Dimanche 27 septembre 2009
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Par Philippe Vallin
Fairy World V – Prikosnovénie 2009
Le label Prikosnovénie publie (déjà !) le cinquième volume de la série Fairy World,
et, une fois n’est pas coutume, en un très classieux digipack illustré au format livre. Le disque compile quelques jolies perles de son singulier catalogue féérique afin d'offrir aux amateurs un
passionnant voyage auditif de soixante-dix minutes vers des mondes lointains et enchantés. Cette nouvelle édition reste idéale pour s’initier à l’esthétique promue par le label, un mélange
d’influences folk, celtiques, orientales ou encore médiévales, parfois saupoudrées de quelques sonorités plus modernes, empruntées au trip-hop ou à l’électro minimal. Fairy World V permet surtout
de découvrir une pléiade d’artistes originaux et talentueux venus d’horizons divers, d’Europe et d’ailleurs.
Cette compilation est peut-être la plus homogène de toutes sur le plan musical, se livrant à l’auditeur comme la bande originale d’un film imaginaire dont il assurera lui-même la mise en scène. L’ensemble baigne dans une atmosphère globalement éthérée, orientalisante et aux parfums de mysticisme, invitant à la rêverie et au dépaysement total. C’est l’ensemble néo-classique russe Caprice qui inaugure l’excursion en terres de Prikosnovénie avec le délicat et acoustique sage. Bien connu pour ses quelques brillants albums concepts en hommage à J.R.R Tolkien, Caprice, l’une des figures de proue du label nantais, excelle décidemment dans l’art de la mélodie ciselée et des climats fantastiques et légendaires. Vient ensuite Me and Rose de la londonienne Mélanie Garside, alias Maple Bee, extrait de son deuxième album pop-folk intitulé Home. Cette jolie complainte mélancolique est magnifiée grâce à la voix douce et ensorcelante de la jeune chanteuse, qui n’est pas sans rappeler le timbre de l’islandaise et icône pop Emiliana Torrini, influence avouée de Maple Bee.
Côté surprise, les danois de Valran nous offrent avec Droemte mig en droem un morceau vraiment exceptionnel (mon coup de cœur de l’album !), à ranger quelque part entre Björk pour le style vocal et Mari Boine pour l’ambiance musicale. Guitares, flutes de monde, percussions chamaniques et piano à pouces tissent en effet une fresque vibrante, proche des envolées hypnotiques dont l’artiste sami a le secret. Dans la foulée de ce petit chef d’œuvre, les morceaux choisis de Corde Oblique (Italie) et Sava (Allemagne) nous proposent chacun un petit quelque-chose dans la droite lignée des derniers Loreena Mc Kennitt, voix féminines et folk celtique métissé obligent. Le prévisible Platoun de nos compatriotes d’Omasphere évoque quant à lui très (trop ?) fortement le Dead Can Dance de la dernière époque, avec ses percussions répétitives, son dulcimer de rigueur et ses incantations religieuses façon Lisa Gerrard. Dans le genre, on savourera davantage le Stars of the wind des bulgares Irfan, forts de leur style plus personnel, ou encore Aman Doktor des américains Stellamara, et leur musique tout aussi envoûtante, teintée d’effluves orientales, indiennes et balkaniques.
Les œuvres instrumentales ne manquent pas à l’appel au sein de ce Fairy World V. On y retrouve entre autres avec grand plaisir le violon du tchèque Ivo Sedlacek qui, sur le méditatif sun, dialogue intimement avec quelques notes cristallines de koto japonais. Enfin, des extraits signés par les artistes Lys, Poussière d'étoile, Alizbar (indispensable si vous aimez la harpe celtique !) et Crista Galli viennent parachever un tableau sans ombre ni faute de goût. Sachez pour conclure que cette édition CD peut être accompagnée sur commande en ligne auprès du label d’un DVD collector regroupant les prestations live d’Antrabata, Ashram et Crista Galli au festival de Clisson 2008, ainsi que quelques clips de divers artistes prikoskovéniens. Beau bouquet d’émotions que cette nouvelle invitation chez nos amies les fées. Jamais l’évasion n’aura été aussi belle, et l’envie d’aller plus loin aussi forte !
Le label Prikosnovénie publie (déjà !) le cinquième volume de la série Fairy World,
et, une fois n’est pas coutume, en un très classieux digipack illustré au format livre. Le disque compile quelques jolies perles de son singulier catalogue féérique afin d'offrir aux amateurs un
passionnant voyage auditif de soixante-dix minutes vers des mondes lointains et enchantés. Cette nouvelle édition reste idéale pour s’initier à l’esthétique promue par le label, un mélange
d’influences folk, celtiques, orientales ou encore médiévales, parfois saupoudrées de quelques sonorités plus modernes, empruntées au trip-hop ou à l’électro minimal. Fairy World V permet surtout
de découvrir une pléiade d’artistes originaux et talentueux venus d’horizons divers, d’Europe et d’ailleurs.Cette compilation est peut-être la plus homogène de toutes sur le plan musical, se livrant à l’auditeur comme la bande originale d’un film imaginaire dont il assurera lui-même la mise en scène. L’ensemble baigne dans une atmosphère globalement éthérée, orientalisante et aux parfums de mysticisme, invitant à la rêverie et au dépaysement total. C’est l’ensemble néo-classique russe Caprice qui inaugure l’excursion en terres de Prikosnovénie avec le délicat et acoustique sage. Bien connu pour ses quelques brillants albums concepts en hommage à J.R.R Tolkien, Caprice, l’une des figures de proue du label nantais, excelle décidemment dans l’art de la mélodie ciselée et des climats fantastiques et légendaires. Vient ensuite Me and Rose de la londonienne Mélanie Garside, alias Maple Bee, extrait de son deuxième album pop-folk intitulé Home. Cette jolie complainte mélancolique est magnifiée grâce à la voix douce et ensorcelante de la jeune chanteuse, qui n’est pas sans rappeler le timbre de l’islandaise et icône pop Emiliana Torrini, influence avouée de Maple Bee.
Côté surprise, les danois de Valran nous offrent avec Droemte mig en droem un morceau vraiment exceptionnel (mon coup de cœur de l’album !), à ranger quelque part entre Björk pour le style vocal et Mari Boine pour l’ambiance musicale. Guitares, flutes de monde, percussions chamaniques et piano à pouces tissent en effet une fresque vibrante, proche des envolées hypnotiques dont l’artiste sami a le secret. Dans la foulée de ce petit chef d’œuvre, les morceaux choisis de Corde Oblique (Italie) et Sava (Allemagne) nous proposent chacun un petit quelque-chose dans la droite lignée des derniers Loreena Mc Kennitt, voix féminines et folk celtique métissé obligent. Le prévisible Platoun de nos compatriotes d’Omasphere évoque quant à lui très (trop ?) fortement le Dead Can Dance de la dernière époque, avec ses percussions répétitives, son dulcimer de rigueur et ses incantations religieuses façon Lisa Gerrard. Dans le genre, on savourera davantage le Stars of the wind des bulgares Irfan, forts de leur style plus personnel, ou encore Aman Doktor des américains Stellamara, et leur musique tout aussi envoûtante, teintée d’effluves orientales, indiennes et balkaniques.
Les œuvres instrumentales ne manquent pas à l’appel au sein de ce Fairy World V. On y retrouve entre autres avec grand plaisir le violon du tchèque Ivo Sedlacek qui, sur le méditatif sun, dialogue intimement avec quelques notes cristallines de koto japonais. Enfin, des extraits signés par les artistes Lys, Poussière d'étoile, Alizbar (indispensable si vous aimez la harpe celtique !) et Crista Galli viennent parachever un tableau sans ombre ni faute de goût. Sachez pour conclure que cette édition CD peut être accompagnée sur commande en ligne auprès du label d’un DVD collector regroupant les prestations live d’Antrabata, Ashram et Crista Galli au festival de Clisson 2008, ainsi que quelques clips de divers artistes prikoskovéniens. Beau bouquet d’émotions que cette nouvelle invitation chez nos amies les fées. Jamais l’évasion n’aura été aussi belle, et l’envie d’aller plus loin aussi forte !
Il y a deux ans, le duo français Crista Galli avait créé la surprise auprès des
amateurs de musiques zen et relaxantes, en publiant sur l’actif label nantais Prikosnovénie un premier album de toute beauté. Sobrement baptisé Matrice d’eau, cet ésotérique opus signé
Sarah (alias Shayna) et Jean-Paul Trutet, musiciens éclairés et talentueux multi-instrumentistes, nous invitait à la méditation et au voyage intérieur à travers une œuvre acoustique intimiste,
raffinée et délicatement euphorisante. Façonnées à partir de sonorités traditionnelles et de ce mystérieux "chant harmonique" en partie emprunté à de lointaines cultures asiatiques, les
compositions de Crista Galli s’imposent dans un style à la croisée de la musique sacrée et des musiques du monde, bien au-delà d’un banal courant "new-age" auquel on pourrait trop facilement les
affilier. Et ce n’est pas la parution de l’étonnant et délicieux Hayaku qui viendra contredire mes propos !
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