en tant que musiciens l'un à Paris, l'autre à New-York où il réside quelques années avant de regagner l'hexagone. C'est à ce moment là que Kevin et  Mike, alias Kéké et Darsen, se retrouveront autours d'affinités musicales communes pour  fonder leur propre groupe. Fin 2005, le projet KékéDarsen était officiellement né !

Depuis, le combo se produit autour de reprises, mais aussi, et surtout, de leur propre répertoire, nourri de l'influence d'artistes aussi divers que sont Jason Mraz, Sinclair, Prince, K's Choice, Taj Mahal, Modjo, Les Beatles, et j'en passe. Kéké et Darsen écrivent en effet leurs propres textes, à travers lesquels ils s'expriment en français, avec finesse, simplicité, poésie, mais aussi un certain sens de l'humour qui leur est propre. Sur le plan vocal, leur duo est  comme on dit "une affaire qui roule", parfaitement rodé, avec des voix sans esbroufe, aux textures complémentaires qui se superposent et s'entremêlent avec justesse et harmonie. Mais KékéDarsen ne saurait compter aujourd'hui sans la présence de Narjess, dernière recrue du groupe qui apporte une touche féminine bienvenue. Percussionniste très douée (une authentique élève du célèbre Guem, ce n'est pas rien !), celle-ci apporte d'autres couleurs à la musique et aux chansons de ses deux acolytes, entre-autres au son du Derbouka et du Cajon. Véritable instrument de prédilection, Narjess utilise ce dernier de façon très personnelle, avec un sens rythmique alliant technicité, feeling et créativité.

Le succès du groupe sur les planches poussera ses trois membres à enregistrer cet été une première démo 4 titres, relayée aujourd'hui par un tout nouveau CD un peu plus rempli, compilant morceaux studio ("Nuit d'hiver", "Comme avant", "Miss belle", "Rien n'est fini") et prises live ("Plan sur la comète", "Manipulateur"), également disponible en écoute sur leur site web récemment mis en ligne : www.kekedarsen.com. KékéDarsen est un groupe au fort potentiel "qui monte qui monte", et avec lequel la chanson française nouvelle génération va devoir désormais compter. Je vous encourage vivement à venir découvrir leur joyeux coktail musical sur scène, car c'est bien là que les ballades sautillantes et mélodieuses du sympathique trio prennent toute leur dimension. A découvrir d'urgence ! Philippe Vallin

Agenda

Jeudi 14 décembre 2006 à 20h30
Chez Pascaline, 49 rue du Pixericourt
Paris 20eme - M° Telegraphe

Mercredi 20 décembre à 20h
Gambetta Bar, 104 Rue de Bagnolet
Paris 20eme - M° Alexandre Dumas
Invité :  NidrajCalud

Vendredi 5 janvier 2007 à 21h
Pestacle Bar, 22 rue Au Maire
Paris 3eme - M° Arts et Metiers
Invité : Mon Coté Manouche

Mercredi 10 janvier à 20h30
Palais Bar, 39 rue des petites ecuries
Paris 10eme - M°Chateau D'eau

Jeudi 25 janvier à 20h30
L'Orient Express, 12 rue Claude Tillier
Paris 12eme - M°Reuilly Diderot

Vendredi 9 fevrier à 20h30
KrizaBar, 9 Rue Vandamme
Paris 14eme - M°Gaité

Samedi 17 fevrier à 19h30
Gibus  (Emergenza 2eme Tour), 18 rue du Faubourg du Temple
Paris 20eme - M°Republique



Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 15:49
- Par Philippe Vallin
Montrem - Au coeur de la vie (Altamira 2006)

En attendant la parution courant 2007 de "La Mémoire en Chantant", voici un nouveau témoignage sonore de la diversité et de la richesse d'expression des dionysiens. Ce nouveau CD met surtout en évidence l'incroyable potentiel créatif de tout un chacun, potentiel qui peut se révéler et s'épanouir quand le contexte le permet. Et le centre de vacances de Montrem représente, pour beaucoup, un incroyable vivier de rencontres, d'échanges, et donc... de créativité partagée ! Car c'est là bas, sur place et au cours du séjour retraités organisé par la ville en septembre 2006, qu'ont été réalisés la grande majorité de ces enregistrements, à l'initiative d'Altamira, une nouvelle fois partenaire du projet. Ces divers moments d'expression ont été pour la plupart pris "sur le vif", principalement lors des nombreuses veillées qui sont venues ponctuer ces deux semaines passées au coeur de la Dordogne. D'autres ont été réalisés en studio (ceux de "Radio Tête d'Âne" à Montrem et d'Altamira à Saint-Denis), pendant et a posteriori du séjour, à partir de créations individuelles ou communes. "Au coeur de la vie", production artisanale, éclectique et chaleureuse, alterne titres instrumentaux et textes déclamés, parfois eux-mêmes mis en musique par Boris Lelong, à qui on doit également la conception sonore et graphique du CD (photo de couverture : Laurence Thimothé). Voici le menu détaillé de la restitution d'une belle aventure, qui, comme vous pourrez le constater, a trouvé son prolongement bien au delà de ces quelques jours vécus ensemble en Périgord.


1- Montrem on t'M
L'introduction du CD est un slam, écrit par Marcelle Courtellemont (pour qui il s'agissait d'une première !) et moi même. Il nous présente le centre de vacances de Montrem, sa qualité de vie, mais nous parle aussi de la dynamique et de la philosophie des séjours retraités. Retrouvez l'intégralité du texte ici. Ce dernier a été mis en musique par Boris Lelong, guitare, flûte Tin Whistle et claviers à l'appui. Pour l'écouter, un simple clic sur le site perso de Boris.

2- L'héritage de Nagaka
Cette petite improvisation instrumentale signée Boris, Matthieu le Rhun et moi-même (derbouka, claves et "Medicine flute" amérindienne) est un clin d'oeil au magnifique conte préhistorique que nous avait offert Jacques Ranoux, directeur du centre, lors du séjour retraités 2005. Nous avions alors accompagné l'histoire de ce tailleur de pierre du paléolithique en musique, et avec des sonorités acoustiques similaires.

3- Le Ruban
"Le Ruban" est le tout premier et le seul poème écrit par Françoise Douzenel, alors qu'elle était elle-même monitrice à Montrem en 1958 et 1959 (et colon en 1954 !). Pour certains, il semblerait que ce centre de vacances représente un sacré bout d'histoire, et de nombreuses tranches de vie à inscrire sur le fameux "ruban"...

4- L'homme au Papillon
Nouveau clin d'oeil à un conte de Jacques, intarissable source d'inspiration, celui-ci offert à la fin du séjour en veillée, et relatant une histoire de Dordogne, placée sous le contexte de la seconde guerre mondiale. A la guitare, Boris.

5- L'Abbé Cane
Un texte fort drôle que nous a lu Jeannine Menil lors d'une veillée "expression", avec de subtils jeux de mots. L'abbé Cédaire ne s'en remet toujours pas !

6- Berceuse de Brahms
Duo instrumental, avec Claude Andreu au violon et Denise Lemière à la flûte baroque, travaillé et repété avec persévérance durant le séjour, avant cette touchante 1ère interprétation en public.

7- Les Sans-logis
Un texte très émouvant, cadeau de Fatima Mansouri, enregistré durant le séjour dans le convivial studio de Radio Tête d'âne. L'accompagnement musical est signé Boris, ici très inspiré du style de Vangelis. Avis aux amateurs !

8- Le Cid
Une performance de Françoise, nous déclamant avec force et brio un extrait du Cid de Corneille, recopié (de tête !) sur un bout de nappe, durant le repas précédant la fameuse veillée "expression".

9- Le violoniste
Petite pièce de violon jouée en solitaire par Claude, qui débute dans le laborieux apprentissage de cet instrument, à l'âge de 65 ans. C'est avec ce même morceau qu'il a passé avec brio son 1er examen devant jury, au Conservatoire de Saint-Denis. Bravissimo !

10- La Porcheronne
Encore un écho du séjour précédent, avec ici un court duo instrumental reprenant le thème de la Porcheronne, une histoire médiévale en 24 couplets, variation du conte de Cendrillon. On retrouve Boris à la guitare et moi-même au Low whistle, grande flute diatonique d'origine irlandaise.

11- T'es qui toi ?
Claude n'est pas seulement musicien, il est aussi un brillant poète. Il nous offre ici un joli texte de sa composition, en forme de devinette. Alors, c'est qui au fait ??

12- Gouttes de pluie
Magnifique solo de piano à pouces signé Boris, improvisé lors de la veillée "expression". Vous verrez à l'écoute du morceau que celui-ci porte très bien son nom.

13- Le coeur de la vie
1er contact avec Hania, jeune chanteuse algérienne qui a bluffé tout le monde avec sa très belle voix expressive, puissante et nuancée, alors qu'elle était venue en simple spectatrice d'un évènement musical programmé par nos soins durant le séjour. Son chant est ici appuyé par des nappes atmosphériques créées en direct par un Boris sous le charme. Hania a été pour nous tous une véritable rencontre, à tel point que celle-ci est tout récemment montée dans la région parisienne afin d'accompagner Joon Claudio sur scène, lors de son dernier concert on ne peut plus participatif à la Tribu de Stains. C'est cette performance innatendue à Montrem qui nous a inspiré le titre de ce nouveau CD.

14- Le Paysan Nomade
Petite improvisation instrumentale en trio, autour d'un motif de guitare orientalisant signé Matthieu. Le titre du morceau rend d'ailleurs hommage à ce grand gaillard (animateur durant le séjour), passionné, entre autres, par les voyages et l'agriculture biologique, une véritable vocation.

15- Le Moulin de Malfourat
Une très jolie chanson traditionnelle du Périgord, récitée ici par Marcelle, avec un fond de guitare signé Boris.

16- A la chasse
Duo de flûtes classiques imitant le cor de chasse, où on retrouve Denise à l'alto et moi-même à la soprano, le nez collé à la partition, sous l'oeil sévère et attentif de ma partenaire de choc ;-)

17- La pêche
Un mini-slam, peut être le premier "Slam Haiku" de l'histoire, écrit et interprété par une Georgette qui, malgré son âge, ne manque pas de pêche !

18- Toujours jeune
Un texte à la fois humoristique et touchant sur la vieillesse, déclamé par Denise avec tout le talent qu'on lui connait, et illustré ici par les arpégiateurs électroniques dont Boris a le secret.

19- Baraka
Un extrait d'une performance "live" exécutée, lors d'une veillée ciné-concert, par Boris, Matthieu et moi-même, en support au très beau film Baraka dont nous avons inventé une nouvelle bande sonore. La version intégrale de cette création électroacoustique dure un peu plus d'une demi-heure, donc impossible à caser ici. Vous pourrez cependant découvrir les 9 dernières minutes de cette expérience visuelle et musicale spontanée, qui, on l'espère, ne restera pas sans suite.

20- La rentrée des classes *
On quitte Montrem pour se retrouver dans le "neuf trois" à Saint-Denis, au Café Culturel, un vendredi soir de novembre où Marcelle vivait sa 1ère scène slam, animée ici par Ami Karim. Slam'Aleikoum ? Aleikoum Slam !!!

21- La fille au miel
Petite rêverie musicale, à deux flutes "Siyotankas", en illustration d'un conte imaginé par Boris, offert aux participants en fin de séjour.

22- Toi l'étranger **
Nouveau texte né de la plume habile de Marcelle, récité ici par son auteur à la Tribu de Stains, à l'issue du concert de notre ami Joon. L'intolérance et la lutte contre le racisme sont les thèmes de prédilection de Marcelle, et "Toi l'étranger" en est une fort belle illustration.

23- Qu'est-ce que t'as ? **
Un texte puissant et magnifique signé Henriette Reset-Besnard, qui nous parle des souffrances en ce monde, déclamé par ses soins lors de cette même soirée à la Tribu.

24- Honni soit qui mal y pense **
Un texte absolument hilarant offert par Denise, toujours à la Tribu, sous les acclamations d'un public sous le charme. Depuis la mi-novembre 2006, Denise, Marcelle, Henriette et quelques autres retraités et jeunes dionysiens, participent ensemble, chaque semaine, à l'atelier slam animé à Saint-Denis par notre ami Grand Corps Malade. M'est avis qu'on n'a pas fini de les voir sur scène avec de nouveaux textes, pour notre plus grand plaisir !

25- Pour Jacques
Enfin, pour terminer notre programme en beauté, un hommage à Jacques Ranoux, le directeur tant apprécié du centre de vacances de Montrem. Ce texte très personnel est une initiative de Marcelle, comme beaucoup d'autres très touchée par cette personnalité hors du commun. "Pour Jacques" est ici illustré par une jolie musique de Boris, jouée avec le son délicieux du piano électrique.

Durée totale : 70'03

Voilà, le tour d'horizon de cette cuvée Montrem 2006 est terminé. Avis aux amateurs, je peux vous en remettre une copie à titre gracieux, dans la limite des stocks disponibles ! Bonne écoute... Philippe Vallin

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AU COEUR DE LA VIE

Avec la participation de Claude Andreu, Georgette Breuil, Marcelle Courtellemont, Françoise Douzenel, Hania Hastings-Lakhdari, Boris Lelong, Denise Lemière, Matthieu Le Rhun, Fatima Mansouri, Jeannine Ménil, Henriette Reset-Besnard et Philippe Vallin

Enregistré de septembre à novembre 2006 à Montrem, Dordogne
sauf * au Café Culturel de Saint-Denis (Slam'aleikoum) et ** à la Tribu de Stains (Festival des Villes des Musiques du Monde)

Produit par ALTAMIRA
www.altamiramonde.net

En partenariat avec le centre de vacances de Montrem et le Service Animation de la Direction Retraités et Personnes Agées de la Ville de Saint-Denis ( www.ville-saint-denis.fr)

                 
Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 16:05
- Par Benoît Lagarrigue
RENCONTRE INTERGENERATIONNELLE

Pas d'âge pour
le slam

Décidément, le slam parle à toutes les générations. C'est ce qu'a pu constater Grand Corps Malade à la résidence pour personnes âgées Ambroise Croizat. En plus d'apprécier la poésie urbaine, ces dames tâtent elles-même de la plume et du micro.

"ON COMMENCE quand ?" On dirait des gamines impatientes, alors que ce sont d'alertes grand-mères slamisantes. Eh oui ! Il n'y a pas d'âge pour devenir jeune... Preuve était donnée par la bonne cinquantaine de mamies (où étaient les papys ? Au foot ?) qui s'était donné rendez-vous lundi 6 novembre à la résidence Croizat. Au programme de cette après-midi, une rencontre avec Grand Corps Malade. Quoi ? LE Grand Corps Malade, celui qui a vendu plus de 300 000 albums, qui a rempli le Bataclan 11 soirs durant, qui a 80 concerts programmés dans une tournée jusqu'en juin 2007 (au fait, c'est quand à Saint-Denis ?), qui a fait connaître et aimer le slam partout en France et en Navarre ?... Oui, LE Grand Corps Malade est là, souriant, visiblement heureux de rencontrer ces personnes qu'on dit âgées, qui se révèlent ardentes fans et étonnantes émules.

Fabien, au beau milieu des retraités à Ambroise Croizat
 
Mais comment en est-on arrivé là ? Flash-back. "Depuis longtemps, la résidence Croizat est un lieu de rencontres intergénérationnelles", rappelle Philippe Vallin, responsable de l'équipe des animateurs au service des retraités de la ville. C'est ainsi qu'un travail de lecture, de poésie et d'écriture s'est engagé avec le collège Lurçat, que l'association Altamira organise depuis deux ans des séances autour de la chanson, ou que des rencontres autour du hip-hop ont été mises sur pied avec Dominique Brousse, responsable de la Maison de la vie associative. "Cette année, le succès de Grand Corps Malade a eu un effet accélérateur" reprend Philippe Vallin. Avec son compère Yaya Bagayoko, de la Maison de la jeunesse, il a d'ailleurs récemment emmené trois retraitées au Café culturel pour assister (et participer !) à la slam session mensuelle de Grand Corps Malade, John Pucc'Chocolat et Ami Karim. Un succès.

Cette rencontre du 6 novembre n'est donc pas un "coup", mais à la fois l'aboutissement d'un processus engagé et le lancement d'un projet. Lorsque Grand Corps Malade paraît (ou plutôt Fabien, tant les liens sont immédiatement chaleureux), "C'est un cadeau pour les retraités", s'écrie Claudie Gillot-Dumoutier, adjointe au maire chargée des personnes âgées. Un cadeau partagé puisque, en réponse à Fabien, elles se sont levées à neuf, se sont emparé du micro et ont interprété... leur slam, Merci Fabien. "Le slam, c'est le plaisir d'écrire et le plaisir de dire, leur at-il lancé. C'est aussi la mixité des publics et donc faire se rencontrer des personnes âgées et des jeunes, c'est quelque chose de naturel."

Présentation du projet avec Philippe et Yaya


Un CD à la clé


Car c'est bien là l'enjeu de cette rencontre : monter un atelier de slam qui réunira une dizaine de jeunes issus de la Maison de la jeunesse et une dizaine de retraités. Et pas pour rigoler : à raison d'une séance par semaine, jusqu'au mois de juin 2007, il s'agira d'aboutir à l'enregistrement d'un CD et de participer, en avril prochain, à une soirée Slam Caravane à Saint-Denis (à la bourse du travail ?). Bref, c'est du lourd. "On avait envie de travailler sur une action à long terme", précise Yaya Bagayoko, lui-même figure du rap dionysien. "J'ai vu le travail que vous faites, a-t-il ajouté, vous allez venir à la Maison de la jeunesse et nous on viendra ici. Vous avez des choses à dire aux jeunes et eux ont des choses à vous dire. Mais je vous préviens : on va vous faire bosser !" Une invitation acceuillie avec enthousiame, comme on s'en doute. Animateur de la journée, et après que Grand Corps Malade ait interprété plusieurs des slams qui ont fait son succès (dont les fameux Saint-Denis, Les voyages en train...), Philippe Vallin a la banane, comme on dit. Lui-même artiste, accompagné à la guitare par Joon Claudio, il entonne deux de ses chansons, sur les (dys)fonctionnaires et sur le marché de Saint-Denis où "tout s'achète avec des clous", sous les vivats. Mais on ne saurait oublier les autres vedettes de l'après-midi : Denise et un texte plein d'humour, Henriette et son hommage aux "fesses dodues", Marthe qui conte sa vie de luttes, de misères et de joies... des textes qu'elles ont écrits ou choisis elles-mêmes, qui racontent l'amour, la fraternité, la tolérance.

En fin de journée, signant de nombreux Midi 20, son superbe album, Grand Corps Malade, Fabien donc pour toutes ses nouvelles intimes, avait le regard encore plus clair de plaisir. "Je suis très touché. Et même si je ne serai pas à toutes les séances, tournée oblige, là je reviens du Québec et je pars en Bretagne, je suivrai ce travail avec un grand intérêt." T'inquiète Fabien, la relève est assurée...

Benoît Lagarrigue
Le Journal de Saint-Denis
Edition du 15 au 21 novembre 2006
                                                                                                          Photos : Laurence Thimothé
 
Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 23:11
- Par Philippe Vallin
Foyer Résidence Ambroise Croizat à Saint-Denis, le lundi 6 novembre 2006.

Grand Corps Malade est venu rendre visite aux retraités dionysiens, afin de présenter, en compagnie de Yaya, animateur à la Direction Municipale de la Jeunesse et de moi-même, un projet d'atelier Slam commun aux deux générations. Cet atelier, animé chaque semaine au SMJ par Fabien lui-même ainsi que par sa collègue Emilie, aura pour ambition l'année prochaine de produire un disque à partir des créations du groupe constitué, et de restituer cette belle aventure à Saint-Denis, sur scène, en avril 2007, dans le cadre du SLAM caravane 93. Au cours de cette chaleureuse rencontre du lundi 6 novembre, très attendue par les personnes âgées, certaines d'entre-elles ont déclamé un slam de leur composition à notre ami Fabien. Ce texte, je les aidé à le réaliser, à partir de leurs mots et de leur message. Il résume parfaitement le sens profond du projet et de notre démarche commune. Je vous laisse le découvrir...


Merci Fabien

Nous avons découvert, il y a quelques temps, une nouvelle poésie
Elle nous a touchés profondément, et tout autant, nous a séduits
S comme sentiment
L comme liberté
A comme amitié
Et M comme mélange
Le slam est un moyen d'expression qui favorise l'échange

Le slam ? C'est toi Fabien, qui nous l'a fait découvrir
Tu valorises notre Saint-Denis, et ça, ça fait tellement plaisir
Avec tes mots, tu nous redonnes de l'espoir, et tu ouvres de nouveaux horizons
Des mots qui nous concernent tous, qu'importent nos origines, notre génération

Tu te fais appeler Grand Corps Malade, nous aussi nous sommes un peu bancales
Nous comprenons bien tes ballades, et t'écouter, pour nous, c'est un régal
Mais tout comme toi, nous sommes toujours debout, car la volonté est notre maître
Toi qui slames si bien notre ville, notre univers, cela est facile de tout reconnaître

Fabien, tu nous parles de la banlieue et redonnes de la fierté à notre neuf-trois
Un monde où tout n'est pas si sombre, contrairement à ce que veulent nous faire croire les médias
Car la réalité, ce n'est pas seulement ce qu'on voit à la télévision
La réalité, c'est ici, tout prêt, ensemble, au seuil de notre maison

Les caméras vont toujours se planter dans les quartiers où parfois c'est un sacré bordel
Mais pourquoi donc ne vont-elles pas filmer ce qui se passe une fois par mois, au Café Culturel ?
Les slam sessions y rassemblent des gens de tout âge, de toutes les couleurs et de toutes conditions
Qui viennent déclamer leur joies, leur peines, leurs rêves, dans un défilé d'émotions

Et ça on ne l'invente pas, nous en avons été les témoins, micro en main, nous l'avons même vécu
Notre baptême slam, on ne l'oubliera pas, et on y serait venu plus tôt si seulement on avait su
C'est notre Ami Karim qui animait la soirée avec plaisir, gentillesse et talent
Pendant que toi tu triomphais, devant un public en liesse, à Paris, au Bataclan

Ce qui nous plaît avec le slam, c'est qu'il n'y a pas de jugement
Qu'on soit novice ou expert, petit ou grand, ou noir, ou blanc
Chacun trouve sa place sur la scène, si seulement c'était la règle de notre société
A nous tous de nous y mettre, ensemble, pour que ce rêve devienne enfin réalité

La rencontre avec l'autre, c'est ce qu'il y a de plus important
A nôtre âge, on en a grand besoin, et tous nos jeunes également
Dans une triste époque qui fait rimer tension, exclusion et expulsion
Il est urgent de déclamer notre envie de don, d'union et de communication

Fabien, avec le slam, tu nous as ouvert une voie que tu n'imagines même pas
Déjà, nous sommes là à te dédier ce petit texte, qui on l'espère, te touchera
Il est tout neuf, il est tout chaud, pas eu le temps de l'apprendre par coeur
Mais nous t'assurons que tous ces mots, ils viennent du fond de notre coeur

Avec toi et les jeunes de Saint-Denis, nous aimerions donner suite à cet essai
Nous serions donc très heureux de venir au SMJ, si tu nous invites à ton atelier
Nous ne sommes pas des spécialistes, mais il n'y a pas d'âge pour s'y mettre et pour apprendre
Apprendre à slamer, apprendre à oser, mais surtout, apprendre à se comprendre

Chanter, ça, on connaît bien, pas de problème, en groupe ou en solo, on entame un p'tit refrain
Mais le quatrain et l'alexandrin ne sont pas des rythmes qu'on utilise tous les 4 matins
Alors avec ton aide, on prendra notre feuille de papier brouillon, notre gomme et notre crayon
Pour y déposer nos joies, nos peines, nos rêves, avec persévérance et passion

Nous avons les cheveux blancs et nous sommes au seuil de l'hiver
Mais nous avons encore le temps, même si on nous appelle grand-mère
Une année en plus, c'est aussi 365 jours en moins
Ainsi vont les choses, pour nous, il est bien passé midi 20

Notre cadran à nous annonce les alentours de dix heures moins le quart
Mais la vie est toujours là, devant, et tant qu'on a des projets, il n'est jamais trop tard
Merci à toi Fabien, de nous permettre de tenter cette nouvelle aventure
Et slamons tous ensemble les promesses d'un merveilleux futur...




De gauche à droite : Henriette Reset-Besnard, Thérèse Courchelles, Eliane Clerc, Cécile Durieux, Marthe Berton, Françoise Legay, Marcelle Courtellemont, Françoise Douzenel et Denise Lemière

Accompagnement musical : Joon Claudio





















Une histoire à suivre...


Photos : Laurence Thimothé & Philippe Vallin


Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /Nov /2006 15:18
- Par Philippe Vallin
Mari Boine - Idjagiedas/In the hand of night (Emarcy records - Universal 2006)

Le nouveau Mari Boine vient de paraître, et c'est un très grand cru ! A ceux qui découvriraient aujourd'hui seulement la plus célèbre chanteuse du peuple Saami, un petit rappel historique s'impose avant d'aborder le contenu de ce "Idjagiedas - In the hand of night". Mari Boine est née en 1956 en Laponie, au nord de la péninsule scandinave et de la Norvège. Dès sa plus tendre enfance, Mari reçoit une éducation chrétienne très stricte qui banni totalement la culture et la tradition Saami, et en particulier la musique et le chant, car intimement liés à la pratique interdite du chamanisme. A la recherche de son identité, l'artiste Mari Boine se révèlera à l'âge de 20 ans, lors d'une importante manifestation s'opposant à la construction d'une centrale électrique en plein territoire lapon. Bien décidée à retrouver ses racines et à les revendiquer, Mari se met à écrire, chanter, et militer. Dans le sillage du groupe Daednugadde Nuorat et du chanteur Ailohas, la jeune femme se lance dans l'exploration des musiques traditionnelles des animistes Saamis, refoulées et censurées par les institutions et le pouvoir en place. Son engagement profond pour la défense et la préservation de l'identité culturelle de son peuple s'exprimera à travers un style musical très personnel, que Mari Boine ne cessera de développer et d'enrichir au fil des années.

Mari publiera "After the silence", son premier album solo en 1986, au seul format vinyl. Le disque contient essentiellement des ballades et des chansons pop-rock assez conventionnelles, et ce n'est que trois ans plus tard, avec la parution de "Gula Gula" chez Realworld, que le style de Mari Boine se forgera sa propre identité. L'heure est également à la consécration pour l'artiste norvégienne. En effet, distribué sur la scène internationale par un label reconnu, "Gula Gula" révèle Mari Boine à la fois en tant qu’ambassadrice artistique du peuple Saami, mais aussi comme l'une des artistes phare de la world music. Mari s'entoure dès lors de musiciens aussi éclectiques que talentueux. Le Mari Boine Band est né, et ses membres se renouvelleront au fil des années et des albums, à l'exception du guitariste Roger Ludvigsen qui suit la carrière de la chanteuse depuis ses débuts. Dans la foulée de "Gula Gula", les réussites artistiques s'enchainent les unes aux autres, de "Goaskinviellja - Eagle Brother" à "Bálvvoslatjna - Room of Worship", en passant par l'extraordinaire "Leahkastin / Unfolding". L'œuvre de Mari Boine peut se définir comme une harmonieuse et envoutante alchimie entre tradition ancestrale Saami (chant de gorge "joik", tambours chamaniques), sonorités électro-acoustiques modernes (claviers, guitares, basse), influences traditionnelles venues d'ailleurs (musiques andines et africaines), et enfin, un apport non négligeable issu des cultures pop et jazz. En 2002, avec la sortie du nuancé et tendance "Gâvcci Jahkejuogu - Eight seasons", la musique de Mari Boine prend un virage electro, sous l'influence du claviériste jazz Bugge Wesseltoft qui produira l'album. Les pulsations tribales acoustiques font ici place à des rythmiques programmées et autres textures synthétiques qui, fort heureusement, ne dénaturent pas tant le propos musical de la chanteuse. Si "Eight seasons" s'écoute avec plaisir, il ne casse pas non plus des briques, car plus conventionnel et fortement ancré dans la mode "electro-ethnique" qui sévit à l'aube des années 2000.

"Idjagiedas - In the hand of night" marque le retour de la très grande Mari Boine. Si les sonorités électro demeurent, celles ci-sont utilisées avec mesure et parcimonie, s'intégrant parfaitement dans un univers musical à nouveau dominé par la chaleur des instruments acoustiques. On retrouve ici en effet l'incroyable instrumentarium auquel la chanteuse nous avait habitués dans ses productions antérieures. A travers les pulsations rituelles et tribales de Mari Boine, se côtoient percussions en tout genre, qu'elles soient tambour, djembé ou darbouka. Autour des guitares, viennent se mêler d'autres instruments à cordes, tels que le Bouzouki, le violon, ou encore le Berimbau, un arc musical brésilien à une seule corde percutée, dont le principe est originaire d’Afrique. Une quinzaine de musiciens d'horizons différent on participé à l'enregistrement de l'album, dont le fameux Juan Carlos Zumata Quispe, qui une fois de plus nous enchante, entre autres, avec ses flutes de la cordillère qu'il maitrise parfaitement, avec un feeling bien à lui. Côté surprises, on retrouvera le célèbre guitariste Terje Rypdal, artiste bien connu des amateurs de l'écurie ECM, crédité sur un titre très planant, un peu à l'image de l'album d’ailleurs, dominé par les climats sereins et dépaysant dans lesquels il fait bon s'immerger pleinement. Sur ce fameux "Geasuha", le musicien norvégien vient poser délicatement de magnifiques textures atmosphériques dont il a le secret, et les faire dialoguer avec la voix de Mari, sublime de bout en bout. Incontestablement, celle ci s'est inventé une forme de langage qui lui est propre, en modifiant à volonté l'inflexion de son incroyable voix tout en nuances. Entre chant et narration, entre murmures, douceur mélancolique, et déchainement de puissance, la voix de Mari Boine est un instrument à part entière, mis avec brio au service de sa poésie, de son univers musical passionnant, unique, et de son engagement sans faille. Car cris de guerre et critiques sociales sont toujours au programme de cet album magnifiquement inspiré et on ne peut plus émotionnel, peut-être même le tout meilleur de Mari Boine. Indispensable !  Philippe Vallin



Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /Oct /2006 16:56
- Par Philippe Vallin
Anekdoten - From  within (Musea 1999)

Il y a un peu plus d’un an, l’excellentissime "Official bootleg live in Japan" nous offrait un petit avant goût de ce nouvel album d’Anekdoten, avec deux titres de très bonne facture joués en public, "Slow fire" et "Groundbound". Il est désormais possible de passer au plat de résistance avec la parution saluée de "From within", servi avec classe par l’un des tous meilleurs groupes de rock scandinave actuel. "From within" s’inscrit dans la droite continuité stylistique du désormais classique "Vemod", soit un peu moins violent et torturé que le percutant "Nucleus", dernier album studio en date de nos suédois. La musique déployée ici est beaucoup moins concise et directe, et si l’ensemble reste toujours aussi sombre et tourmenté (Crimsonien à souhait, cela va sans dire), le groupe développe davantage les aspects climatiques de sa musique. Cette démarche laisse le temps et le soin à l’auditeur de s’installer dans les ambiances contrastées du disque, qui se déploient à travers huit titres à la beauté glacée. N’allez pas croire qu’on s’endort aussi sec à l’écoute de cette perle noire, la musique se veut en effet souvent puissante, avec de nombreuses montées de guitare rageuses et de profondes nappes de mellotron, appuyées par une section rythmique toujours aussi renversante ("from within", "Kiss of life"). Les suédois ont cependant réussi à créer tout au long de ce nouvel opus un climat sombre dont la beauté obscure et la tension générée ne sauraient laisser indifférent. Nous voilà donc en présence d’un véritable album de rock-prog atmosphérique et énergique qui ravira tout autant les amateurs de Pink Floyd, King Crimson, ou encore Porcupine Tree, comme en témoigne à merveille "The sun absolute" et sa ligne de basse planante et obsédante. Si la musique se veut par instant dure et puissante, elle n’agresse jamais l’oreille, et les passages les plus "métalliques" s’intègrent parfaitement dans le contexte et la continuité d’un album que je vous conseille d’écouter d’une seule traite, afin d’en capter toutes les finesses et saveurs. Les fans de sonorités seventies seront à la fête (mellotron omniprésent), mais on ne saurait en aucun cas qualifier cette nouvelle oeuvre comme has-been ou passéiste. "From within" est à n’en point douter un album brillant (et non bruyant !), maitrisé de bout en bout, qui devrait sans trop de problème passer l'épreuve du temps. A noter pour finir la présence envoûtante du violoncelle d’Anna Sofi Dahlberg, qui confère aux compositions un aspect encore plus mystérieux et terriblement beau. Philippe Vallin

(Chronique parue en 1999 dans le magazine Koid'9, Rock & Progressif)


Site web : www.anekdoten.se


Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /Oct /2006 23:25
- Par Philippe Vallin
Joon Claudio En concert à la Tribu [Stains]
Vendredi 10 novembre à 21h
Festival des Villes des Musiques du Monde



Joon Claudio
est un artiste multi-talents originaire des Philippines, à la fois peintre contemporain et musicien. Chanteur accompli s'exprimant en français et en Tagalog, mais aussi virtuose de la flûte en bambou, son univers acoustique puise dans l'héritage culturel de son pays natal. Cocktail de sonorités latines, pop et extrême-orientales, sa musique sans frontière est un appel au voyage et à la rencontre, à l'image des invités venus d'horizons divers qui le rejoindront sur scène. 

Invités : Philippe Vallin, Faouzia Hilmi, Boris Lelong, Hacene Abchiche et Hania Hastings-Lakhdari




Cette manifestation s'inscrit dans le cadre du festival VILLES DES MUSIQUES DU MONDE, en collaboration avec le CAFE CULTUREL de Saint-Denis.

Le concert sera précédé par le vernissage de l'exposition des oeuvres picturales de Jonathan Du et Joon Claudio, qui se déroulera de 18h30 à 19h30. 

Dîner à partir de 19h30 (réservation indispensable)


LA TRIBU
30, avenue Louis Bordes
93240 Stains
Tel : 01 48 29 57 23

M° Ligne 13 Saint-Denis Université
Bus 255, 253 directions Stains "Les Prévoyants"
Arrêt Mairie de Stains, 1ère à droite, façe à la poste


Dimanche 8 octobre 2006 7 08 /10 /Oct /2006 21:19
- Par Philippe Vallin
Dysfonctionnaire

En sortant de l'école, je n'savais pas trop quoi faire, mais comme tout le monde fallait bien aller bosser. Même pas un bac en poche, juste le niveau brevet, franchement, j'avais pas de quoi frimer. Alors j'me suis remué le derrière, j'ai passé le concours de base, la "catégorie C". Coup de bol, j'l'ai réussi de justesse, mais j'm'en fous, maintenant au moins j'suis titularisé.

C'est clair, le service public pour moi, c'était pas vraiment une vocation. C'est un peu par hasard que j'me suis retrouvé là, dans l'administration. Tantôt agent d'accueil et tantôt gratte-papier, appelez moi secrétaire. J'suis pas motivé, mais polyvalent, j'suis... Dysfonctionnaire !

Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire
C'est ma galère, mon déroulement de carrière
Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire
Quoi d'autre à faire pour un salaire de misère ?

Tous les matins dans mon box, j'reçois des personnes qui me saoulent avec leurs démarches. L'après-midi, j'fais du classement et j'tape des courriers pour les grands pontes à la DRH. C'est pas passionnant, ça non, mais moi au moins, j'ai la sécurité de l'emploi. Et puis, huit pauses par jour à la cafète, franchement, c'est pas dans le privé que j'pourrais m'permettre ça.

Les gens râlent toujours quand on leur dit qu'il manque une pièce à leur dossier. Parfois ils s'énervent grave, les plus relous vont même jusqu'à nous insulter. Moi j'me prends plus la tête, fini le standard, c'est boite vocale à longueur de journée. Pendant ma perm, j'disparais physiquement, j'me la joue star, j'accueille à guichet fermé.

Certains nous disent souvent aussi qu'il n'y a jamais personne pour nous remplacer. Qu'on est toujours absents, avec nos arrêts maladie, nos jours de grève, et toutes nos RTT. Moi j'ai la mémoire photographique, ceux-là je les repère facile et j'peux vous dire que si ils rappliquent, ils ont de quoi grincer des dents et pester pour de bon quand j'leur fais le coup de la panne informatique !

L'autre jour, j'entends une petite vieille qui se plaint du délai d'attente. J'lui dis qu'à son âge elle a le temps, mais la dame s'excite, elle n'a pas l'air contente. Arrive enfin son tour, elle n'avait pas pris son ticket alors je la renvoie à la file, au fond, derrière. Je sais, ce n'est pas très gentil, c'est même un peu pervers, mais j'y peux rien, j'suis dysfonctionnaire !

Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire
C'est ma galère, mon déroulement de carrière
Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire
Quoi d'autre à faire pour un salaire de misère ?

Oh et puis zut, il n'y a pas que le public qui fait la queue, nous, ça nous arrive tout le temps devant le photocopieur. Sans compter les bourrages papier, là, faut carrément démonter tout le machin, j'vous raconte pas le labeur. Dans ce cas, moi j'abandonne et j'retourne tranquille derrière mon PC jouer au solitaire. Savoir lâcher l'affaire collègue, c'est la seule chose à faire, qu'importent les formulaires.

De temps à autre, j'assure quand même un peu de taf, sinon ça n'serait pas rigolo. Et puis, un peu de respect merde, tout ça c'est quand même grâce à vous, enfin, j'veux dire, à vos impôts. Entre deux notes à rédiger, j'te fais de ces cocottes en papiers, de véritables merveilles. Et si pour la veille, on m'demande de pondre un joli tableau, alors là, comme personne... "J'EXCEL" !

Chaque semaine, je participe à une réunion de service, j'suis content, ça m'fait une p'tite récréation. Mais pour mes boss, ceux qu'on appelle les "cadres", la réunion, c'est un métier, pour ne pas dire une religion. Ils y passent tellement de temps qu'il ne doit pas leur en rester beaucoup pour vraiment se mettre à travailler. Remarquez, nous, pendant ce temps là, on est peinards, et on peut continuer à buller.

Tous les ans, un peu comme à l'école, t'es reçu par ton supérieur qui te refile ta notation. Parait que c'est vachement important pour ta carrière, tu sais, l'entretien d'évaluation. Moi quand je serai grand, je monterai les échelons et fini pour de bon les salaires de misère. Un bureau pour ma pomme, une plaque avec mon nom, la v'là ma vocation : "super-dysfonctionnaire" !

Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire
C'est ma galère, mon déroulement de carrière
Dysfonctionnaire, dysfonctionnaire
Quoi d'autre à faire pour un salaire de misère ?


Philippe Vallin



Quand on dysfonctionne en live avec Joon Claudio !


Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 21:15
- Par Philippe Vallin
Porcupine Tree - Recordings (Kscope/Snapper 2001)

"Recordings" est une compilation qui reprend l’ensemble des titres bonus parus sur les différents singles de la période "Stupid dream" / "Lightbulb sun".  Ce nouveau CD contient toutefois quelques vraies nouveautés, enregistrées par le groupe rock anglais au cours de sessions qui se sont déroulées en mars et novembre 2000. Je vous invite à un petit tour d’horizon d’un menu plutôt appétissant. L’album s’ouvre sur "Buying New Soul", magnifique pièce de 10 minutes qui aurait pu dignement trouver sa place sur l’un des deux disques studio en date, tant la qualité est au rendez vous. On y retrouve en effet tout ce qui fait le style et la force de Porcupine Tree, la douceur acoustique et la puissance électrique conjuguées, une atmosphère très prenante et une intensité qui va crescendo. Bref, la synthèse parfaite de l’univers musical d’un groupe en pleine ascension.

Pour une entrée en la matière, ca commence vraiment très fort ! Ensuite, ce sera en vrac la valse des plats de résistances, des desserts et des trous normands. Le ton retrouve en effet une tout autre légèreté dès le deuxième titre, inédit lui aussi, intitulé "Access Denied". Ce court morceau rappelle la tonalité et l’ambiance bon enfant de "Piano lessons", premier single extrait de l’excellent et désormais classique "Stupid dream". Le titre constitue, de par son côté très second degré, une sorte de clin d’œil déjanté aux Beatles, amusant, sans toutefois vous coller au plafond. "Oceans Have No Memory" affiche une tout autre ambition, magnifique titre instrumental au génie mélodique brut d’émotion, presque méditatif et empli d’une douce nostalgie. Celui-ci rappelle étrangement certaines pièces instrumentales issues de la participation du canadien Daniel Danois au projet "Appolo : atmospheres & soundtracks" (1983), chef d’œuvre absolu de Brian Eno en matière de musique planante. Même sonorité et touché de guitare, même mélancolie, même impression de survoler la Terre et de la contempler avec respect. On jurerait presque qu’il s’agit là d’un clin d’œil avoué à l’œuvre de Eno, tant la ressemblance est frappante. Le titre idéal pour conclure l’album en douceur, et le groupe ne s’y est pas trompé en lui donnant cette place de choix. D’ici là, on oscillera entre l’excellent et le bon, mais jamais le médiocre.

On retrouve d’une manière générale sur "Recordings" la même tendance à la ballade pop acoustique relevée sur "Lightbulb sun", ainsi que quelques morceaux allant du plus direct  au plus ambitieux, an sens "enivrant" du terme. Aucune faute de goût à déplorer ici, aucun sentiment de remplissage (y compris avec la version longue du fameux "Even Less" et sa seconde partie inédite), mais juste une fine collection de perles au raffinement extrême qui ne demandaient qu’à sortir de l’ombre et à être compilées via une heureuse initiative discographique. C’est aujourd’hui chose faite, pour le plus grand plaisir de tous les fans de Porcupine Tree. On est bien loin ici des productions du même genre, compilations de pseudo raretées ou autres versions alternatives, éditées par des artistes ou maisons de disques sans scrupules, purement mercantiles et bien souvent inutiles. Nous sommes ici en effet à des millions d’années lumière d’une quelconque arnaque pour fan pris en otage par sa propre passion. Jetez donc pour vous en convaincre une oreille attentive sur "Untitled", mélange habile de rock éthéré et d’ambient. C’eût été purement et simplement criminel de ne pas publier une telle merveille, même en édition limitée tirée à 20 000 exemplaires !

Porcupine Tree est devenu, en l’espace de quelques années, l’une des formations majeure et incontournable du paysage rock contemporain. Et la preuve en est, même leurs propres fonds de cuve font partie des indispensables ! Vous en connaissez beaucoup vous, des groupes qui maintiennent un tel niveau de qualité sur l’ensemble de leur production ? Pas moi. Philippe Vallin

(Chronique parue en 2001 dans le magazine Koid'9, Rock & Progressif)

Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 14:48
- Par Philippe Vallin
Le centre de vacances de Montrem en Périgord

Montrem est une petite commune rurale du Périgord blanc, située à une quinzaine de kilomètres du centre historique de Périgueux. A quelques centaines de mètres du bourg, dans un cadre serein et verdoyant, se découvre un centre de vacances ouvert toute l'année, dont la ville de Saint-Denis est propriétaire depuis des décennies. Cette grande structure polyvalente est destinée à l'acceuil de tous publics (enfants, retraités, familles, associations, etc.), et ce sous diverses formules : colonies de vacances, classes vertes, gîtes et chambres d'hôtes pour les particuliers, stages de formation, séminaires, forums citoyens, et  bien d'autres encore.













Le Château de Pratz, dans le centre de vacances















Les alentours de Montrem en Périgord

Pour ma part, je fréquente régulièrement Montrem depuis maintenant six années, en tant que professionnel de l'animation des personnes âgées à la ville de Saint-Denis, mais aussi en tant que membre actif de l'association Altamira. A Montrem, ces deux "casquettes" se conjuguent d'ailleurs la plupart du temps avec passion et bonheur ! En effet, chaque année en juin ou en septembre, avec l'équipe permanente du centre, nous y co-organisons, deux semaines durant, un séjour de vacances à l'attention du public retraités dionysien. Compte-tenu des difficultés éventuelles que peuvent rencontrer les personnes, ce séjour annuel représente pour certains le seul et unique moyen de partir en vacances, et ainsi, de rompre avec le quotidien de leur cadre urbain. Au moyen d'un accompagnement et d'un encadrement solide (animateurs, personnel du service Maintien à Domicile), mais aussi d'un équipement de qualité sur place, nous facilitons par exemple à Montrem l'accès des personnes à mobilités réduites.














Le centre de vacances de Montrem, petit monde paisible, mais aux dynamiques insoupçonnées...

L'accueil à Montrem est on ne peut plus familial, généreux et chaleureux, et les possibilités sur place sans limite, ou presque ! Le centre s'étend sur plusieurs dizaines d'hectares d'un domaine champêtre et boisé, où il fait bon flâner, écouter, observer, se poser, mais aussi vivre une multitude d'expériences sociales et culturelles. Celles-ci sont facilitées par les nombreuses rencontres organisées (ou improvisées) sur place, mais aussi autour du centre de vacances, grâce à de nombreuses et enrichissantes sorties. Le "Village vacances" de Montrem, fort d'un solide et engagé projet collectif, a toujours privilégié les relations avec les habitants, agriculteurs, producteurs, artisans, artistes, bénévoles, militants et autres ressources locales. Ces rapports avec l'environnement humain de proximité enrichissent les possibilités de pratiques culturelles durant le séjour, et génèrent du débat, des échanges, des activités, voir même des créations communes de toutes sortes. En bref, de la vie et de l'émotion.

Impossible, à ce moment précis de ma petite présentation, de ne pas aborder l'art de la gastronomie telle qu'elle se pratique au centre de vacances. Tradition périgourdine oblige, la table de Montrem nous offre quotidiennement une cuisine familiale et riche en saveurs, préparée sur place avec amour et savoir-faire, avec des produits frais issus du réseau humain et du terroir avoisinant. Moment de socialisation par excellence, les repas à Montrem, appréciés de tous, tendent à se prolonger dans la convivialité et la bonne humeur, tout particulièrement avec le public retraités qui nous intéresse.













Les plaisirs de la table à Montrem


Altamira et Montrem, où la petite histoire d'un riche partenariat


Notre association a participé à chacun des séjours retraités organisés à Montrem depuis 2004. A chaque reprise, c'est une nouvelle aventure qui commence et de nouveaux et passionnants processus humains qui sont mis en oeuvre. Lors de notre première participation avec mes amis Boris Lelong et Joon Claudio, nous avions tenté d'effectuer une sorte d'accompagnement culturel du séjour retraités. De nombreuses activités ont été créées spontanément sur place, sans que rien n'ait été préparé ou même pensé au préalable.
Nous avons réalisé ensemble, à notre retour, un CD de souvenirs sonores, baptisé "Un air de campagne". Celui-ci retraçe en musique quelques ambiances et évènements marquants du séjour sous tous ses aspects, animations et vie quotidienne. Le disque ainsi produit a été gravé à 80 exemplaires et offert aux retraités et aux divers intervenants sur le séjour. Mélodies andines, chanson philippine, air de danse breton, flûtes de tous horizons se rencontrent au cours d'un voyage sonore conclu par un conte périgourdin, narré avec talent par Jacques Ranoux, le passionant directeur du Centre de Vacances de Montrem.

Septembre 2005, Altamira anime un projet radiophonique, avec la diffusion quotidienne sur Radio Tête d'Ane, station fm locale et peu orthodoxe créée par Jacques Ranoux, d'une émission intitulée "La ruade matinale", réalisée avec le concours des retraités du séjour.  La radio est un outil très enrichissant sur un lieu de vie collective, permettant aux participants de partager avec humour et émotion leurs impressions, sur le vif ou après coup, tout en ouvrant la porte à l'imaginaire et à la mémoire. Cette émission, souvent parodique, se faisait donc l'écho des évènements et activités du séjour, tout en laissant place à un large pannel d'expression individuelle ou généré par l'effet de groupe, pris sur le vif ou enregistré en studio. Les meilleurs moments ont été une nouvelle fois compilés sur un CD, offert aux participants à l'issue de leur séjour.














Les CD "Un air de campagne" (2004) et "La ruade matinale" (2005)

En septembre 2005, Boris Lelong et moi-même avons eu l'occasion d'accompagner ensemble, et en musique, le conte préhistorique "Nagaka, le tailleur de pierre", narré par Jacques Ranoux lors d'une veillée avec les retraités. La musique ainsi créée a été totalement improvisée avec l'aide de divers instruments acoustiques et traditionnels, flûtes amérindiennes et percussions.














Veillée contes, avec au centre, Jacques Ranoux

L'association Altamira, en dehors des séjours retraités, a été invitée à participer à un forum citoyen organisé sur le centre en octobre 2004, puis en avril 2005 à l'occasion d'une grande soirée placée sous le thème "Cultures paysannes, du terroir à la planète". L'évènement, préparé avec le concours des bénévoles du comité des fêtes local, entremêlait musiques vivantes, projection diapos et échanges avec le public sur les thèmes portés par Montrem et Altamira. D'autres projets avec le petit monde dynamique de Montrem en Périgord sont d'ores et déjà à l'étude pour 2006 et au delà !


Quelques moments vécus lors du séjour retraités en septembre 2006

La veillée "Ciné-concert"

Cette année, nous avons décidé d'intégrer, pour la première fois, la musique électronique à nos aventures créatives en Périgord (une vieille passion commune avec mon ami Boris, par ailleurs synthétiste très doué). Tout à commencé lors d'une veillée "Ciné-concert", où à trois musiciens, nous nous sommes amusés à inventer, en direct, la nouvelle bande sonore d'un segment de trente minutes issu du film "Baraka" de Ron Fricke (une reflexion sur le monde contemporain dans sa diversité culturelle, a partir du seul langage universel existant : image, son et musique). Matthieu Le Rhun, animateur vacataire au centre de vacances (avec lequel nous avions fait connaissance la veille !), se portera volontaire pour cette enrichissante expérience qui nous tenait à coeur depuis longtemps. Le public n'aura eu aucun mal à pénétrer cet univers pour le moins insolite, en témoignent les nombreuses réactions d'enthousiasme qui s'en suivront.

Baraka version 2006
- Boris Lelong : émulateur de sons électroniques (nappes, textures, arpégiateurs), derbouka, piano à pouces, voix
- Philippe Vallin : Flute kiowa et hipanog, didgeridoo, rainstick, bol tibétain, bracelet péruvien, voix
- Matthieu Le Rhun : guimbarde vietnamienne, claves, tingshaws, oeufs



























Les préparatifs du "ciné-concert", quelques petites heures seulement avant l'évènement


La veillée se poursuivra en musiques et à travers nombreux échanges, anecdotes vécues, présentations d'instruments du monde, etc.. C'est au cours de cette très belle soirée que nous ferons la connaissance d'Hania, formidable jeune chanteuse d'origine Kabyle, et amie de Marie-Jo, intervenante de longue date sur nos séjours avec les retraités. Hania, très spontanément, nous offrira un poème de Khalil Gibran, relayé par son chant à la fois puissant et tout en nuance. Une artiste à découvrir d'urgence !














Duo de flutes coyotes, ou "Siyotankas" (Amérique du Nord)













Mathieu à la guitare et Boris au derbouka, pour un jam aux motifs "arabisants"















Et nos amis retraités noctambules, berçés par la musique


Veillée relaxation et concert improvisé


Chaque année, la douce Marie-Jo Garcia intervient sur le séjour retraités. Il s'est instauré avec le temps une chaleureuse, sincère et durable relation entre cette dernière et les personnes âgées qui reviennent à Montrem. Dans chacune des activités qu'elle développe sur le centre (bien-être, relaxation, massages, etc), Marie-Jo instaure un réel climat de confiance au sein du groupe et dans les relations individuelles. Celà permet à chacun de s'exprimer librement et avec aisance, mais aussi de laisser s'épanouir ses propres penchants créatifs, bien souvent insoupçonnés.

Au cours d'une séance de relaxation proposée en veillée, Boris, Matthieu et moi-même avons renouvelé l'experience de l'accompagnement musical, cette fois à travers la création de paysages sonores immergeant les personnes dans une sorte de "voyage interieur", avec Marie-Jo pour seul guide.

Nous avons enchainé cette experience très forte avec une autre en fin de soirée, moment unique et privilégié où nous avons improvisé, devant un public très en demande, un petit concert, cette fois-ci à 5 musiciens. En effet, Hania était de retour avec son ami Eric, talentueux percussionniste qui avait fait le déplacement avec bon nombre de ses instruments : grand daf iranien, bendir, tambourins, etc.

Tout au long de cette très sensuelle et innatendue création collective, se sont donc entremêlées  voix, notes de guitares, sonorités Moyen-orientales, et textures atmosphériques, préparant ainsi nos amis retraités à une nuit paisible et pleine de beaux rêves !
















Denise en grande discussion avec Marie-Jo (à droite)
Ci-dessous : Eric, Matthieu, Hania et Philippe

 
 
 
 
 
 
 
 
 















 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Musiques spontanées, émotions partagées



Le théâtre des Lébérous

 
Le théâtre des Lébérous est une véritable institution à Montrem. Cette innénarable "Mythologie locale", imaginée par le personnel d'animation du centre, reprend vie chaque année, que ce soit durant l'été avec les enfants ou lors des séjours avec les retraités (où ces derniers sont d'ailleurs largement mis à contribution). Scénarios loufoques orchestrés par Jacques Ranoux et improvisations débridées sont à l'honneur dans ce théâtre "libéré", où toutes les folies sont permises, voir fortement encouragées !Comme l'année précédente, Boris et moi-même avons été sollicités pour la partie musicale, accompagnés, une fois de plus, par notre ami multi-instrumentiste Matthieu, l'une des grandes rencontres de ce séjour. S'est également joint à nous, une grande première,  Claude "M.K", un retraité dionysien qui a débuté l'apprentissage du violon au conservatoire il y a tout juste quelques mois. Le théâtre des Lébérous 2006 lui aura donné l'occasion, et ce n'est pas rien, de vivre sa toute première expérience de musicien en groupe.Le séjour à Montrem aura été pour certains très fructueux en terme de rencontre, d'échanges et de créativité. A tel point que pour conclure ce séjour, nous avons préparé, avec le concours de quelques retraités très impliqués, une veillée "expression" où chacun a pu mettre en scène, pour et avec les autres, ses propres créations et autres compétences artistiques.Musiques préparées ou improvisées, chansons, poésies, sketches, en solo, en duo ou en groupe, se sont enchainés durant près de trois heures dans la joie et la bonne humeur.














Les protagonistes de l'édition 2006 en pleine concertation
















De gauche à droite : Margot, Marianne, Denise, Marcelle et Nina














Boris, Philippe et Claude en pleine action, pour le grand final des Lébérous


La veillée "Expression"

Le séjour à Montrem aura été pour certains très fructueux en terme de rencontre, d'échanges et de créativité. A tel point que pour conclure ce séjour, nous avons préparé, avec le concours de quelques retraités très impliqués, une veillée "expression" où chacun a pu mettre en scène, pour et avec les autres, ses propres créations et autres compétences artistiques.

Musiques préparées ou improvisées, chansons, poésies, sketches, en solo, en duo ou en groupe, se sont enchainés durant près de trois heures dans la joie et la bonne humeur.












L'expression en musique ou en chanson

Ce type d'animation participative est très proche des rencontres "Musiques & Chansons" que nous organisons régulièrement dans les foyers résidences de personnes âgées à Saint-Denis.

Pour conclure, je dirai que le centre de vacances de Montrem est un "révélateur", un formidable lieu de ressources humaines au sens noble du terme, et enfin, un vaste terrain d'expérimentations en tout genre, en terme de pratiques sociales et culturelles. Ce qui se passe là bas en quelques jours trouve souvent un prolongement très actif sur Saint-Denis, dans la durée, à partir du vécu, des rencontres et des expériences communes à Montrem.


Cette fameuse veillée aura par exemple été le point de départ d'un projet intergénérationnel lié au slam (voir rubrique sur ce site
), piloté par les services animations enfance, jeunesse et retraités, dont Grand Corps Malade en personne pourrait bien être le parrain (Fabien Marsaud, pour l'anecdote, a été lui aussi animateur vacataire au centre de Montrem il y a quelques années !)

Rendez-vous donc pour l'édition 2007 du séjour retraités à Montrem, avec entre temps, qui sait, la parution d'un nouveau CD compilant quelques instantanés sonores de ce beau mois de septembre 2006 ?
Philippe Vallin
 


Contact :
Village vacances Saint-Denis
Pratz - 24110 Montrem
Tel : 05 53 54 60 53
Email : village.vacances.montrem@wanadoo.fr


 
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