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Daniel Perret & Crista Galli - Les esprits de la Nature (Prikosnovénie 2010)
Au vu de leur pratique
respective et de leur intérêt commun pour les musiques méditatives et thérapeutiques, il n'est pas étonnant de retrouver Daniel Perret et Crista Galli, talentueux artistes du label féérique
Prikosnovénie, réunis autour d'un même projet créatif. Le premier est rappelons-le un musicien poly-instrumentiste accompli, qui s'exprime principalement aux sons de la harpe et de la flûte
irlandaise. Il a déjà co-réalisé pour ce même catalogue l'excellent Poussière d'étoile, une œuvre musicale entièrement acoustique d'une grande sérénité, teintée de délicates influences
indiennes et celtiques. Crista Galli est quant à lui un duo mixte de chant harmonique qui s'est fait remarqué en publiant deux opus de qualité et surtout très différents l'un de l'autre :
l'introspectif Matrice d'eau et le cinématique Hayaku, sorte d'hommage aux mondes imaginaires du célèbre créateur de dessins animés japonais Hayao Miyazaki.
Les esprits de la Nature est sans conteste à ce jour l'œuvre la plus zen et minimaliste produite par chacun de ses trois géniteurs. Comme son nom l'indique de manière on ne peu plus
explicite, sa thématique tourne autour de ces petits êtres invisibles que sont les fées, elfes, lutins, devas et autres diwatas, esprits gardiens du monde naturel et par la même sacré avec
lequel l'homme moderne a depuis bien longtemps coupé les liens. Concept oblige, les douze plages musicales sont parsemées d’ambiances de forêts et de rivières, ou chaque sonorité aquatique,
chaque chant d'oiseau ou bourdonnement d'insecte devient un instrument à part entière, intégrant ainsi un paysage musical riche de sensations et invitant à la rêverie.
Point ou peu de mélodie durant une heure de lecture, le voyage est ici avant tout textural et profondément immersif. Les trois musiciens ont toutefois limité au maximum l'utilisation de sonorités
électroniques atmosphériques, ici plus discrètes et efficaces que jamais. Par dessus des nappes vocales de Sarah (quelle voix angélique !) et de Jean-Paul Trutet (qui bien souvent se combinent
magnifiquement l'une à l'autre), scintillent des notes de harpe au tempérament aléatoire mais toujours emplies d'harmonie. Parfois, ce sont les gongs et les carillons qui viennent prendre le
relais (L'apparent et le non visible, Retour à l'unité) pour apporter d'autres couleurs et émotions à l'ensemble. On pense souvent aux travaux du génial compositeur italien Alio Die et
ses fameux tapis de sonorités "ambient" réalisés à partir d'instruments traditionnels, comme quoi cet album n'a vraiment de new-age que l'emballage. Dans ce bain musical souvent proche du silence
et propice à la paix intérieure, quelques petites envolées de flûte viennent de temps à autre nous éveiller de notre douce torpeur, peut-être pour nous rappeler que les lutins des bois, tout
gentils et bienveillants soient-ils, sont aussi parfois de sacrés farceurs !
Derrière un message écologique peut-être trop explicite, se cache une œuvre musicale d'une grande richesse et finesse qu'il serait du coup trop facile de sous-estimer. A travers Les esprits
de la Nature, le but de nôtre trio instrumental éphémère est clairement avoué : émouvoir l'auditeur par la force évocatrice de la musique afin qu'il tente, ne serait-ce qu'un instant, de se
reconnecter à l'essentiel. Cet album est une ode simple et délicate à la beauté du monde vivant et à son fragile équilibre, un monde qui demeurera en péril si chacun de nous ne redevient pas le
poète et le contemplatif qui sommeille en lui.
Philippe Vallin
Chronique réalisée pour le magazine Ethnotempos
http://www.rythmes-croises.org/ethnotempos/
CD disponible chez
AU COEUR de leur tournée exceptionnelle en France orchestrée par Altamira, les musiciennes Tboli (Philippines) du collectif Lemhadong ont séjourné à Saint-Denis en juin 2010 durant trois semaines, chaleureusement accueillies par l'équipe et les résidents du foyer de retraités Ambroise Croizat. Avec Boris Lelong, mes collègues du service animation et vie sociale du CCAS et de nombreux partenaires locaux, nous avons monté et accompagné ensemble un riche programme d'échanges culturels au quotidien entre nos invitées du bout du monde et les habitants de la ville, toutes origines et toutes générations confondues. Cette expérience réussie bien au delà de nos espérances s'est conclue par un spectacle féérique des femmes du lac Sebu au Théâtre Gérard Philipe (en réponse à leur incroyable accueil chez les dionysiens !), où étaient invités tous les protagonistes de cette belle aventure humaine. Le service audiovisuel de la ville a consacré au projet un petit reportage publié en ligne, à découvrir ci-dessous.

TALENTS. Face cachée est le nom du recueil de poésie "slam" publié par une quinzaine d'agents et d'habitants de Saint-Denis qui expriment leurs doutes, leur vision de la ville, de l'amour, du devenir de la planète, du deuil et de la vie qui résiste...

Pour Mario Micaletti, agent du service Formation, cet ouvrage est avant tout "une aventure collective". Il se plaît à souligner qu'aucun texte n'est signé. Les slams, écrits par des auteurs de 18 à 72 ans, hommes et femmes, prennent l'allure de poèmes. Ils sont regroupés par thèmes aux noms évocateurs : "Harpolitik", "La tendresse", "L'air de vivre", "Le miroir", "1987", "Le voyage de Gaïa"...
"Je rêvais depuis longtemps de publier un recueil", admet Mario, 35 ans, qui écrit depuis son adolescence. Ce désir est devenu réalité grâce à la collaboration de Philippe Vallin, cadre au sein de la Direction des Retraités, qui a mis en place des activités intergénérationnelles avec le célèbre slameur dionysien, Grand Corps Malade. "Grâce à cette dynamique et celle impulsée par le Café culturel, nous avons démarré un travail collectif nourri de rencontres, de scènes ouvertes et de concerts, avec une centaine de spectateurs par soirée" explique Mario.
Les textes et les photos montages réalisés par Karell Pemba, de la Cyberbase, produits au cours d'une période de deux ans, ont fait l'objet de deux ouvrages réunis édités à 200 exemplaires. Une subvention versée par la ville a permis de financer une bonne partie de l'impression, la somme restante étant versée par l'association Slamélodie.
Pour Mario, cette expérience est à la fois un ballon d'oxygène et une opportunité rare de s'exprimer pour des agents travaillant parfois dans des domaines très éloignés de l'écriture. Il cite par exemple le noyau dur de la Direction Informatique, composé de Sylvain Bellego, Alexis Lelong et Bruno Lagrée, fortement investis dans cette démarche stimulante : " Le slam offre une forme de liberté, permet d'échanger."
Le Journal de la mairie
La revue des agents de la ville de Saint-Denis
N°52 - Juin 2010
Nicole et Marcelle : Face cachée acte 2 à la Ligne 13
Bruno et Alexis à l'occasion de leur première scène au Café Culturel
Mario et François : Face cachée acte 2 à la Ligne 13
Face cachée acte 1 à la Ligne 13 : les préparatifs du concert
Face cachée acte 2 : Slam et fujara, et pourquoi pas ?
Face cachée acte 2 : une impro de Joon Claudio et Tata Milouda
Chanson philippine avec Dennis astorga, l'un des invités de l'acte 2
Clotûre du projet à la Ligne 13 : le final et les remerciements !
Tu veux connaître l'esprit
Tu veux retrouver l'illogique parfait
Voyons un peu plus loin que ce pays
Cherchons cette île où l'on renaît !
Extrait du Radeau
Photos : Sivo Norn et Philippe Vallin
La grande salle du TGP était comble, le 25 juin, pour accueillir et écouter les femmes artistes venues du lac Sebu, aux Philippines.
Après une rapide présentation émue de Boris Lelong qui, avec son association Altamira, est à l’origine du projet, des chants d’oiseaux, des bruits d’eau s’élèvent, comme un monde qui s’éveille.
De curieux instruments gisent au sol. Elles arrivent, majestueuses, s’assoient et une mélopée a cappella s’élève, seule et lancinante, à la fois claire et chargée d’histoire.
Puis chacune se saisit tour à tour d’instruments (flûtes, luth, gongs...) et c’est comme si parvenaient à nous les racines de la terre, la pluie, la forêt, les animaux qui la peuplent. La
complainte de la cigale précède le chant du grillon, on écoute les sons des travaux des champs, les instruments et les mélodies se succèdent, les chants, les danses, les mimes font tomber le
public sous le charme.
Et quand celui-ci tape des mains pour suivre le rythme, la joueuse de hegelung (voisin du luth) sourit, amusée, un peu émue aussi. Après la danse traditionnelle des chapeaux, en final, une longue
standing ovation salue ce concert en forme de beau voyage.
Benoît Lagarrigue
Le Journal de Saint-Denis (N° 838, Juin 2010)
http://www.lejsd.com/
Projet Lemhadong
Site officiel
http://www.altamiramonde.net/lemhadong
Photos : Miguy Saminadin, Boris Lelong et Philippe Vallin
Depuis le 12 juin et jusqu’au 25, sept femmes et un homme de l’archipel des Philippines, venus des forêts de l’île de Mindano, séjournent en ville à l’invitation de l’association Altamira. Ces musiciens termineront leur séjour par un concert au TGP.
Avant même de les voir, on entend bruisser leurs parures sur leurs habits de couleurs, qu’elles ont elles-mêmes confectionnés. Puis elle apparaissent, timides et simples, et c’est un peu de la
beauté du monde qui nous rejoint. Ces sept femmes (et un homme) viennent de loin. Dans l’île de Mindanao, au sud de l’archipel des Philippines, vit le peuple Tboli, au milieu des forêts qui
entourent le lac Sebu. Ces femmes sont épouses, mères, artisanes et musiciennes.
Elles font partie du collectif Lemhadong (nom du lieu où vivait le héros Tudbulul, fondateur de la culture et de la musique des Tboli), qui a pour objectif de perpétuer les pratiques artistiques
et culturelles de ce peuple dont les traditions sont menacées. Lehmadong reçoit depuis plusieurs années le soutien de l’association Altamira et de Boris Lelong, et a enregistré avec elles un cd,
Femmes artistes du lac Sebu, qui a reçu le coup de cœur de l’académie Charles-Cros en 2008.
"Elles ont un effet magique, fascinant..."
Depuis le samedi 12 juin et jusqu’au vendredi 25, date de leur concert au TGP, elles sont à Saint-Denis. « C’est une belle aventure, pour elles, pour nous, et pour tous les gens qu’elles rencontrent » lance avec un immense sourire Boris Lelong. « Elles ont un effet magique, fascinant… » ajoute-t-il. A ses côtés, Philippe Vallin ressent la même joie, teintée de la fatigue heureuse des organisateurs de ce séjour à nul autre pareil. « Il fallait voir cette rencontre à l’antenne jeunesse Péri-Langevin, avec les femmes kabyles du quartier. C’était un beau moment de partage, autour d’un couscous, avec des jeunes, des retraités… »
A Croizat, elles ont été accueillies avec chaleur
Logées à la résidence Croizat, elles y ont été accueillies avec chaleur par les résidents, qui n’ont pas hésité à les aider à tresser des cordes pour confectionner certains instruments intransportables. « Elles ont été étonnées et heureuses de trouver aux serres municipales l’équivalent des roseaux qu’elles utilisent chez elles pour fabriquer leurs flûtes. Et c’est au centre technique municipal qu’elles ont trouvé le bois dont elles avaient besoin » indique Boris Lelong. Car ce séjour est avant tout fait de rencontres : au marché, avec des musiciens, chanteurs et danseurs dionysiens à la salle Ligne 13 mardi 16 juin, à la fête des résidence de Dionysia vendredi 18, à Croizat hier… En attendant le concert du 25, à 20 h 30 au TGP, où elles lanceront leurs mélopées lancinantes, auxquelles se mêlent sons de tous les jours, cris d’animaux, bruits de la forêt, de l’eau qui coule…
Benoît Lagarrigue
Edition du 23 au 29 juin 2010
Rencontre avec des musiciens venus de loin
« Avec la musique, nous essayons de maintenir nos traditions »
Le JSD. Où et dans quelles conditions vivez-vous ?
Myrna (la seule à parler anglais). Notre peuple, les Tboli, compte environ 80 000 habitants disséminés dans de nombreux villages. Nous vivons dans la montagne, dans une région de
trois lacs au milieu de la forêt, au village de Dekolon, près du lac Sebu. Nous cultivons le sol pour nous nourrir. Mais aujourd’hui, notre territoire a été volé et en partie déboisé. Alors, nous
vivons de petits travaux d’artisanat, de broderie.
Le JSD. La place des femmes semble importante chez vous…
Myrna. La destruction de nos forêts a fait que les hommes n’ont plus de travail. Les femmes ont donc, à travers leurs activités artisanales, un rôle très important pour que notre
société perdure. Nous faisons aussi en sorte que nos enfants puissent aller à l’école.
Le JSD. La musique tient une place très importante dans votre vie…
Myrna. C’est par elle que nous essayons de maintenir nos traditions. Nos voix et nos instruments nous permettent d’exister et de nous faire entendre de notre gouvernement. Et
nous voulons remercier Boris pour nous avoir permis d’enregistrer un disque et de nous faire connaître dans le monde. Quant à nos instruments, ils sont sacrés. Les esprits de la forêt en sont les
gardiens. Notre musique n’est pas écrite, elle est jouée par transmission de la mémoire et des rêves.
Le JSD. Qui sont ces esprits ? Des morts ? Des dieux ?
Myrna. Ce sont nos dieux. Par exemple, le hegelong, une sorte de luth, a pour esprit gardien Fun Koyu, qui est l’esprit du bois. Un autre aura Fun Afos, celui du bambou. Tous nos
esprits sont reliés à la nature. Et la musique est pour nous une façon de communiquer avec la nature. Sans musique, les esprits s’en iraient…
Le JSD. Que retiendrez-vous de votre séjour à Saint-Denis ?
Myrna. Nous sommes très heureuses. Chez nous, tout le monde est jaloux ! (rires). C’est un grand moment de ma vie. Ici, tout me surprend : les gens, la nourriture. J’ai découvert
le fromage ! Pour nous, Tboli, c’est une grande fierté d’être là et une belle occasion pour que notre peuple soit mieux considéré. (elle se tourne vers ses amies et traduit leurs réponses)
Mina. C’est la première fois que je pars si loin de chez moi. Je suis époustouflée par ce que je vois. Les gens sont si chaleureux.
Melun (le seul homme, percussionniste). Je suis très heureux. C’est totalement neuf pour moi. Tout le monde est accueillant.
Mingga (la chanteuse du groupe). Avant de partir, j’étais malade, mais je suis si heureuse d'être là…
Luming. Le plus étonnant, c’est la nourriture. Et tous ces légumes que nous avons vu sur le marché ! Les gens viennent nous voir sans qu’ils nous connaissent…
Tunding (la doyenne : elle dit avoir 77 ans, mais son passeport indique 87. Faute d’Etat-civil, on ne sait pas vraiment… Les Tboli calculent leur âge d’après les événements
survenus). Tout ce que j’ai vu ici m’étonne, tout est une surprise…
Fi. Le suis impressionnée par la taille des bâtiments. Et les gens semblent très impressionnés. Tout le monde a l’air de travailler. Et ils savent faire la fête…
Neyet. C’est une grande expérience. Je n’ai jamais rien vu de tel. J’ai l’impression d'être dans un rêve. J’aurais beaucoup de choses à raconter au village.
A la fin de l’entretien, on leur demande si elles pourraient vivre ici. Myrna traduit la question. Un temps. Elles rient. « On ne peut pas répondre à cette question. » Elles rient à nouveau, avec
une jolie fraicheur.
Bong salamat (merci beaucoup), mesdames.
Propos reccueillis par Benoît Lagarrigue
Photo de couverture JSD : Yann Mambert
Autres photos : Linda Malou, Laurence Thimothé, Philippe Vallin
Site web du projet :
http://www.altamiramonde.net/lemhadong/
"Pinoy Jam 2010"
La Fête de la Musique Franco-Philippines à Paris !
Lundi 21 juin de 19h à 23h
Galerie TALMART
Le Pinoy Jam - ou "jam Philippin" - est de retour devant la Galerie Talmart (à deux pas du Centre Georges Pompidou à Beaubourg) pour sa troisième édition annuelle consécutive !
Cet événement festif et intercuturel rassemble divers artistes originaires des Philippines et leurs amis français, pour un partage musical diversifié et haut en couleurs ! Cette année, le thème
du rassemblement sera "Musique au Féminin", et les organisateurs auront le privilège d'accueillir des invitées exceptionnelles en provenance de l'île de Mindanao : les femmes musiciennes
Tboli du collectif Lemhadong. Ces artistes du bout du monde actuellement en résidence à Saint-Denis offriront au public une démonstration de leurs multiples talents à 19h, en ouverture
de la soirée (plus d'information : http://www.altamiramonde.net/lemhadong)
Participeront au Pinoy Jam 2010 : les femmes artistes Tboli de Lemhadong, Boris Lelong, Philippe Vallin, Mario Micaletti, Nicole Baudet, Joon
Claudio, Jonathan Badon, Leila Florentino, Dennis Astorga, An Tôn Thàt, Mimi Agbay-Duhamel, Cory de Jesus, Bunny Liwanag, Jenifer Musngi, Vangie Diaz, Am-am Sespene, Kevin Pabalan, Jim Escuadra,
Maik, Byron Santiago, Ian Romo, Christian Pangilinan, Hajji Acub, Jojo Canda, Fabon and Sébastien et quelques autres...
Galerie TALMART
22 rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
Métro Chatelêt - Hotêl de Ville
Soirée gratuite - accès libre
Rendez-vous avec Lemhadong
Femmes artistes du lac Sebu [Philippines]
A Saint-Denis (93) sauf mention
Mardi 15 juin à 18h30
Soirée jammin’ à la Ligne 13
Musiciens, chanteurs, danseurs de Saint-Denis feront découvrir leur art aux femmes de Lemhadong. Echanges et improvisations seront au programme de cette soirée festive !
Ligne 13, 12 place de la Résistance / Plan : http://bit.ly/cREAjC
Mercredi 16 juin à partir de 17h
Rencontre à l'antenne Jeunesse Peri-Langevin / Square Péri
Un moment d’échange culturel et intergénérationnel dans une ambiance familiale, avec défilé de costumes traditionnels, musique, danse orientale...
Antenne Jeunesse Péri Langevin, 3 rue Charles Baudelaire / Plan : http://bit.ly/c57GgA
Emmenez votre contribution au goûter (jus de fruit, pâtisserie, etc...)
Vendredi 18 juin à partir de 15h
Broderie, musique et conversation
Venez rencontrer les artistes de Lemhadong dans le cadre convivial de la Fête des Résidences où elles tiendront un atelier d’artisanat : tissage, broderie, perles…
Résidence Dionysia, 2 Rue Eugène Fournière / plan : http://bit.ly/9GST5A
Lundi 21 juin à partir de 19h00 [à Paris]
"Pinoy Jam" : Fête de la musique Franco-Philippine
Scène ouverte à la Galerie Talmart, à deux pas de Beaubourg, avec des artistes philippins, français, dionysiens...
22 rue du Cloître Saint-Merri, Paris 4e / Plan : http://bit.ly/apJ2Gi
Mardi 22 juin à partir de 18h30
Buffet musical dans les jardins de la résidence Croizat
Repas et scène ouverte. Tous styles musicaux bienvenus !
Résidence Croizat, 10 av. Romain Rolland / Plan : http://bit.ly/cX36CV
Emmenez votre contribution au buffet (jus de fruit, salade, gâteau, etc...)
Vendredi 25 juin à 20h30
Création « Femmes Artistes du Lac Sebu »
Au Théâtre Gérard Philipe (Grande Salle Roger Blin)
Après avoir exploré Saint-Denis pendant deux semaines, les musiciennes de Lemhadong nous emmèneront à la découverte de leur univers féérique au son des luths, des gongs, des flûtes... Un
spectacle en forme d’immersion sonore dans un monde où la musique est un trait d’union entre la nature et les hommes.
Théâtre Gérard Philipe, 59 bd Jules Guesde / Plan : http://bit.ly/aVxVul
Samedi 26 juin à 18h [à Paris]
Création « Femmes Artistes du Lac Sebu »
Dans le Théâtre de Verdure
Musée du Quai Branly, 37, Quai Branly, Paris / Plan : http://bit.ly/9OZp01
Site officiel : http://www.altamiramonde.net/lemhadong
Entrée libre à tous les événements.
Femmes artistes du Lac Sebu : des Philippines à Saint-Denis
Dans la région du lac Sebu, au sud des Philippines, les femmes du collectif LEMHADONG perpétuent des pratiques artistiques issues d’une culture forestière en voie de disparition.
Combinant musique, danse, tissage et artisanat, elles donnent corps à un imaginaire dont les formes leur sont chuchotées par les arbres, les oiseaux, les insectes, les fées...
Avec l’association dionysienne Altamira, elles ont réalisé le disque « Femmes artistes du lac Sebu », récompensé par l’Académie Charles Cros. A travers cette œuvre sonore, les
musiciennes ont souhaité transmettre leur héritage culturel bien au-delà de leurs villages.
Ce lien avec Saint-Denis se prolonge en juin avec leur venue exceptionnelle dans notre monde urbain où elles séjourneront plusieurs semaines. Dans les allées du marché, à l’école, à l’antenne
jeunesse ou au sein d’un foyer de retraités, elles rencontreront les habitants de tous âges et de toutes origines pour vivre ensemble une expérience hors du commun !
Vous êtes tous conviés au grand rassemblement final le 25 Juin au Théâtre Gérard Philipe, moment privilégié et point d’orgue de cette belle aventure.
Création « Femmes artistes du lac Sebu »
Vendredi 25 Juin à 20h30 - Entrée
libre
Théâtre Gérard Philipe
Après avoir exploré Saint-Denis pendant deux semaines, les musiciennes de Lemhadong nous emmèneront à la découverte de leur univers féérique au son des luths, des gongs, des flûtes… Un spectacle en forme d’immersion sonore dans un monde où la musique est un trait d’union entre la nature et les hommes.
Soirée Jammin'
Mardi 15 Juin à 18h30 - Entrée libre
La Ligne 13
Musiciens, chanteurs, danseurs de Saint-Denis : venez faire découvrir votre art aux femmes de Lemhadong. Echanges et improvisations seront au programme de cette soirée festive !
Broderie, musique et conversation
Vendredi 18 Juin à partir de 15h - Entrée libre
Résidence Dionysia
Venez rencontrer les artistes de Lemhadong dans le cadre convivial de la Fête des Résidences où elles tiendront un atelier d’artisanat : tissage, broderie, perles…
En savoir plus :
Site officiel du projet : www.altamiramonde.net/lemhadong
Télécharger le dossier du projet : http://www.altamiramonde.net/lemhadong/doc/lemhadongtourneeprint.pdf
Contacts utiles :
Théâtre Gérard Philipe - Centre dramatique national de Saint-Denis
59 Boulevard Jules Guesde 93200 Saint-Denis
Tel : 01 48 13 70 00
Email : info@theatregerardphilipe.com
La Ligne 13 - Salle de concerts
12 place de la Résistance et de la Déportation 93200 Saint-Denis
Tel : 01 55 87 27 10
Email : ligne13@ville-saint-denis.fr
Résidence Dionysia
2 rue Eugène Fournière 93200 Saint-Denis
Tel : 01 48 22 03 49
Les principaux partenaires du projet à Saint-Denis : Ville de Saint-Denis (CCAS/Direction retraités et personnes âgées, Direction de la Jeunesse, Direction de la Culture, Pôle Environnement, Conservatoire Municipal, Direction de l'Enfance, Direction de la Santé, Direction de la Communication), Association Altamira, Plaine Commune (UT parcs et jardins St-Denis / L’Île-St-Denis), Théâtre Gérard Philipe, Ecole élémentaire Saint-Just, Association Femmes Solidaires, Association Jeunes Espoir de Paix, Hôpital Delafontaine, Radio Déclic, Journal de Saint-Denis, République des Philippines (NCCA - Ministère de la Culture)...
Dans son édition du mardi 25 mai 2010, le journal quotidien "Le Parisien - Seine-Saint-Denis matin" consacre à son tour une petite colonne sur le décernement du label "Bien Vieillir - Vivre Ensemble" à la ville de Saint-Denis :
La récompense ne peut qu'encourager les associations locales et la direction des retraités de Saint-Denis : les ministères de la Santé et du Travail viennent en effet d'attribuer à la ville le Label Bien vieillir, vivre ensemble, qui salue les projets municipaux et associatifs consacrés au troisième âge.
Ce label a notamment récompensé les nombreux projets culturels ainsi que les ateliers musicaux et théâtraux intergénérationnels, comme le slam organisé avec Grand Corps Malade (photo) ou encore le CD enregistré par des retraités du projet "la Mémoire en Chantant".
A consulter :
Le compte-rendu officiel du Ministère
Un décryptage du travail mené par Philippe Vallin et Boris
Lelong
La Mémoire En Chantant
Dans son édition du 5 au 11 mai 2010, le Journal de Saint-Denis (N°830) réalise un petit article sur l'obtention du label "Bien Vieillir - Vivre Ensemble" par la ville de Saint-Denis :
LE MINISTERE de la Santé et le ministère du Travail viennent d'attribuer à la ville de Saint-Denis le label "Bien vieillir, vivre ensemble" en récompense des projets menés par la direction des retraités et l'association Altamira depuis quelques années.
Si le plus emblématique de ces projets fut La mémoire en chantant, scènes ouvertes suivies d'un CD que les retraités on écrit et interprêté, les ateliers Générations slam avec Grand Corps Malade et les rencontres musiques et chansons ont également compté.
Et ce n'est pas fini : l'accueil de musiciennes des Philippines en juin prochain (nous y reviendrons) et une collaboration artistique entamée avec le village d'Isorana à Madagascar poursuivent cette voie, que ses promoteurs, Philippe Vallin pour la ville et Boris Lelong pour Altamira, entendent élargir à l'ensemble de la population dionysienne.
Benoît Lagarrigue
A consulter :
Le compte-rendu officiel du Ministère
Un décryptage du travail mené par Philippe Vallin et Boris Lelong
La Mémoire En Chantant
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