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Ce blog est consacré à mes activités d'animateur socioculturel à la ville de Saint-Denis (93), mais aussi de chroniqueur et de musicien amateur. Au fil de ces pages, vous pourrez suivre l'actualité de divers projets professionnels et autres initiatives que je pilote ou auxquels je suis associé : rencontres et événements culturels, concerts, scènes ouvertes, jumelages artistiques, etc. Quelques chroniques musicales seront également publiées selon les coups de coeur et l'inspiration. En bref, ce site est une petite fenêtre ouverte sur mon réseau de proximité, un espace d'information et de partage d'expériences. A bientôt ! PV.

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Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /Jan /2007 00:49
- Par Philippe Vallin
Lisa Gerrard - The Silver Tree (Rubber Records 2006)

A l'heure où tous les espoirs d'une vraie reformation de Dead Can Dance semblent s'envoler à jamais, la parution d'un nouvel album solo de la grande vocaliste Lisa Gerrard reste une excellente nouvelle. Et celle-ci l'est d'autant plus quand on sait que "Silver Tree" recèle quelques titres joués par le groupe lors de sa récente mais éphémère tournée courant 2005. Quel en est donc le verdict ? Ceux qui s'attendent à un nouvel album de Dead Can Dance avec son lot de percussions et d'envolées médiévalo-orientalisantes seront sans doute un peu déçus. En effet, "The Silver Tree" est une œuvre plutôt épurée et très discrète dans ses choix rythmiques, délivrant une musique aussi sombre et aussi belle que la sublime pochette qui orne l'album.

Ce nouvel opus s'inscrit ainsi dans la droite continuité des derniers travaux de Lisa réalisés pour des films produits par Hollywood, en bref, une œuvre "cinématique" évocatrice, dépaysante et emplie de mystère. Edité par le label australien Rubber Records avec lequel la chanteuse vient de signer, "The Silver Tree" constitue cependant un nouveau départ pour la carrière solo de Lisa Gerrard. L'album a été réalisé en compagnie de ses vieux complices, le producteur Michael Edwards, et surtout le musicien Patrick Cassidy qui en assure l'orchestration et les arrangements. On se souvient de ce dernier grâce à "Immortal Memory", album de très bonne facture conçu en collaboration avec Lisa Gerrard et paru en 2004 sur le célèbre label indépendant 4AD*. A ce dernier, on pouvait reprocher le choix dommageable d'avoir privilégié les synthétiseurs en lieu et place d'un authentique orchestre symphonique que ceux-ci cherchaient à imiter.

"The Silver Tree" évite les écueils de son prédécesseur en utilisant une bien plus ample et audacieuse palette sonore, avec un choix de production et un bon goût artistique constant. Il en résulte sûrement l'œuvre la plus éthérée et atmosphérique de la grande Lisa, à déguster religieusement et sans modération. Tout au long des treize plages de renferme l'album, les nappes et textures électroniques de "The Silver Tree" créent un univers de beauté glaciale et mystique, transcendé par la voix lyrique si singulière de la chanteuse australienne, tantôt délicate et tantôt puissante, dont il est impossible de se lasser. Si le disque ne révolutionne pas l'art de sa très douée génitrice, les purs instants de magie sont à nouveau au rendez-vous avec "Come tenderness", "Serenity", "Devotion", petites perles mélodiques à l’émotion à fleur de peau que je vous recommande chaudement.

L'originalité pointe aussi son nez avec l'étonnant "Space weaver", morceau trip-hop qui rompt radicalement avec l'esthétique habituelle de Lisa, et qui nous emmène dans des contrées musicales aux effluves electro que ne renieraient pas Portishead ou Massive Attack. Pour conclure, je dirais que Lisa Gerrard nous livre son meilleur travail depuis "The mirror pool", son délicieux et indétrônable premier essai en solitaire. Si l'œuvre de l’ex-icône de Dead Can Dance ne semble pas vraiment vouloir se renouveler artistiquement parlant, elle n'en demeure pas moins tout simplement magnifique et digne d’intérêt de bout en bout. Rendez-vous pour un prochaine album qui, espérons le, nous enchantera tout autant mais nous surprendra aussi davantage, histoire de crier à nouveau au prodige. Philippe Vallin.

* à noter que le label publiera un best-of de Lisa Gerrard en février prochain. Un bon moyen pour le néophyte de découvrir sur le tard cette vocaliste exceptionnelle.



Mercredi 10 janvier 2007 3 10 /01 /Jan /2007 23:19
- Par Philippe Vallin
Si nos activités aux sein de l'association Altamira s'intéressent davantage à la musique jouée hors du contexte scénique, une initiative du Comité d'Animation du Foyer-Résidence Ambroise Croizat de Saint Denis nous a donné l'occasion d'imaginer notre premier concert. Cette création que nous avons baptisé "Diwata" a été donnée à l'occasion d'une date unique, le 28 mai 2005, dans la salle très intime de la médiathèque Gulliver à Saint-Denis.
















"Diwata" est un terme originaire des Philippines qui renvoie aux légendes et à l'imaginaire collectif, et qui désigne les fées forestières éprises de musique et de beauté. Diwata a été conçu comme un spectacle à part entière, un voyage poétique qui, durant un peu plus d'une heure, alterne narration et musiques nées dans l'intimité du monde naturel. Celles-ci nous entrainent de l'Amazonie aux Philippines en passant par le Tibet, l'Océanie et les anciens territoires des indiens d'amérique du nord. Entre conte, musique et rêverie, "Diwata" est un hommage original rendu à la diversité culturelle.

Pour que ce spectacle prenne vie, nous avons utilisé un grand nombre d'instruments de nature et d'origine diverses, qui à la fois constituaient un attrait sonore et visuel. En effet, les instruments tels que le luth hegelung des T'Boli ou les gongs de la cordillère de Luzon sont aussi beaux à voir qu'agréables et étonnants à écouter. Le décors, simple mais très soigné, a été mis en valeur par les très belles lumières crées pour l'occasion par Alexis Lelong, par ailleurs technicien son du spectacle.
DIWATA
Mélodies pour les fées sauvages



Gangsa
Musique de gongs de la Cordillère de Luzon

Sur la trace des Diwatas

Quelques notes végétales…

Air de berger
Mélodie des hauts-plateaux de l’Himalaya

Siyotanka
La flute d’amour des Amérindiens du Nord

Dilay-en
Berceuse de l’île de Mindanao

Ilog
Chant de deuil du Congo et air de fête de l’Amazone

Koyu
Mélodie pour luth des forêts philippines

L’arbre aux termites
Echos préhistoriques d’Australie

Sangaya
Souffle de bambou et visions chamaniques

Kulilal
Chanson amoureuse des montagnes de Palawan

La Femme Bisonne Blanche
Tonnerre dans les Grandes Plaines

Diwata
Epilogue


Musiciens : Boris Lelong, Joon Claudio et Philippe Vallin
Son et lumière : Alexis Lelong



Instrumentarium

Océanie
trompe didgeridoo, batons percutés

Amériques
flutes droites siyotanka, tambour sur
cadre buffalo drum, guitare folk

Afrique
arc-en-bouche, tambours sur
cadre bendir, sonnailles, gourde à
résonnateurs chekere, hochets, balais

Asie
flutes traversières en bambou, flutes
droites en bambou, cithare tubulaire
sludoy, luth hegelung, guimbarde en
bambou kumbing, carillon sarunay,
gongs plats gangsa, cloche dilbu








Diwata
par un geste
de ton front
dessine
l’espoir
en arc-en-ciel
par un frémissement
de tes ailes
l’énergie
souterraine
brûle
au ciel
je sens
le murmure
des arbres
qui naissent
fétus de
l’humanité
au fond
des entrailles
de la terre
je les sens
pousser
en prières
vers l’espace
bleu vert
bénis les
Diwata
de tes mains
aux rosées
du matin
leur souffle
sur tes lèvres
ardentes
de foudres
Diwata
leur vie
en clair-obscur
et l’espoir
en arc-en-ciel

 Poème de Maya


Cliquez sur la photo ci-dessus pour visionner un extrait vidéo sur le site d'Altamira

www.altamiramonde.net

Crédit photos : Sylvie Hamon

Retrouvez la galerie complète ici
Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 00:09
- Par Philippe Vallin
Avec Boris Lelong, Joon Claudio et Bernard Aglietta, mes amis de l'association Altamira, nous partageons une véritable passion pour les instruments traditionnels et les musiques du monde. Notre propre instrumentarium se veut donc très éclectique, composé de flûtes des cinq continents, de percussions orientales, d'accordéons diatoniques, de luths asiatiques, pianos à pouces africains et autres xylophones. De tout cela découle une musique aux saveurs multiples dans laquelle résonnent des échos des hautes vallées des Andes, des rizières d'Asie du Sud-Est, des savanes africaines, des alpages savoyards...

















A travers nos différentes interventions, nous aimons amener, mais surtout faire jaillir la musique vivante hors de la scène, à l'écart des salles de spectacles où l'acte musical tend à être cantonné. En effet, dans les communautés paysannes d'Afrique et d'Asie avec lesquelles nous menons des projets d'enregistrement, la musique est rarement jouée sur scène, en "frontal", dans le cadre d'un concert. Elle tend au contraire à s'insérer de manière participative dans les différents moments de la vie quotidienne. La musique et le chant viennent ainsi s'immiscer dans les moments de fêtes, accompagner chaque jour le labeur et les gestes du travail, participer aux rituels, etc.. Ces pratiques ont ainsi une forte conotation sociale et elles tendent malheureusement à disparaître dans nos sociétés modernes. Dans le monde rural des pays du sud, tout le monde ou presque peut s'improviser chanteur ou musicien, et les occasions de s'exprimer ne sont jamais rares.

Inspirés par cette approche simple et à échelle humaine, nous explorons d'une prestation à l'autre le champ de cette musique dite "de proximité". Ces chemins nous ont déjà conduit par exemple à animer un marché rural, à accompager des veillées contes, jouer de la musique pour et avec un public d'enfants handicapés aveugles ou sourds (oui, c'est possible !), organiser des rencontres participatives autour de la chanson dans des résidences pour personnes âgées, et bien d'autres choses encore...

















"Musique ensemble" à la résidence Croizat de St-Denis






























Rencontre "Musiques et chansons" à Saint-Denis, résidence
Basilique















Marché rural au forum citoyen de Montrem en Périgord



























































"Musiques de jour", ou l'accompagnement
musical d'une journée à l'hopital : écoute
d'instruments du monde et élan festif
autour de l'accordéon.



En cliquant sur la photo ci-dessous, vous serez redirigé vers une page où vous pourrez visionner un mini-reportage vidéo sur l'association :


Lundi 1 janvier 2007 1 01 /01 /Jan /2007 22:25
- Par Philippe Vallin
Joon Claudio en concert à la Tribu
Stains - Vendredi 10 novembre 2006 à 21h
Festival des Villes des Musiques du Monde

Fin 2006, j'ai eu le privilège de participer au "off" du Festival Villes des Musiques du Monde 93 en accompagnant une nouvelle fois Joon Claudio lors d'un concert placé sous le signe de l'amitié et du rassemblement. En effet, prévu initialement en formule solo, nous n'étions pas moins de six musiciens aux côtés de Joon, qui, dans sa grande générosité, nous a invité à partager à ses côtés la petite scène de la Tribu de Stains. La chaleureuse équipe du restaurant acceuillait également pour l'occasion l'exposition notre ami artiste peintre Jonathan Dû, agrémentée une nouvelle fois de quelques toiles de Joon.

Le répertoire de notre artiste pluri-disciplinaire aura donc été pour l'occasion "augmenté" grâce à la contribution des gens de sa propre "tribu", à savoir Boris Lelong, Hacène abchiche, Hania Hastings-Lakhdari, Faouzia Hilmi, Dominique Brousse et moi-même. Pour certains d'entre nous, ce sympathique concert fut une heureuse collaboration de plus. En effet, j'ai souvent eu l'occasion de jouer avec Joon et Boris lors de nos activités communes avec l'association Altamira. Pour d'autres en revanche, il s'agissait d'un tout premier contact musical, voir d'une première rencontre. Joon et Hania, qui faisait un aller et retour du Périgord pour cette occasion unique, ne s'étaient par exemple jamais rencontrés auparavant.

Cette soirée fut également l'occasion pour Faouzia de faire son baptême de scène, en interprétânt entre-autres une composition de son futur 1er album, sur lequel elle travaille actuellement avec Joon. Et oui, la très douée calligraphiste (découvrez son travail en cliquant ici) est aussi chanteuse !

Pour convevoir le filage de ce concert haut en couleur et on ne peut plus singulier, nous avons tous bénéficié de très peu de temps de préparation. Il en resultera donc une soirée bordélique dans le bon sens du terme, jouée "sans filet", et ou musicalité rimera avec spontanéité. Vu les réactions d'enthousiame du public et les échos positifs reçus à l'issue de la prestation, il semblerait que celle-ci ait été fort réussie ! Mais pas de réussite possible sans l'accueil incroyable reservé par nos hôtes Sylvie et Olivier, les responsables de cette fameuse Tribu de Stains que je vous invite à aller découvrir sans tarder. Cadre super agréable, programmation culturelle, gastronomie et chaleur humaine seront au rendez-vous.


Contact :
LA TRIBU
30, avenue Louis Bordes
93240 Stains
Tel : 01 48 29 57 23
Mail : latribustains@free.fr


Set-list du concert :

Flute solo
Balita
Anak
Musikero
Dan dan soy
Kulilal
Elevation
Ela Ela

Uwawe
Bayanko
Giliw
Life as comedy
Il y a toujours un matin
Flam & co
Pique-nique
Le blues du marché
Dili
Himig Ng Pag-ibig

Encore :

Les rappels se sont transformés en véritable mini-concert improvisé, avec un public mis à contribution, chacun invité sur scène à son bon vouloir pour nous offrir une petite prestation de son choix. Se sont donc alternées dans la bonne humeur chansons, improvisations instrumentales, et même... du slam !  

Shaktiyotanka 

Une impro instrumentale autour d'un thème de Shakti, avec Hacène à la guitare, Joon à la flute bambou et moi-même à la Siyotanka, d'où le titre, improvisé lui aussi.

Je voulais juste vivre
Impro
Appel à la nuit

L'occasion d'ententre la voix exceptionnelle d'Hania, ici accompagnée de Boris au bendir et de Joon au Kumbing, guimbarde en bambou des philippines.

Jason
Attention ça déménage ! Un classique engagé de mon vieil ami Dominique Brousse, avec Hacène à la guitare. Ambiance "punk" et saturations assurés.

Dysfontionnaire
Hymne à l'amour
Toi l'étranger
Qu'est-ce que t'as ?
Honni soit qui mal y pense

Un texte hilarant que nous a offert Denise Lemière, la doyenne de nos slameuses qui participe activement chaque semaine à l'atelier d'écriture de Grand Corps Malade à Saint-Denis.

Musikero - rep.


En attendant quelques petites séquences vidéo à venir dans ces pages (signées Bruno Simonnet de l'association "Comdesimages"), voici quelques photos de l'avant concert. En effet, personne n'a pensé à prendre des clichés du set proprement dit. Chacun devait être trop "absorbé" par l'excellence de la prestation, ça doit être ça !

















Dominique, Hacène et moi même en pleins préparatifs

















Ma chère collègue Laurence (ou Lolo Beebop pour les intimes),
en bonne compagnie avec Dom

















Installation du matériel, un peu à la bourre comme d'habitude !

















Le soundchek de rigueur, ici avec la flûte Kiowa.

















Essai de "Kulilal", morceau instrumental envoûtant originaire
de l'île de Palawan aux Philippines

Joon Claudio : chant, flûte hipanog, guitare, kumbing, bambou
Philippe Vallin : chant,
flûtes hipanog, kiowa & siyotanka, tuggagan, bambou
Boris Lelong : guitare, luth hegelung, bendir, udu, shakers
Hacène Abchiche : guitare
Hania Hastings-Lakhdari : chant

Faouzia Hilmi : chant


Crédit photos : Laurence Thimothé, Fred Natuzzi et Bruno Simonnet

Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /Déc /2006 17:05
- Par Philippe Vallin
Mogwai - Zidane-A 21st Century Portrait (Pias 2006)

Le groupe post-rock de Glasgow aura décidément été très productif cette année. Quelques mois à peine après la parution de leur nouvel album "Mr Beast", Mogwai nous revient en signant la bande originale d'un documentaire dédié à notre Zizou national, "Zidane, un portrait du XXIème siècle". Ce film est l'œuvre commune de l'écossais Douglas Gordon et du français Philippe Parreno, qui, pour aboutir à leur projet, se sont entourés de quelques grands noms  internationaux de la photo, du son et du montage. Le métrage qui en résulte suit de très près, et pendant un peu plus d'une heure et demie, Zinedine Zidane en pleine action lors d’un match avec le Real de Madrid, à l'aide de 17 caméras disséminées un peu partout dans le stade.

La musique de cet ovni filmique aura donc été confiée aux compatriotes du metteur en scène écossais, les désormais incontournables Mogwaï, par ailleurs gros fanatiques de football et intarissables commentateurs de leurs équipes locales qu'ils supportent avec ferveur et dévotion. Il va sans dire que leur post-rock instrumental et atmosphérique va à ravir au style de l'énigmatique Zidane. Les écossais ont fait le choix d’illustrer les gros plans de Zizou à l'oeuvre sur le terrain par des motifs mélodiques lents, hypnotiques et en apesanteur, très proches de l'esprit des anciens albums, "Come On Die Young" en tête. Point de déchainements telluriques ou de montée en puissance ici (très efficaces en concert) comme il est souvent de mise dans le courant post-rock des Gybe, Sigur Ros & co, mais une musique instrumentale calme, paisible, presque "au ralentis", qui développe des climats aériens et apaisés propices à la rêverie et à la contemplation. Dans la même optique, je ne saurai vous conseiller que de vous précipiter sur un album intitulé "Palmless Prayer/Mass Murder", collaboration récente entre les japonais de Mono et World's End Girlfriend. Avis aux amateurs, cette petite merveille oscille entre l'ambient, le rock de chambre classieux et la musique classique contemporaine façon Arvo Pärt et Gavin Bryars, rien que ça !

Le dernier bijou de Mogwai est du même cru, et le choix du groupe écossais pour composer cette bande originale insolite paraît une évidence tant leur musique semble de circonstance. Nappes de synthés enveloppantes, batterie lente et obsédante, basse profonde, notes de guitare plaintives, tout les ingrédients sont rassemblés pour créer une atmosphère on ne peu plus cinématique. S'ils ne sont pas des spécialistes du genre soundtrack, comme d'autres artistes issus de la pop, ils ont cependant réussi à signer un score souvent plus intéressant que l'oeuvre d'un "professionnel", à l'image de Peter Gabriel avec "Birdy" et "Passion", ou encore des p'tits français de Air et leur excellentissime "The Virgin suicide". Cette collection de dix nouveaux titres éthérés offerts par Mogwai fait partie des indispensables du groupe, et ils constituent par ailleurs une excellente introduction pour tout ceux qui n'auraient pas encore découvert ces nouveaux Pink Floyd des temps modernes. Une bonne raison également, supporter ou pas, d'aller découvrir, musique à l'appui, le film concept dédié à cette légende vivante du football qu'est Zidane. Un disque onirique et sublime. Philippe Vallin



Site web : www.mogwai.co.uk


Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /Déc /2006 00:50
- Par Philippe Vallin
A travers cette nouvelle rubrique, je vous ferai, au fil des articles, la présentation de mon parcours en tant que chanteur et musicien. Vous pourrez ainsi découvrir quelques-uns de mes projets et expériences diverses en la matière...


Commençons ici par mes tous premiers pas sur scène effectués courant 2005, lors de deux petits concerts acoustiques où j'accompagnais mon ami Joon Claudio, artiste pluridisciplinaire originaire des Philippines. Ces deux 1ères tentatives en compagnie d'un musicien aussi talentueux et expérimenté auront été pour moi un formidable révélateur, et surtout le point de départ d'une enthousiasmante et fructueuse collaboration artistique. C'est en effet à partir de ce moment précis que j'ai commencé à écrire et à composer chansons et mélodies, avec l'aide précieuse de Joon qui se charge des arrangements des morceaux (pour ma part, je suis toujours un parfait autodidacte, complètement allergique et hermétique au solfège !). Notre style, s'il y en a un, serait un mélange de diverses influences qui nous sont tantôt propres et tantôt communes : chanson française et Philippines, musiques pop, folk, ethniques et traditionnelles, etc.

Hormis le chant, Joon et moi partageons une véritable passion pour les flûtes du monde. Joon maîtrise parfaitement la flûte traversière chromatique en bambou "Hipanog" dont il est l'inventeur. J'ai pour ma part un faible pour les flûtes diatoniques, et particulièrement celles des indiens d'Amérique du Nord aux sonorités si douces et aux échelles si caractéristiques.


Joon Claudio & Philippe Vallin "UYAWE"
Saint-Denis, Café Culturel
Le vendredi 4 février 2005















Ce mini-concert au Café Culturel de Saint-Denis a été baptisé "UYAWE" en référence à notre première composition commune.

Plus tard, cette jolie mélodie m'inspirera le nom du site sur lequel vous naviguez actuellement (voilà, le mystère est enfin révélé !). Cette courte présentation musicale d'une petite demi-heure s'est déroulée dans le cadre du vernissage de l'exposition de Joon Claudio & Jonathan Dû, tous deux complices et artistes s'illustrant dans la peinture contemporaine et abstraite.


Set-list :

Flute solo
Improvisation 1
Musikero
Angelines
Aliw-Iw
Improvisation 2
Giliw
Vivre ensemble

Joon Claudio : Chant, guitare, flûte hipanog, kumbing,
Philippe Vallin : Chant, Flûtes kiowa, Low whistle, Pinkillo et Hipanog, Tuggangan, ocarina, Tingshaws, sonailles

















Instrumentarium...





























Au milieu : Jonathan Dû


















A gauche : Stéphane "Scarpe" Buffet, graphiste/peintre/sculpteur
et membre actif du Café Culturel


Joon Claudio & Philippe Vallin

Saint-Denis, La Ligne 13
Le samedi 21 mai 2005

















Ce concert s'inscrivait dans le cadre d'une initiative de l'amicale des Bretons de Saint-Denis, organisée à l'occasion de la Journée de la Diversité Culturelle. La soirée était présentée en ces termes dans le programme des spectacles de la LIGNE 13 : "L'Amicale des Bretons de St-Denis a conçu le projet d'organiser une soirée festive et musicale à partir de la richesse des diverses cultures existantes parmi la population de notre ville. Cette manifestation privilégiant les musiques d'ici et d'ailleurs permettrait de développer les échanges et d'enrichir le dialogue entre les différentes communautés. Elle offre un opportunité d'approfondir nos réflexions sur les valeurs humaines pour repousser collectivement l'exclusion, le racisme, afin que chacun puisse entendre, écouter la beauté d'un chant du monde solidaire pour apprendre à mieux vivre ensemble".

Pour cette soirée unique et chaleureuse, nous partagions l'affiche avec le groupe Deux + Un (excellent trio jazz fusion incluant mon vieux complice Hacène Abchiche à la guitare), le touareg Bady Ag Alhassane et l'ensemble breton Kan Ar Mor. Notre duo a été renforcé par la présence de mon pote Mario Micaletti à la guitare, recruté dans l'équipe à peine quinze jours avant l'évènement ! Sa très sympathique contribution aura apporté une petite touche "rock" bienvenue sur certains titres.
Set-list :

Flute solo
Anak
Musikero
Uwawe
Il y a toujours un matin
Un monde inconnu
Himig Ng Pag-Hibig
Resistante
Giliw

Joon Claudio : Chant, guitare, flute hipanog, kumbing, bambou
Philippe Vallin : Chant, Flûtes kiowa, Low whistle et Hipanog, Tuggangan, Rainstick, Tingshaws, sonailles
Mario Micaletti : Chant, guitare, oeufs, bambou, Tuggangan





























































Philippe Vallin
Photos : Miguy Saminadin et Aiman Saad Ellaoui


Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /Déc /2006 17:14
- Par Philippe Vallin & Yaya Bagayoko
Vous découvrirez ci-dessous la seconde partie d'un document relatif à un projet de rencontre et de création artistique intergénérationnelle baptisé "GENERATIONS SLAM". Ce projet, initié fin 2006, sera mené conjointement en 2007 par le Pôle Ressource Hip-Hop de la Direction de la Jeunesse (Service des Pratiques Artistiques et Culturelles) et le Service Animation et Vie Sociale des Retraités de la Ville de Saint-Denis. Cette aventure s'inscrit dans le cadre du"SLAM'Caravane 93", initiative organisée en réseau par cinq communes du département, avec le soutien du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis.

LES OBJECTIFS DE GENERATIONS SLAM

















Les objectifs généraux:

- Favoriser la rencontre entre jeunes et personnes âgées, à travers une activité de création et d’expression poétique : le slam.

- Valoriser et promouvoir l’expression et les dynamiques culturelles des dionysiens, toutes générations confondues.

- Contribuer à valoriser une image de la banlieue souvent ternie par les médias, en développant une initiative artistique et culturelle innovante à Saint-Denis.

Les objectifs opérationnels :

- Participation commune de jeunes et de retraités à l’atelier d’écriture slam, proposé chaque semaine dans le cadre des activités du S.P.A.C (Service des Pratiques Artistiques et Culturelles).

- Réalisation commune et édition d’un CD enregistré dans un studio professionnel, à partir des œuvres produites par le groupe de jeunes et de retraités lors du déroulement de l’atelier.

- Permettre aux jeunes et aux retraités de pouvoir se produire ensemble sur une grande scène slam, à la Bourse du Travail de Saint-Denis en avril 2007, à l’occasion du “ SLAM’Caravane 93”.

- Créer une dynamique intergénérationnelle autour du slam : rencontres régulières et dans divers contextes, promotion des scènes existantes dans les programmes d’animation, accompagnement des personnes lors des événements (ex : Café culturel), etc.

- Réalisation d’un film documentaire sur toute la durée du projet réunissant le groupe de jeunes et de personnes âgée, afin de garder la mémoire de cette aventure, mais aussi de la restituer et de la promouvoir.


LE PUBLIC CONCERNE


















Par l’atelier d’écriture, la réalisation du CD et la restitution sur scène en avril : un groupe réunissant les jeunes inscrits à l’atelier Slam, ainsi qu’une dizaine de personnes retraitées dionysiennes.


LIEUX DE L’ACTIVITE, MODALITES, DUREE ET PERIODICITE
















Atelier d’écriture hebdomadaire gratuit de 2 heures, organisé chaque mercredi de 16h à 18h, sauf vacances scolaires.

L’atelier se déroule au Service Municipal de la Jeunesse, dans une salle au rez-de-chaussée accessible aux personnes à mobilité réduite. L’accompagnement de ces personnes est assuré chaque semaine par les animateurs de la Direction Retraités et Personnes Agées, au moyen d’un minibus adapté.

Afin de favoriser les échanges, l’atelier se déplacera ponctuellement au sein des foyers-résidences retraités, avec l’aide des animateurs et des véhicules de services de la M.J.C.

Démarrage: le lundi 6 novembre 2006 à la Résidence Croizat, avec la présentation du projet aux retraités, en présence de Grand Corps Malade.

Echéance du projet : fin juin 2007, puis reprise à la rentrée pour une pérennisation de l’activité d’écriture.



LE CONTENU DE L’ACTIVITE














L’atelier d’écriture

Les premiers temps seront consacrés à la prise de contact au sein du groupe, entre jeunes, personnes âgées et intervenants. Dans une seconde phase, celui-ci s’organisera en plusieurs binômes qui développera chacun son ou ses propres thèmes d’écriture, en vue de la réalisation du CD et de la prestation scénique au SLAM’Caravane 93.


- Lors de chaque séance : petites exercices de jeux avec les mots et les rimes, production de textes et restitution au groupe, mini slam-session des textes réalisés dans le cours de la semaine précédente,

- définition de thèmes d’écriture communs, et travail en petits groupes mixtes,

- sessions d’enregistrement à prévoir en studio, en vu de l’élaboration d’un CD diffusé gratuitement aux participants, aux familles et au public dionysien, d’ici la fin d’année 2007,

- séances de répétition puis présentation des œuvres réalisées par le groupe en avril 2007 à la bourse du travail, lors de la restitution du travail produit par les ateliers d’écriture liés par le "SLAM’Caravane 93".

A Saint-Denis, l’ensemble du déroulement du projet sera filmé par le service Audiovisuel de la ville, afin que l’aventure puisse être présentée au public sous forme d’un reportage au format DVD. Le film inclura la 1ère rencontre à la résidence Croizat, le vécu lors des ateliers, la dynamique engendrée par le projet (ex : les slam sessions du Café Culturel, les rencontres slam en résidences et autres lieux sur la ville), mais aussi les émotions, les appréhensions des uns et des autres, etc.


LES MOYENS FINANCIERS

Le Budget prévisionnel prévoit le coût des vacations intervenants, les séances d'enregistrement en studio pour un CD 8 titres, le mastering et le pressage du disque à 2000 exemplaires, la communication et autres dépenses diverses.

LES PARTENAIRES

Partenaires directs :

- Les antennes jeunesses de quartier
- La Cyberbase Municipale (conception graphique du CD)
- Le Service Communication de la ville
- Le Service Audiovisuel (suivi vidéo)
- Le journaliste Jean-Michel Delage (suivi photo)

Partenaires indirects :

- Le Conseil Général de la Seine Saint-Denis
- L’association "SLAM’ Caravane 93"


A suivre...

Photos : Jean-Michel Delage, Boris Lelong et Laurence Thimothé


Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /Déc /2006 17:13
- Par Philippe Vallin & Yaya Bagayoko
Vous découvrirez ci-dessous la 1ère partie d'un document relatif à un projet de rencontre et de création artistique intergénérationnelle baptisé "GENERATIONS SLAM". Ce projet, initié fin 2006, sera mené conjointement en 2007 par le Pôle Ressource Hip-Hop de la Direction de la Jeunesse (Service des Pratiques Artistiques et Culturelles) et le Service Animation et Vie Sociale des Retraités de la Ville de Saint-Denis. Cette aventure s'inscrit dans le cadre du "SLAM'Caravane 93", initiative organisée en réseau par cinq communes du département, avec le soutien du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis.


GENERATIONS SLAM












Coordinateurs du projet : Yaya Bagayoko (Direction de la Jeunesse) et Philippe Vallin (Service Animation & Vie Sociale / Direction Retraités et Personnes Agées)

Animation et conception artistique : Fabien Marsaud / Grand Corps Malade et Emilie Llorente


LE SLAM RASSEMBLE LES GENERATIONS

Le slam, c'est un art d'expression populaire oral et déclamatoire à la portée de tous. La seule motivation pour le pratiquer, c'est l'envie d'écrire et de partager ses textes avec d'autres. Le slam est donc le terrain d'expression idéal pour tout poète en herbe, quelque soit son âge, sa condition ou son style. En effet, ce véritable phénomène culturel touche tous les publics, bien au delà des cercles littéraires classiques. Les rencontres "slam" se déroulent dans divers lieux publics, les bars, cafés, salles de spectacles, maisons de la jeunesse, cinémas, mais aussi dans les écoles, les hôpitaux, les foyers de retraités, les marchés en plein air, etc. En bref, le slam prend vie dans tous les espaces pouvant réunir poètes et spectateurs.

A Saint-Denis, le genre connaît aujourd'hui un vif succès grâce à celui de Grand Corps Malade, dont le 1er album, vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, a su séduire et émouvoir toutes les générations à travers la France. De cette nouvelle forme de poésie urbaine, Grand Corps Malade ose la définition suivante : "Le slam c'est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C'est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l'envie de jouer avec des mots. Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un moment... Un moment d'écoute, un moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage".


GENESE D'UN PROJET SLAM INTERGENERATIONNEL
















A l'occasion d'un événement organisé régulièrement par le Service Animation Retraités à la résidence Croizat autour de l'expression musicale et de la chanson, le pôle Hip-Hop, convié à plusieurs reprises, a pu se rendre compte du potentiel créatif et artistique des personnes âgées, et de leur volonté de rencontrer le public jeune. A l'issue de ces initiatives, le Service Animation et Vie Sociale Retraités et le pôle Hip-Hop de la Direction de la Jeunesse ont décidé de travailler ensemble à la réalisation d'un projet de création artistique commun et poussé.

Après plusieurs réunions de concertation entre les deux services, plusieurs idées ont émergé.

Pistes d'actions possibles :

-    création d'un recueil de textes,
-    création d'un CD slam,
-    restitution scénique avec les participants, jeunes et retraités.

Au vu des différentes actions déjà menées par le Service Animation Retraités, nous nous sommes orientés sur la création artistique d'un CD slam, dans le cadre d'un projet global baptisé "Générations slam". L'enregistrement d'un disque au sein d'un véritable studio professionnel nous semble être l'un des points forts de ce projet, à la fois valorisant et stimulant pour l'ensemble des participants qui découvriront un environnement de travail inhabituel et vivront en commun une expérience inoubliable.

Ce projet est globalement le fruit d'un long processus qui s'inscrit dans la continuité d'actions déjà menées à Saint-Denis, axées autour de l'expression et de la rencontre intergénérationnelle :

 - Les après-midis "Hip-Hop" organisés plusieurs années consécutives avec les antennes de quartier jeunesse à la résidence Ambroise Croizat.
















- Les rencontres régulières entre les élèves du collège Jean-Lurçat et les résidants du foyer Croizat, autour de l'expression musicale et poétique.


















- Les Rencontres "Musiques et Chansons", scènes ouvertes organisées chaque trimestre dans les résidences, réunissant animateurs, jeunes des quartiers et personnes âgées. Ces après-midis d'expression sont dédiés au partage convivial de chansons de toutes époques et de tous styles. C'est tout naturellement que le slam y a fait son apparition ces derniers mois.
















- Des expériences d'accompagnement culturel menées avec l'association dionysienne Altamira, lors de séjours retraités organisés au centre de vacances de Montrem : créations musicales, slam, projet radiophonique et autres, avec réalisation de plusieurs CD's à la clef.
















- Le projet "La mémoire en chantant", partenariat avec l'association Altamira, qui, a travers la réalisation d'un CD enregistré à Saint-Denis, se propose de mettre en valeur le patrimoine de chansons et musiques qui sommeille dans la mémoire des anciens. Un patrimoine aux sources étonnamment variées, porteur de la riche histoire d'une ville ouverte au monde depuis des générations.


DYNAMIQUE SLAM A SAINT-DENIS

"Générations slam" viendra se greffer dans la dynamique du "SLAM'Caravane 93", projet mené par le biais d'ateliers d'écriture "slam" mis en place dans cinq grandes villes de Seine-Saint-Denis et soutenu par le Conseil Général du département : Bobigny, Saint-Denis, Aubervilliers, Montreuil et Saint-Ouen.

Objet du SLAM'Caravane 93 : "Par le biais du slam, mettre en évidence l'énergie créatrice des jeunes du département, mais aussi de tous ceux qui souhaitent participer à cette démarche, avec des ateliers menés par des intervenants soigneusement choisis pour leurs qualités artistiques et pédagogiques. Il s'agit de prendre conscience de l'importance de l'espace de parole, créer cet espace, le faire vivre et en connaître la valeur".


















A l'occasion d'un événement organisé par les Services Animation Jeunesse et Personnes Agées,Grand Corps Malade s'est rendu à la résidence Ambroise Croizat le lundi 6 novembre 2006, à la rencontre des retraités de la ville, afin de leur présenter notre projet commun. Depuis le mercredi 15 novembre 2007, un groupe d'une dizaine de personnes âgées participent à l'atelier d'écriture qu'il anime chaque semaine auprès de jeunes à la M.J.C de Saint-Denis. Cette belle aventure intergénérationnelle qui commence a déjà conduit les participants à se produire ensemble sur la scène conviviale du Café Culturel, et même à participer à Saint-Denis au tournage du nouveau clip de Grand Corps Malade 'Midi 20', mis en scène par Jacky Ido, alias John Pucc'Chocolat, autre figure de proue du slam local.

De nombreux événements "slam" réunissant jeunes et personnes âgées sont d'ores et déjà programmés à Saint-Denis pour le début 2007 :


- Spectacle "Slam'O féminin" au Café Culturel de Saint-Denis, le Jeudi 8 mars à 19h, à l'occasion de la Journée de la Femme.

A l’occasion de la Journée de la Femme 2007, le Café Culturel vous propose de venir assister au spectacle du collectif Slam’O féminin, dont la 1ère partie sera assurée par des slammeurs et slammeuses retraités, qui vous feront la lecture de textes écrits pour l’occasion.
Entrée libre


- "Slamusez-vous au Musée !" le Dimanche 11 mars à 15h, session slam organisée dans le cadre de la manifestation nationale Le Printemps des Poètes qui se déroulera du 5 au 18 mars 2007 sur le thème "Lettera amorosa, le poème d'amour".

Dans le cadre de la manifestation nationale Le Printemps des Poètes qui se déroulera du 5 au 18 mars 2007 sur le thème "Lettera amorosa, le poème d'amour", le musée d’art et d’histoire de Saint-Denis organise une session slam dans ses murs. Votre participation est plus que la bienvenue ! L’après-midi sera animée par les slammeurs dionysiens Ami Karim et John Pucc’Chocolat, avec la contribution musicale du guitariste Hacène Abchiche
Musée de Saint-Denis, 22bis, rue Gabriel Péri
Entrée libre


- Restitution du "SLAM'Caravane 93" à la Bourse du Travail de Saint-Denis le vendredi 6 avril 2007, et à la Ligne 13 (date à déterminer).

Le "slam Caravane", c’est le partenariat de 5 grandes villes du 93 autour de la mise en œuvre d’ateliers d’écriture hebdomadaires. Le principal objectif de ces ateliers "slam", animés par des intervenants choisis pour leurs qualités artistiques et pédagogique, est de valoriser l’énergie créatrice des jeunes du département. A Saint-Denis, ce rendez-vous est animé par Grand Corps Malade en personne, et il a la particularité cette année de réunir jeunes gens et retraités dionysien autour d’un projet commun. La restitution du travail produit par les différents ateliers se déroulera à Saint-Denis, à l’occasion d’une grande scène slam organisée à la Bourse du Travail. Cette initiative se déroulera avec le soutien du Conseil Général du 93 et du Canal 93 de Bobigny. Le groupe de jeunes et de retraités de Saint-Denis se produiront ensemble pour une scène spéciale à la Ligne 13, Place de la Résistance. Pour la date et les horaires, renseignement auprès du Service Animation Retraités à partir du 1er février. Tel : 01 49 33 71 75


- Rencontre "Musiques, Slam & chansons" le mercredi 18 avril à 15h, à la résidence Ambroise Croizat

Avec la musique et la chanson, bienvenue à la l’expression poétique ! "Musiques, Slam & chansons" est une animation intergénérationnelle où chacun, jeune ou moins jeunes, est invité à jouer, chanter, déclamer un texte, ou simplement écouter et encourager les participants ! N’hésitez donc pas à emmener vos instruments de musique si vous en avez, vos répertoires de chansons, vos poésies, sketches, où petits contes, afin d’improviser ensemble un très bon moment, au fil d’un après-midi où nous vous attendons nombreux. Animation : Philippe Vallin et Hacène Abchiche, animateur à la direction de la jeunesse
Entrée libre


- Les sessions  mensuelles "Slam'aleikoum" au Café Culturel de Saint-Denis les vendredi 12 janvier, 9 février, 13 avril et 11 mai à 21h.

Après avoir arpenté de nombreuses scènes slam parisiennes, ils sont heureux de revenir “ à la maison ” pour vous accueillir chaleureusement et partager leur amour des mots, en proposant un micro ouvert  dynamique où vous êtes de plus en plus nombreux à venir vous exprimer ! Café Culturel Arts & Rencontres, 11 allée des six chapelles
Entrée libre



Photos : Jean-Michel Delage, Boris Lelong, Aiman Saad Ellaoui, Laurence Thimothé et Philippe Vallin



                                                                                                  
Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 22:41
- Par Philippe Vallin
Damien Rice - "9" (Warner music 2006)

Ne cherchez plus, la petite perle pop-folk du moment est signée Damien Rice, brillant  songwriter irlandais qui transforme haut la main l'essai de "O", son premier album paru en  2003 et écoulé, mine de rien, à près de 2 millions d'exemplaires dans le monde. En France,  Damien s'est surtout révélé au grand public grâce à sa participation à la bande originale du film "Closer", l'excellent drame sentimental de Mike Nicholls, avec Julia Roberts, Clive Owen, et la délicieuse Natalie Portman. Impossible en effet à quiconque de résister au fameux "The Blowers Daughter" et son refrain mélancolique à souhait, qui vous reste gravé dans la tête dès la première écoute. Ce titre, également 1er single issu du fameux "O", se hisse au sommet des charts de Grande Bretagne. L'album parait dans la foulée, et c’est un très grand cru dans sa catégorie. Un artiste incontournable est né, qu'on se le dise.

Accueilli avec enthousiasme par la critique, il tient toutes les promesses de la chanson qui lui a ouvert les voix du succès sur les ondes et dans les bacs des disquaires. "O" est un disque rare, bouleversant, à fleur de peau, une petite merveille folk tout en délicatesse où le chant, les guitares et le violoncelle, omniprésent, rivalisent de feeling et d'émotion. La voix de Damien Rice est un pur enchantement, avec un timbre et un style écorché vif qui ne sont pas sans rappeler ceux du défunt et regretté Jeff Buckley. Sur quelques titres de l'album, la chanteuse Lisa Hannigan vient prêter sa voix douce et légère à celle de Damien, et la magie opère à chaque fois. Et que dire des arrangements, parfaits du début à la fin. Tout est magnifiquement ciselé, avec un bon goût constant et un savoir faire mélodique absolument imparable. Aucun "ventre mou" à craindre dans l'album, chaque chanson est un single potentiel, chaque morceau est un petit univers à part entière dans lequel il fait bon flâner et vibrer.

 "9", sans tout à fait égaler ce premier chef d'œuvre, poursuit dans le même sillage musical, en reprenant l'ensemble des éléments qui on fait le succès du 1er disque, avec toutefois une production plus riche, plus dense et plus étoffée. "9" est aussi beaucoup plus "rock" que son prédécesseur, avec quelques morceaux bien énervés qui tranchent tout net avec la mélancolie habituelle, citons ici "Rootless Tree" (seul point faible, relatif, de l'album), et surtout "Me, my woke and I" et ses déflagrations de guitares rageuses et telluriques assez surprenantes. Mais surtout pas de panique, la majorité de l’album reste empreinte de cette douceur si singulière chez Damien Rice. "9" démarre très fort avec une ouverture à deux voix confondante de beauté qui pose tout de suite le contexte. Lisa Hannigan est en effet toujours de la partie, et personne ne s'en plaindra tant le duo est une affaire qui roule. Puis s'enchainent une collection de pop-songs dominées une nouvelle fois par les instruments acoustiques (piano, guitare, violoncelle), des chansons aux mélodies classieuses et racées, et puis cette voix magnifique, qui s'envole, encore et encore, et qui jamais ne nous laisse atterrir. Vous l'aurez compris, un disque qui fait partie de mon top 5 de l'année. Peut-être même le tout meilleur à bien y réfléchir. Vous cherchiez une idée de cadeau pour Noël ? Imparable. Philippe Vallin
 



Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 12:49
- Par Philippe Vallin
Depuis plus d'un mois maintenant, une dizaine de personnes retraitées participent, en compagnie de jeunes dionysiens, à l'atelier d'écriture hebdomadaire animé à la M.J.C de Saint-Denis par Grand Corps Malade. Cette initiative intergénérationnelle est le fruit d'un projet mené conjointement par les services animation retraités/personnes âgées et jeunesse, motivé de part et d'autre par l'envie de rencontre et d'échanges dans le cadre d'un terrain d'expression commun. Des liens forts entre jeunes et moins jeunes se sont très vite tissés au sein de ce petit groupe "d'apprentis slammeurs", où règnent d'entrée de jeu une vraie convivialité et un plaisir d'être ensemble. Cette très belle aventure qui démarre a déjà permis à quelques volontaires de se hisser sur la scène du Café Culturel de Saint-Denis (93) pour déclamer, en public, leurs propres textes, lors des fameux "Slam'aleikoum" mensuels animés "à la maison" par Grand Corps Malade, Ami Karim et John Pucc'Chocolat.
















Fabien et Thérèse en plein boulot lors de l'atelier
d'écriture du mercredi après-midi

Tournage à Saint-Denis du clip de Grand Corps Malade "Midi 20"

Lors de la session du vendredi 8 décembre où les personnes âgées ont reçu de la part des animateurs de la soirée un accueil on ne peut plus chaleureux (pour ne pas dire triomphal !), un véritable casting se préparait sur place pour le tournage du tout nouveau clip de Grand  Corps Malade, celui de l'excellent et autobiographique "Midi 20" qui donne sont titre à l'album. C'est ainsi que 5 volontaires parmi les retraitées se sont données un rendez-vous matinal le dimanche 10 décembre à 8h précise, en compagnie de gens de tout âge (incluant leur jeunes amis de l'atelier slam, ma collègue animatrice Laurence et moi-même), à Saint-Denis, à l'angle des rues de la République et de la Charonnerie. Nous avons été accueillis dans un "froid de canard" par l'équipe de tournage en plein préparatifs, laquelle nous a très vite expliqué le déroulement des opérations de la matinée. Un plan séquence rapide à tourner en pleine rue (et un jour de marché !), mais avec beaucoup de figurants et d'évènements à gérer, bref, une mise en place difficile, et surtout pas le droit à l'erreur lors des prises finales !

Le réalisateur du film n'est autre que le sympathique dionysien Jacky Ido, acteur talentueux découvert dans "La masaï blanche" puis "Les enfants du pays" avec Michel Serrault. Côté slam, Jacky est plus connu sous le pseudo de...John Pucc'Chocolat ! Jacky semble à l'aise et heureux de retrouver toutes ces têtes connues sur le tournage, qui ne tarde pas à débuter par une longue et fastidieuse série de répétitions en plein air, entrecoupées de pauses bien méritées au chaud autour d'un café. Les personnes âgées prennent leur petit rôle avec sérieux, et on ne peut que saluer leur motivation et leur persévérance lors des multiples prises qui seront nécessaires pour aboutir à la scène parfaite (signalons ici que la doyenne est tout de même âgée de 87 ans !). Tonnerre d’applaudissements lorsque les assistants réal déclarent aux alentours de 13h que ça y est, la scène est dans la boîte ! Tout le monde est impatient de voir le résultat final à la télévision, sur Internet, ou, on l'espère, sur un support DVD en préparation ? Ce tournage qui nous mobilisera une bonne demi-journée nécessitera au total 5 jours de travail à Saint-Denis, avec plusieurs acteurs dont Grand Corps Malade lui-même.

Après cette enrichissante expérience qui aura enchanté tout le monde, nos amies retraitées participeront avec les jeunes à d'autres projets liés à la pratique slam courant 2007 :

- des sessions au sein des foyers résidences pour personnes âgées,
- une initiative en mars au Café Culturel autour de la Journée de la Femme,
- une autre au Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis, "Slamusez-vous au Musée", lors de l'édition du Printemps des Poètes 2007, placé sous le thème des "Lettres d'amour"
- restitution du travail produit lors des ateliers d'écriture (villes du 93) sur une grande scène slam, le "Slam Caravane" à Saint-Denis en avril.
Et sans oublier bien sûr les scènes mensuelles au Café Culturel qui comptent de plus en plus d'adeptes ! A suivre...

















Ruddy & Feel, un duo en pleine inspiration
















Denise, lors de son baptême slam au Café Culturel, sous
l'oeil attentif et amusé d'Ami Karim















Grand Corps Malade, Ami Karim et Henriette sur scène

















Marcelle, Margot, Ginette..

















Et Denise et Henriette, un dimanche de décembre, juste avant les
1ères prises de vue de clip de "Midi 20"

Credit photos : Laurence Thimothé, Boris Lelong, Jean-Michel Delage et Philippe Vallin



 
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